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Paihoro s'embrase



Tahiti, le 3 septembre 2020 - Un incendie s'est déclaré pour une raison encore inconnue dans l'un des deux casiers de déchets inertes du Centre d'enfouissement technique (CET) de Paihoro, vers 1 heure du matin jeudi.

Tous les pompiers des communes mitoyennes de Taravao et jusqu'à Punaauia sont mobilisés depuis jeudi matin pour contenir l'incendie qui s'est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi sur l'un des casiers de déchets inertes du Centre d'enfouissement technique de Paihoro. Des déchêts constitués de ferraille, de gravats, de plastique et même d'électronique avec des tablettes ou des objets portatifs avec des batteries : "on pense que ces batteries ont déclenché une forte source de chaleur dans la nuit et qui a mis le feu à un autre objet en plastique (…), cela peut être la cause", assure le directeur général de Fenua Ma, Benoît Layrle.
 
Le sinistre s'est vite étendu jusqu'au deuxième casier du CET. Des engins lourds ont été mis en œuvre jeudi au lever du jour pour étouffer et contenir le feu avec de la terre. L’enjeu est d’éviter une propagation du sinistre vers les autres casiers du site d'enfouissement. L'hélicoptère bombardier de l'armée faisait des rotations depuis 8h30 jeudi matin pour prêter main forte : "maintenant le feu est maîtrisé, il n'y a plus de risque pour le moment (…). Les flammes sont moins importantes, vous avez beaucoup de fumée blanche significative de la réaction de feu qui s'éteint sous l'eau", explique le directeur général de Fenua Ma.

L'intervention pour maîtriser cet incendie et se mettre à l'abri de toute reprise accidentelle pourrait encore durer 48 heures à compter de jeudi, selon Benoît Layrle, le directeur de Fenua Ma. Mais l'objectif est que dans la nuit de jeudi à vendredi il y ait "un minimum de fumée pour ne pas incommoder les habitants (…). On fait tout pour que cette fumée soit la moins importante possible et la moins toxique possible".
 
Pénalités financières "plus sévères"
 
Benoît Layrle rappelle qu'un dispositif de récupération de déchets électroniques gratuit a été mis en place il y a trois ans. D'ailleurs l'an dernier, des opérations de récupérations ponctuelles et éphémères ont été effectuées et 80 tonnes de ces matières ont été récupérées. Il espère en récupérer entre 100 à 120 tonnes cette année. Mais avec le Covid-19, un petit changement est survenu puisque désormais vous pourrez déposer tout ce qui relève de l'électronique aux services techniques de vos communes. www.fenua.pf : cliquer sur les lieux de récupération de tous les produits existants.
 
Le directeur général de Fenua ma assure que des formations vont être mises en place avec les éboueurs des communes "pour leur montrer que quand un habitant met des déchets au bord de la route ou dans un coin, on ne les ramasse pas sans regarder. Il faut être vigilant. Si on identifie des télés, des cartes d'ordinateur, des batteries on les prend et on les met de côté (…) Et on va traiter ces produits-là à part ou les expédier en Nouvelle-Zélande ou des installations existent pour les traiter".
 
"On a mis en place des pénalités financières pour les personnes qui font n'importe quoi, qui ne sont pas vigilants. Je pense qu'on va les appliquer de façon plus sévère" assure Benoît Layrle. Des amendes peuvent varier entre 50 000 à 100 000 Fcfp par constat. Elles pourront être adressées aux communes, aux sociétés privées ou même aux propriétaires de ces matériels. "On n'est pas là pour taper", affirme le directeur de Fenua Ma. Mais il explique que malgré les contrôles à l'entrée du site, certains continuent à tricher : "dernièrement on a eu des arrivages d'ordinateurs cachés par des cartons (…). Certains ne sont pas informés. En tout cas, de plus en plus, on ne pourra plus dire qu'on ne savait pas. L'objectif ce n'est pas de pénaliser les gens mais c'est que cela (ndlr, l'incendie) n'arrive pas".
 
Le dernier incendie du CET de Paihoro avait été rapidement maîtrisé, fin juillet dernier. Pour retrouver un sinistre d'une gravité comparable à celui qui frappe actuellement le site d'enfouissement, il faut remonter jusqu'au 31 juillet 2012. Le feu avait été causé par l'embrasement d'une fusée de détresse à proximité d’un stock de pneus usagés. Il avait fallu 48 heures pour en venir à bout.
 
Une opération de cette envergure peut coûter entre 20 à 40 millions Fcfp.
 



Rédigé par Vaite Urarii Pambrun et Jean-Pierre Viatge le Jeudi 3 Septembre 2020 à 09:24 | Lu 5521 fois





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