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Nickel: la Nouvelle-Calédonie accepte avec prudence le prêt de l'Etat



A Nouméa la semaine dernière, le Premier ministre Manuel Valls a proposé que l'Etat prête jusqu'à 200 millions d'euros à la STCPI.
A Nouméa la semaine dernière, le Premier ministre Manuel Valls a proposé que l'Etat prête jusqu'à 200 millions d'euros à la STCPI.
Nouméa, France | AFP | jeudi 05/05/2016 - Les trois provinces de Nouvelle-Calédonie ont accepté la proposition de prêt de l'Etat pour renflouer la Société Le Nickel (SLN), mais elles souhaitent en limiter le montant à leur niveau de participation (34%) dans la société, ont-elles indiqué.

A Nouméa la semaine dernière, le Premier ministre Manuel Valls a proposé que l'Etat prête jusqu'à 200 millions d'euros à la STCPI (entité qui porte les parts des provinces) afin qu'elles soient "en situation d'assumer pleinement (leurs) devoirs d'actionnaires pour couvrir les besoins en financement jusqu'en 2018 et passer la crise".

Premier employeur privé du Caillou, la SLN - filiale du groupe Eramet dont l'Etat détient 26% - est touché de plein fouet par la chute des cours du nickel et perd actuellement 20 millions d'euros par mois.

Réunie en assemblée générale mercredi soir, la STCPI a validé la principe du prêt, tout en émettant des réserves.

"Oui à l'emprunt, mais dans une limite qui est celle de notre responsabilité. Quant aux modalités, il faut les discuter parce qu'en l'état actuel des choses, la négociation n'a pas eu lieu", a déclaré à la presse le député Philippe Gomés, président délégué de la STCPI.

Précisant le périmètre de la responsabilité des provinces calédoniennes, il a tâclé les erreurs de gestion du groupe Eramet.

"Il y a une part du désastre contre laquelle on ne peut rien, c'est l'effondrement des cours. Et il y a une autre part du désastre qui est liée à la stratégie qui a été celle d'Eramet et qui a été erratique", a déclaré M.Gomes, également administrateur d'Eramet au nom de la STCPI.

Il a notamment mis en cause "la distribution de 100 milliards CFP (800 millions d'euros) de dividendes" à l'orée de la crise et le report depuis "une décennie" de la construction d'une nouvelle centrale électrique, indispensable à la réduction des coûts de production.

D'après les calculs de la STCPI, sa contribution au sauvetage de la SLN d'ici fin 2018 s'élèverait à 127 millions d'euros. Le montant exact et les modalités du prêt doivent désormais faire l'objet de discussions avec l'Etat, en vue du conseil d'administration d'Eramet, le 9 mai.

En outre, la STCPI souhaite vivement que le Japonais Nisshin Steel, qui possède 10% du capital de la SLN, mette lui aussi au pot.

"Il serait inacceptable que les Japonais n'investissent pas", a déclaré André Dang, président de la STCPI.

cw/sma

© 1994-2016 Agence France-Presse

Rédigé par AFP le Jeudi 5 Mai 2016 à 19:46 | Lu 489 fois





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