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Palau teste des drones pour surveiller ses eaux territoriales



Palau teste des drones pour surveiller ses eaux territoriales
KOROR, vendredi 4 octobre 2013 (Flash d’Océanie) – Les autorités du petit État insulaire de Palau ont créé cette semaine une première mondiale en utilisant pour la première fois des drones pour surveiller leurs eaux territoriales et les protéger de la pêche illicite et non signalée.
Cette série de vols d’essai a coïncidé, cette semaine, avec l’anniversaire de l’indépendance du pays.
Cet exercice a eu lieu depuis l’aéroport international de Koror.
Les trois avions sont de fabrication australienne, par la société Aerosonde.
L’un de ces appareils était équipé d’appareils de prises de vues fixes, les deux autres de caméras vidéo.
Selon le Président de Palau, Tony Remengesau, il s’agit dans un premier temps de mettre à l’épreuve la capacité de ces appareils à surveiller les eaux territoriales de cet État.
« Comme nous le savons tous, l’Océan Pacifique est la dernière grande aire de pêche de la planète. Malheureusement, cette énorme ressources naturelle est pillée, à la fois dans les eaux de Palau et dans celles du reste du Pacifique. Si nous voulons préserver cette ressource pour nos enfants, alors les dirigeants, à travers le Pacifique, doivent commencer à évaluer de manière réaliste leurs ressources en thon et, en fonction de cela, limiter les activités de pêche en (…) renforçant nos capacités de surveillance et d’application de nos lois », a-t-il lancé à l’occasion de ces vols inauguraux.
Il a aussi voulu placer ces vols d’essai de drones dans le cadre de l’accord « PNA » (Parties to the Nauru Agreement), qui regroupe plusieurs pays mélanésiens, micronésiens et polynésiens en un groupe qui se veut être l’équivalent d’un « OPEP », versions pêcheries.
Reste néanmoins le volet financier à régler : le Président palauan, sur ce chapitre, a indiqué son intention de rechercher des aides afin de mettre en place ce dispositif de surveillance aériennes.
La première série de vols de surveillance de ces drones a duré cinq jours et a pris fin vendredi.
Son financement a été assuré par la fondation Minderoo, créée par le philanthrope et propriétaire minier australien Andrew Forrest.
Ce dernier avait visité Palau en janvier 2013 et avait alors exprimé son souhaite de contribuer à la préservation des ressources naturelles de cet État insulaire.

Opération « Kurukuru » : coup d’envoi le 7 octobre

Dans le cadre plus traditionnel de la surveillance maritime des activités de pêche illicite et non signalée, une autre opération, internationale, est sur le point de débuter depuis Honiara, siège de l’agence des pêcheries du Forum des Îles du Pacifique, la FFA.
Côté français, la contribution devrait inclure le patrouilleur La Glorieuse, affecté aux Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC), ont précisé mercredi les autorités navales françaises basées en Nouvelle-Calédonie, qui rappellent que l’opération Kurukuru mobilise de nombreux pays et territoires du Pacifique « sur un théâtre vaste comme deux fois l’Europe ».
La France mobilise par ailleurs des moyens (navals et aériens) à partir de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française (patrouilleur Arago, frégate de surveillance Prairial, deux avions Gardian).
Au total, les effectifs regroupent une quinzaine de patrouilleurs des pays et territoires océaniens, avec une colonne vertébrale franco-australo-américano-néo-zélandaise.
Ces manœuvres, lancées en 2005 sur une base annuelle, devraient officiellement débuter lundi 7 octobre 2013.
Elles sont aussi placées sous l’égide de la commission des pêcheries pour le Pacifique central et occidental (WCPFC, Western and Central Pacific Fisheries Commission).
Au cours de ces opérations, en situation réelle, les moyens déployés par les nations participantes permettent d’arraisonner des navires suspects dans la zone surveillée, mais aussi de produire un effet dissuasif.
Lors de l’édition 2012 de « Kurukuru », 323 navires avaient été signalés, 206 arraisonnés et inspectés et 27 infractions constatées.


Autres drones à partir de Guam

Mi-septembre 2013, Tokyo et Washington évoquaient par ailleurs la mise en place d’une nouvelle base pour des avions non habités.
Ces drones pourraient opérer dans la région proche de Guam, avec un rayon d’action pouvant couvrir la Corée du Nord, y compris dans la zone frontalière avec la Corée du Sud.
Objectif, selon le Général Gary North, commandant des forces aériennes américaines dans le Pacifique : déployer la capacité de « surveiller » et de collecter des renseignements via des vols de reconnaissance, jusqu’ici assurés par des avions furtifs U-2 et RC-135.
Les nouveaux appareils peuvent voler à des altitudes de l’ordre de 60.000 pieds, avec une autonomie de 32 heures.
Ces avions Global Hawk, le cas échéant, pourraient aussi être mis à contribution lors de missions d’aide humanitaire, en cas de catastrophes naturelles, afin d’effectuer des missions de reconnaissance aérienne et d’évaluation des dégâts après des événements de type cyclone, séisme ou tsunamis, a précisé le Général North.
Autre fonction envisagée : la lutte contre le trafic de marchandises ou d’êtres humains, voire même contre les opérations de pêche illicite et non signalée.
Des appareils de ce type sont actuellement positionnés sur la base aérienne américaine de Beale (Californie).

pad

Rédigé par PAD le Vendredi 4 Octobre 2013 à 05:22 | Lu 681 fois




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