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Noël: offrir un cadeau durable ou solidaire comme alternative à la surconsommation



Noël: offrir un cadeau durable ou solidaire comme alternative à la surconsommation
Paris, France | AFP | vendredi 20/12/2019 - Cadeaux d'occasion, dons à des associations, places de spectacles, soins beauté: plutôt qu'une énième cravate qui viendrait moisir dans les placards, de plus en plus de Français offrent des "expériences" via des cadeaux durables ou solidaires à Noël, en réaction notamment à la surconsommation.

La bonne vieille "carte-cadeau" n'est pas encore ringarde: en France, chaque année, il s'en achète encore pour 4 milliards d'euros selon une étude de Global Prepaid Exchange, et au niveau mondial, ce marché été multiplié par deux ces quatre dernières années.
Même si désormais on préfère offrir du "sens" via des dons à des associations ou en soutenant des projets de mécénat: sur l'application, "Trocr" (prononcez Tro-cœur), les vendeurs recyclent les objets dont ils n'ont plus l'usage en les mettant en vente au profit de l'association de leur choix. 
Et offrir un cadeau acheté d'occasion n'est plus tabou. Selon un sondage mené par Diffusis pour la société de paiement sécurisé entre particuliers Obvy, plus d'un tiers des Français le feront cette année: 39% parce que c'est moins cher certes, mais tout de même 31,2% pour lutter contre la surconsommation et 29% pour préserver l'environnement.
En Camargue, "La Tour du Valat", une fondation de recherche pour la protection des zones humides en Méditerranée, propose ainsi à Noël de parrainer un flamant rose et d'être informé de ses déplacements grâce à des alertes mails.
 

- "Conso bashing" -

 
Si on veut laisser le choix de l'association, il existe la solution du "don cadeau", une carte prépayée numérique, affirme sa créatrice Thérèse Lemarchand, également fondatrice de Commeon, un site dédié à l'engagement philanthropique qui a déjà collecté près de 3,6 millions d'euros en accompagnant plus de 620 projets d'intérêt général.
"J'ai vu monter cette quête de sens chez les jeunes notamment et cette volonté d'agir", mais souvent sans savoir comment, explique-t-elle à l'AFP: "or, pour nous, chaque don compte et l'action de chacun a de la valeur".
L'économiste Philippe Moati, co-fondateur de l'Observatoire Société et consommation (Obsoco), a vu monter depuis deux ans "une sorte de +consommation bashing+", qui veut qu'un "certain nombre de nos concitoyens vont avoir une démarche plus réfléchie pour leurs cadeaux en s'interrogeant sur les enjeux qui y sont associés".
"C'est symptomatique d'un changement culturel, qui est en cours et qui de mon point de vue est en train de s'accélérer de façon vertigineuse" estime-t-il auprès de l'AFP.
Désormais, explique-t-il, on sacrifie toujours au "rituel" du cadeau mais "en offrant de l'expérience plus qu'un objet", une tendance qui renvoie à la nouvelle structure de la consommation des ménages, "qui +se tertiarise+ et se dématérialise".
 

- Réinventer le "bon pour" -

 
Offrir un nuit d'hôtel, un dîner gastronomique ou un saut en parachute... plaît de plus en plus: le groupe français Wonderbox, lancé en 2004 et présent dans sept pays européens, a ainsi réalisé en 2018 un chiffre d'affaires de 225 millions d'euros et vendu un total de 3,3 millions de coffrets cadeaux.
En juillet, il a acquis 51% de Tick&Box, qui permet d'offrir des billets pour les plus grands événements sportifs et des parcs à thème, et dont le chiffre d'affaires s'est élevé cette année à 3,5 millions d'euros. 
"On vise les 5 millions l'an prochain", affirme à l'AFP Hugues Charmet, l'un des fondateurs de Tick&Box, pour qui "nous ne faisons rien de moins que réinventer le traditionnel +bon pour+" en y ajoutant "beaucoup d'innovations et d'encadrement" pour se différencier, afin de ne pas être "qu'un produit à la mode qui finisse par disparaître".
Pour M. Moati, cette tendance à offrir des cadeaux durables ou solidaires, même si elle progresse dans la population, reste cependant limitée à "certains milieux", au capital culturel et financier conséquent, où elle devient "un facteur de distinction".
Certes, conclut l'économiste, "on consomme, car on ne peut faire autrement et il y a du plaisir à le faire, mais on a pris conscience du côté sombre et on essaie de concilier désir et responsabilité".

le Vendredi 20 Décembre 2019 à 05:36 | Lu 217 fois




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