Tahiti, le 13 mars 2026 – Un marin de 21 ans au lourd passif judiciaire et à l'enfance cabossée a été condamné jeudi en comparution immédiate à neuf mois de prison assortis d'un mandat de dépôt pour avoir frappé sa compagne, le 11 mars dernier à Pirae.
Un nouveau dossier portant sur des violences conjugales a été examiné jeudi par le tribunal correctionnel. Un jeune homme de 21 ans était en effet jugé en comparution immédiate pour des violences volontaires commises sur sa compagne le 11 mars dernier à Pirae. Ce jour-là, et alors que le couple vivait dans la rue, le prévenu avait annoncé à sa compagne qu'il souhaitait la quitter. Cette dernière avait alors commencé à le griffer avant qu'il ne lui porte des coups de poing au visage. C'était la troisième fois que la violence s'invitait entre les deux jeunes gens qui s'étaient rencontrés sur les réseaux sociaux, il y a seulement six mois. Le prévenu avait alors déjà l'interdiction d'entrer en contact avec la victime.
Lors de l'audience qui s'est donc déroulée jeudi, le président du tribunal a rappelé que l'expert qui avait examiné la victime avait relevé que cette dernière présentait des lésions traumatiques sur le visage et le cou ainsi que des lésions anciennes relatives à des scarifications. Elle souffre également d'un syndrome anxio-dépressif accompagné d'épisodes suicidaires. Le magistrat a également abordé le volumineux casier judiciaire du prévenu, un jeune homme à l'enfance douloureuse déjà condamné pour des violences, des menaces de mort, la destruction du bien d'autrui, des outrages et une violation de domicile.
Une victime sous emprise
À la barre du tribunal, le jeune homme – qui gagne sa vie en faisant des campagnes de pêche –, a reconnu les violences en expliquant qu'il n'arrivait pas à se maîtriser si “on [le] pousse trop à bout”. Il a également expliqué qu'il avait été placé en foyer lors de son adolescence et qu'il ne pouvait pas compter sur sa famille. Entendue à son tour, la victime a reconnu qu'elle avait griffé son compagnon le jour des faits et qu'elle accepterait de se remettre en couple avec lui.
Lors de ses réquisitions, le procureur de la République s'est ouvertement interrogé sur la personnalité du jeune marin et sur son casier judiciaire “émaillé de violences”. “Nous sommes tiraillés entre deux choses : le fait que les victimes se multiplient et l'enquête du Spip qui nous dit que la détention n'est pas appropriée pour lui.” Après avoir affirmé que la victime se trouvait “sous emprise”, il a requis 18 mois de prison avec une partie de sursis.
Ne partageant pas du tout la “même analyse”, l'avocat du mis en cause, Me Sylvain Fromaigeat, a évoqué des violences réciproques en dépeignant la situation de “deux gamins à peine majeurs” qui “vagabondent” dans la rue et qui souffrent de “carences affectives”.
Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le marin à neuf mois de prison assortis d'un mandat de dépôt.
Un nouveau dossier portant sur des violences conjugales a été examiné jeudi par le tribunal correctionnel. Un jeune homme de 21 ans était en effet jugé en comparution immédiate pour des violences volontaires commises sur sa compagne le 11 mars dernier à Pirae. Ce jour-là, et alors que le couple vivait dans la rue, le prévenu avait annoncé à sa compagne qu'il souhaitait la quitter. Cette dernière avait alors commencé à le griffer avant qu'il ne lui porte des coups de poing au visage. C'était la troisième fois que la violence s'invitait entre les deux jeunes gens qui s'étaient rencontrés sur les réseaux sociaux, il y a seulement six mois. Le prévenu avait alors déjà l'interdiction d'entrer en contact avec la victime.
Lors de l'audience qui s'est donc déroulée jeudi, le président du tribunal a rappelé que l'expert qui avait examiné la victime avait relevé que cette dernière présentait des lésions traumatiques sur le visage et le cou ainsi que des lésions anciennes relatives à des scarifications. Elle souffre également d'un syndrome anxio-dépressif accompagné d'épisodes suicidaires. Le magistrat a également abordé le volumineux casier judiciaire du prévenu, un jeune homme à l'enfance douloureuse déjà condamné pour des violences, des menaces de mort, la destruction du bien d'autrui, des outrages et une violation de domicile.
Une victime sous emprise
À la barre du tribunal, le jeune homme – qui gagne sa vie en faisant des campagnes de pêche –, a reconnu les violences en expliquant qu'il n'arrivait pas à se maîtriser si “on [le] pousse trop à bout”. Il a également expliqué qu'il avait été placé en foyer lors de son adolescence et qu'il ne pouvait pas compter sur sa famille. Entendue à son tour, la victime a reconnu qu'elle avait griffé son compagnon le jour des faits et qu'elle accepterait de se remettre en couple avec lui.
Lors de ses réquisitions, le procureur de la République s'est ouvertement interrogé sur la personnalité du jeune marin et sur son casier judiciaire “émaillé de violences”. “Nous sommes tiraillés entre deux choses : le fait que les victimes se multiplient et l'enquête du Spip qui nous dit que la détention n'est pas appropriée pour lui.” Après avoir affirmé que la victime se trouvait “sous emprise”, il a requis 18 mois de prison avec une partie de sursis.
Ne partageant pas du tout la “même analyse”, l'avocat du mis en cause, Me Sylvain Fromaigeat, a évoqué des violences réciproques en dépeignant la situation de “deux gamins à peine majeurs” qui “vagabondent” dans la rue et qui souffrent de “carences affectives”.
Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le marin à neuf mois de prison assortis d'un mandat de dépôt.





























