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Municipales: les écologistes seuls conquérants au sein d'une gauche sur la défensive



Paris, France | AFP | vendredi 10/01/2020 - La gauche, unie dans le combat contre la réforme des retraites, arrive en ordre dispersé aux municipales: seuls les écologistes se positionnent en conquérants, PS et PCF espérant avant tout conserver leurs bastions. Quant aux Insoumis, ils ont revu leurs ambitions à la baisse.

Il y a bien quelques exemples de large union, de LFI à EELV en passant par le PS et le PCF, comme à Amiens derrière le candidat parrainé par François Ruffin, l'architecte Julien Pradat.
Des unions partielles ont été scellées dans de grandes villes jugées "prenables" comme Toulouse (EELV, LFI, Place publique, d'ex-socialistes), Bordeaux (EELV, PS, PCF) ou Besançon (EELV, PS, PCF). 
A Marseille, le collectif "Printemps marseillais" n'a pu accoucher d'une liste de large union qu'au prix de longues tensions et de la dissidence à EELV de l'écologiste Michèle Rubirola, désignée tête de liste. Un effort salué par le chantre de l'union Raphaël Glucksmann (Place publique), qui a lancé: "Et si Marseille devenait un exemple?"
Mais les réserves de Jean-Luc Mélenchon, qui applaudit l'effacement du socialiste Benoît Payan tout en appelant à la désignation d'une "tête de liste citoyenne", et le maintien de la candidature EELV de Sébastien Barles montrent que le feuilleton n'est pas terminé.
Sur tout le territoire, EELV, au centre du jeu à gauche après des élections européennes réussies en mai dernier (13,5%), aura été courtisé. Mais les écologistes ont choisi de s'émanciper de leurs anciens alliés, soit seuls, soit en têtes de liste pour partir à la conquête de Paris, Marseille, Lyon, Nantes, Lille, Strasbourg, Bordeaux, Besançon et de nombreuses autres grandes et moyennes villes.
A Grenoble, seule grande ville détenue par les Verts, le maire sortant, Eric Piolle, qui brigue un second mandat avec le soutien d'une grande partie de la gauche, joue serré face à Alain Carignon (DVD), la députée LREM Emilie Chalas, et l'ex-PS Olivier Noblecourt toujours soutenu par son ancien parti. 
"Toute la politique locale est en train de se recomposer autour de la question écologique", se félicitait vendredi Yannick Jadot, leur chef de file. Estimant que "le temps des écologistes est venu", il a enjoint les militants à "transpirer l'envie d'être maires". 
 

- PS et le PCF jouent gros -

 
A cet égard, Béatrice Vessiller, ancienne adjointe au maire de Villeurbanne, ex-conseillère générale du Rhône et de la métropole, représente par son implantation l'une des meilleures chances du parti. Le candidat à Rouen, Jean-Michel Bérégovoy, semble également en bonne position au regard de la prégnance de la question écologique après l'accident de l'usine Lubrizol.
Mais les écologistes sont loin d'être tout puissants à gauche, car le PS et le PCF peuvent compter sur leur implantation historique pour conserver plusieurs bastions. Ainsi, le PS est bien placé pour maintenir dans son escarcelle des villes comme Rennes, Nantes ou Clermont-Ferrand. "Notre objectif est de garder toutes nos villes et de gagner Nancy", affirme à l'AFP Pierre Jouvet, porte-parole du PS.
Conserver Paris, à gauche depuis 2001, revêt une importance particulière en raison du caractère symbolique de la capitale où le PS est allié au PCF dès le 1er tour.
A l'heure où l'officialisation de la candidature d'Anne Hidalgo est imminente, son premier adjoint et futur directeur de campagne Emmanuel Grégoire envisage Paris comme le "laboratoire" d'une troisième voie pour la gauche de gouvernement, "entre social-écologie et écologie politique".
"Notre accord avec le PS est une étape très importante à gauche", dans la perspective de la prochaine présidentielle, affirme Nicolas Bonnet-Oulaldj, conseiller PCF de Paris sortant, et en troisième position dans le XIIe arrondissement.
Car le PCF joue tout aussi gros. Là où l'union peine à se faire, comme en Seine-Saint-Denis, il pourrait avoir du mal à conserver ses bastions, comme Ivry-sur-Seine ou Saint-Denis. Pourtant communiste depuis la Libération, celle-ci voit l'électorat PCF s'étioler au fil des scrutins, au profit de LREM, du RN et de LFI.
Ailleurs, les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon ont peine à exister autrement que dans des listes d'union (Toulouse, Marseille, Amiens) et ont revu leurs ambitions à la baisse depuis la déconvenue des européennes (6,3%).

le Vendredi 10 Janvier 2020 à 05:09 | Lu 268 fois





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