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"Nous nous devons de lutter contre toutes les formes de violence"



PAPEETE, le 14 septembre 2019 - Plus de 50 personnes se sont réunies samedi matin devant la cathédrale de Papeete à l'appel du collectif « Stop la violence en Polynésie » pour mener une marche pacifique contre toutes les formes de violence qui touchent la société.

Violences conjugales, violences envers les personnes âgées, violence intrinsèque au trafic d'ice : plusieurs dizaines de personnes se sont retrouvées samedi matin à la cathédrale de Papeete pour une marche pacifiste à l'initiative du collectif « Stop la violence en Polynésie ». Le cortège, principalement composé de femmes, a ensuite rejoint le palais de justice

A cette occasion, Chantal Galenon, la présidente du Conseil des femmes de Polynésie, a tenu à rappeler que la structure qu'elle dirige a, depuis le début de l'année 2019, décidé de participer à « tous les rassemblements et les marches concernant les violences » : " Il faut savoir qu'en novembre 2018, nous avons mis en place un manifeste sur la femme polynésienne et la demande principale des 150 femmes qui ont réfléchi à ce sujet était de lutter contre toutes les formes de violence au fenua".

« Interpeller le pays »

Parmi les violences dénoncées, la problématique des violences conjugales reste, pour de nombreuses personnes qui ont manifesté samedi, l'une des causes principales. Tel que le rappelle Rowena Tahoe, la directrice du foyer d'accueil de femmes victime de violences conjugales, Pu o Te Hau, les moyens manquent : « Il faut interpeller le Pays sur le nombre de places dont nous disposons. L'année dernière, nous avons admis 243 personne, une centaine de femmes et des enfants et nous connaissons actuellement une hausse des demandes. Le problème est que notre centre ne dispose actuellement que de 40 places pour une période de trois mois renouvelable une fois. Ce qui signifie que les femmes que nous accueillons ne peuvent rester parmi nous que six mois. Nous voudrions donc pouvoir bénéficier de moyens matériels et surtout de places en vue de pouvoir accueillir les femmes qui subissent des violences. »

Et tel que le souligne Rowena Tahoe, l'accompagnement de ces victimes de violences conjugales ne passe pas seulement par l'hébergement : « La plupart des femmes qui arrivent chez nous n'ont pas été très loin dans leurs études. Donc, pour qu'elles se reconstruisent, nous leur apprenons tout d'abord à devenir indépendantes en mettant en place tout un accompagnement éducatif qui leur permet de comprendre de quelles manières elles peuvent s'orienter afin de se former davantage en vue de pouvoir déboucher sur une formation . »
 

Rédigé par Garance Colbert le Samedi 14 Septembre 2019 à 13:08 | Lu 1812 fois





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