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Normale Sup' occupée par des opposants à la loi sur l'université



Paris, France | AFP | jeudi 03/05/2018 - Normale Sup', l'un des établissements les plus prestigieux et les plus sélectifs de l'enseignement supérieur français, était fermée jeudi après une nuit d'occupation par des opposants aux nouvelles modalités d'accès à la fac, facteurs selon eux de sélection, alors que le mouvement semblait marquer le pas.

Mercredi en fin d'après-midi, un colloque organisé dans l'Ecole normale supérieure (ENS), "a rassemblé près de 800 participants (très majoritairement des personnes extérieures)", a expliqué la direction dans un communiqué. A l'issue, "quelques centaines de personnes ont refusé de quitter l’école", envahissant "une bonne partie des locaux historiques", a-t-elle précisé.
Ce colloque se tenait notamment en présence de l'économiste et intellectuel Frédéric Lordon, l'une des figures de Nuit Debout, et de Julien Coupat, membre le plus connu du groupe libertaire de Tarnac, relaxé fin avril pour le sabotage d'une ligne SNCF.
Des dégâts importants ont été commis, selon le communiqué de l'établissement, créé sous la révolution et installé en plein quartier latin: "tags", notamment sur le monument aux morts, "destruction d’équipements de sécurité, salles de cours forcées et squattées".
"Certains occupants sont restés toute la nuit sur les lieux et occupent encore actuellement les locaux", souligne la direction, qui a suspendu toutes les activités sur le site du 45 rue d’Ulm et indique avoir "mis en place un dialogue avec certains occupants".
Le directeur de l'Ecole, Marc Mézard, a demandé aux étudiants logés sur le site de déménager s'ils en ont la possibilité, car "la sécurité" des chambres où ils sont logés ne peut pas être "totalement" garantie. 
Des CRS sont arrivés jeudi en milieu de matinée et ont bloqué tous les accès à la portion de la rue d'Ulm où se trouve l'ENS, ainsi que l'entrée de l'établissement.
Dans un communiqué, des étudiants occupants ont expliqué que l'école, "symbole" du "système de sélection français" est "directement concernée" par la réforme sur l'accès à l'université.

- "Assez savoureux" -

Le Premier ministre Edouard Philippe, en déplacement dans le Cher, a qualifié d'"assez savoureux" ce mouvement de protestation au sein de l'ENS.
"J'observe que l'Ecole normale supérieure formule une inquiétude sur le caractère sélectif de l'enseignement supérieur. C'est assez savoureux quand on sait le caractère extrêmement sélectif de l'Ecole normale supérieure", a-t-il déclaré. "Mais c'est comme ça et je le prends avec énormément d'intérêt et beaucoup d'attention".
Sur son site internet, l'ENS, qui a eu parmi ses étudiants les philosophes Henri Bergson, Jean-Paul Sartre ou encore Michel Foucault, se présente comme une "grande école par son recrutement sélectif" et une "université de formation par la recherche". Elle est "un établissement singulier qui joue un rôle central depuis plus de deux siècles dans la formation des élites françaises", précise-t-elle. Elle accueille près de 2.400 étudiants, dans des disciplines littéraires et scientifiques.
Autre établissement prestigieux, l'EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales), a vu elle aussi un de ses sites parisiens occupé, boulevard Raspail, par des opposants à la loi sur les nouvelles modalités d'accès à l'université, dite loi ORE ou loi Vidal.
L'occupation, qui a démarré en début de semaine, est "pacifique, sans dégradation ni violence", a indiqué à l'AFP la communication de l'EHESS. Les séminaires sont annulés ou déplacés, a-t-on ajouté, rappelant que les étudiants de cet établissement sont des doctorants, avec peu de cours en amphi.
Autre fabrique des élites, l'école de Sciences-Po Paris avait également été bloquée fin avril.
A l'heure actuelle, quatre universités sur 73 sont bloquées (Jean-Jaurès à Toulouse, Rennes-2, Paris-8 et Nanterre), ainsi que quelques sites sur les universités de Limoges, Nantes, Marseille par exemple. 
Les étudiants de l'université de Toulouse Le Mirail ont voté jeudi à la "quasi unanimité" la poursuite du "blocage de l'université Jean-Jaurès" jusqu'au "mercredi 9 mai", a annoncé le syndicat étudiants Solidaires, au lendemain de la décision du tribunal administratif d'ordonner le déblocage du site.
Au plus fort du mouvement, on comptait une quinzaine de sites occupés. La plupart des facultés sont actuellement en période d'examens.

le Jeudi 3 Mai 2018 à 07:29 | Lu 212 fois





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