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"Perdre la vue peut arriver à tout le monde"



Les membres de l'association Mata Hotu ont organisé une conférence de presse ce mardi, à la Mission, pour présenter la 2ème édition de Be my eyes.
Les membres de l'association Mata Hotu ont organisé une conférence de presse ce mardi, à la Mission, pour présenter la 2ème édition de Be my eyes.
PAPEETE, le 10 octobre 2017 - L'association Mata Hotu, voir ensemble, organise la 2ème édition de Be my eyes, ce samedi, place Vaiete à Papeete. L'événement est l'occasion pour voyants et non voyants de se rencontrer et de mieux se comprendre.

"Je ne tiens pas à retrouver la vue"
, lâche sans hésitation Didier, 43 ans, aveugle depuis 2013. Diabétique de naissance, il a perdu la vue à cause de cette maladie. Depuis, il le confesse : il voit la vie autrement.

"Voyant, je ne voyais plus ma femme, mes enfants, je ne faisais plus attention. La vie passait à une vitesse. Je me levais, j'allais au travail, je rentrais, je regardais la télé et j'allais me coucher. C'était comme ça tous les jours. Je ne faisais attention à rien. Depuis que j'ai une canne pour me guider, je fais attention à chaque personne qui m'entoure", concède-t-il, aux côtés de sa fille Leilani, qui l'accompagne désormais dans son quotidien.

Ce regard sur la vie et sur son handicap, Didier aimerait le transmettre aux autres. Engagé au sein de l'association Mata hotu, voir ensemble, c'est un combat qu'il mène de front avec les autres adhérents. Pour la deuxième fois cette année, pour la journée mondiale de la vue, l'association organise l'événement Be my eyes.

"IL FAUT CONTINUER D'AVANCER"

Cet après-midi récréatif permet aux voyants de se mettre dans la peau de personnes mal ou non voyantes. Mata Hotu souhaite sensibiliser la population à ce handicap et partager un moment avec les voyants. "Perdre la vue peut arriver à tout le monde. Mais ce n'est pas parce qu'on devient aveugle qu'on ne peut plus rien faire. Il faut continuer d'avancer", affirme Diego Tetihia, le président de l'association.

Pour les membres de Mata Hotu, les personnes mal voyantes et non voyantes sont un peu isolées au fenua. Cette journée doit leur redonner confiance. "Nous devons sortir tous les jours, pas seulement une fois comme ça dans l'année, reprend Didier. Nous devons nous montrer au public. C'est vrai, ça n'arrive pas qu'aux autres."

Be my eyes reste l'occasion privilégiée de mettre en lumière les difficultés quotidiennes auxquelles font face les personnes handicapées. "Il y a encore des problèmes d'accessibilité, regrette le président. Traverser la rue, se rendre dans les lieux publics qui ne sont pas du tout adaptés, c'est compliqué pour nous. Nous en avions déjà parlé à l'occasion de la première édition de Be my eyes mais depuis rien a changé."

Be my eyes, 2ème édition

Rendez-vous la samedi 14 octobre de 14 h à 20 heures, place Vaiete, à Papeete :
- de 14 à 17 heures : activités et jeux à l'aveugle
- de 17 h à 20 heures: concert sur la place Vaiete

L'association demande une participation de 300 francs par personne. Les fonds seront reversés à la recherche sur les maladies de la vue.

Mata hotu à la recherche d'un local

Selon le président de l'association, Mata Hotu n'a plus de subventions de la part du Pays et plus de local depuis 2008. Si depuis toutes ces années, l'association a su se maintenir à flots, l'urgence serait aujourd'hui de retrouver un endroit où se retrouver. "Il nous faut un lieu pour se regrouper, même si nous pouvons compter sur de nombreux soutiens pour tenir nos réunions. Il nous faudrait un endroit où mettre en place des formations pour l'apprentissage de la vie quotidienne, à destination des personnes qui ont perdu la vue", explique Diego Tetihia.

Avoir un local leur permettrait d'accueillir de nombreuses personnes en situation de handicap qui ne savent pas toujours vers qui se tourner. "Nous aimerions être là pour les rassurer, les soutenir et leur apporter des solutions", continue la vice-présidente.

Rédigé par Amelie David le Mardi 10 Octobre 2017 à 14:59 | Lu 1128 fois




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