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Niuhiti Buillard, open waterman


Niuhiti Buillard a officié au poste de moteur
Niuhiti Buillard a officié au poste de moteur
Le champion de stand up paddle Niuhiti Buillard a remporté fin novembre le premier championnat du monde de pirogue Holopuni, une course en plusieurs étapes entre Tahiti et les Raromatai. Il est un des rares sportifs à avoir tenté de se professionnaliser. Nous avons pu évoquer avec lui le bilan 2019 et les objectifs à venir.
 
Niuhiti Buillard fait partie du top 5 des stand up paddleurs de Polynésie avec Georges Cronsteadt, Enzo Bennett, Keoni Sulpice et Ricky Aitamai. Il s’est mis en retrait cette année pour se consacrer à une nouvelle passion, le foil, précisant “j’ai un peu zappé l’année pour changer de sport, du coup cela a décalé mes objectifs.” Il n’a participé cette année qu’à une seule course de SUP race internationale, le Gorge Paddle Challenge, qui se déroule chaque année dans l’Oregon, aux Etats-Unis.
 
“Le foil est devenu comme une addiction, j’ai vraiment accroché, je n’ai plus touché à mon paddle depuis que j’en fais, sauf pour les courses”, explique-t-il dit mais il compte bien revenir au plus haut niveau du SUP race local en 2020 et souhaite notamment gagner la course élite de l’Air France Paddle Festival qui manque à son palmarès. Son palmarès 2019 n’est pas vierge pour autant puisqu’il a remporté la Tahiti Pearl Regatta et le premier championnat du monde de pirogue à voile Holopuni avec Teiva Veronique et Wiliam Alikiagalelei.

“Tout ce qui touche à l’océan m’intéresse”

Parole à Niuhiti Buillard :


Comment es-tu arrivé au Holopuni ?

“Tout ce qui touche à l’océan m’intéresse. Mon copain Teiva Véronique, qui est devenu mon boss depuis, m’avait proposé en 2018 de faire quelques régates. Ça m’avait complètement plu, la rame, la glisse… Après avoir remporté la Tahiti Pearl Regatta 2019, on a décidé, avec la même équipe de participer au championnat du monde. Cela a été un exploit pour moi de gagner. On ne s’était pas du tout entraînés le mois qui a précédé l’aventure parce qu’il avait fallu construire sept Holopuni pour l’école de pirogue à voile et les étrangers qui allaient venir participer.”
 
Content d’avoir remporté ce titre en Holopuni ?

“Faire des traversées d’île en île, c’est comme un rêve qui se réalise. C’est comme la Moloka’i en paddle que j’avais faite une année. Le fait de l’avoir fait avec des potes, c’est encore mieux et en plus la gagner… c’était impensable au départ. Ce qui était bien c’est qu’avec Teiva, on naviguait sans boussole. On était devant, sans repères. J’ai pu apprendre avec lui –et avec Will, qui est aussi un voileux comme Teiva mais de Wallis– à observer les éléments pour se guider, avec le feeling. On ressent une grande sensation de liberté. Tu es seul sur l’océan avec tes amis, c’est vraiment quelque chose à vivre. C’est difficile à expliquer.”
 
Tu as fait le choix de tenter de vivre de ton sport ?

“Oui, mais cette année, j’ai lâché le stand up paddle, cela n’a pas plu à certains de mes sponsors. Je leur ai promis qu’en 2020 j’allais revenir au top. Certains sponsors commencent à rémunérer les rameurs et c’est vraiment super. J’ai par ailleurs passé mon diplôme de capitaine nautique au centre de formation Cefogem, à Motu Uta, donc je fais des excursions pour Teiva Véronique. Je suis donc désormais patenté. Cela me permet de rester en contact avec ce que j’aime faire.”

Rédigé par SB le Lundi 30 Décembre 2019 à 16:04 | Lu 1967 fois