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Miri Tatarata et Francis Stein mis en examen pour « meurtre »



PAPEETE, le 28 juin 2019 - Miri Tatarata et Francis Stein sont sortis de leurs gardes à vue dans le cadre de l’affaire JPK jeudi après-midi. Présentés au juge d’instruction en charge de l’affaire, Frédéric Vue, ils ont été mis en examen pour « meurtre » et laissé libres sous contrôle judiciaire. Une décision « scandaleuse », selon l’avocate de Miri Tatarata.
 
L’ex-compagne de Jean-Pascal Couraud, la directrice de l’Environnement, Miri Tatarata, et l’ancien ami du journaliste, le directeur du service du Patrimoine archivistique, Francis Stein, sont sortis de leurs gardes à vue à la section de recherches de la gendarmerie à Papeete jeudi après-midi. Les deux fonctionnaires du Pays ont passé très précisément 48 heures d’audition dans le cadre de l’information judiciaire ouverte sur la disparition de Jean-Pascal Couraud le 15 décembre 1997.
 
En proie à des « crises d’angoisses », selon une source proche du dossier, Miri Tatarata a été transportée à l’hôpital jeudi après-midi avant de revenir au tribunal dans la soirée. Francis Stein, de son côté, a été présenté à l’issue de sa garde à vue au juge d’instruction en charge du dossier, Frédéric Vue, pour un interrogatoire de première comparution.

Mis en examen sous contrôles judiciaires

Interrogé jeudi en fin d’après-midi, le procureur de la République, Hervé Leroy, a indiqué à Tahiti Infos qu’après avoir pris connaissance du compte-rendu des gardes à vue par les enquêteurs, il avait requis la mise en examen de Francis Stein et Miri Tatarata pour « meurtre » et leur placement en détention provisoire pour la suite de l’instruction.
 
Une décision qui signifie qu’il existe, pour le chef du parquet de Papeete, des « indices graves et concordants rendant vraisemblable » que les deux suspects aient pu participer à l’homicide volontaire de Jean-Pascal Couraud. Vers 22 heures, Francis Stein a été mis en examen du chef de « meurtre » par le juge d’instruction, mais laissé libre sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention.
 
L’intéressé n’a fait aucune déclaration à sa sortie du palais de justice. Son avocat, Me Arcus Usang, s’est également refusé à tout commentaire, expliquant avoir reçu « des instructions claires pour ne pas communiquer » et confirmant uniquement le placement sous contrôle judiciaire de son client.
 
A 1 heure du matin, Miri Tatarata a elle aussi été mise en examen pour « meurtre » et elle aussi été laissée libre sous contrôle judiciaire. Son avocate, Me Brigitte Gaultier, a uniquement commenté la « mise en examen pour meurtre » qu’elle a jugée « scandaleuse ».

Etant entendu qu’à ce stade de la procédure, les deux mis en cause restent bien évidemment présumés innocents.

Deux suspects ré-entendus sur le fond de l'affaire

L'avocat de Francis Stein, Me Arcus Usang, à la sortie du palais de justice.
L'avocat de Francis Stein, Me Arcus Usang, à la sortie du palais de justice.
Sur le fond de l’affaire, le procureur Hervé Leroy s’est refusé à tout commentaire sur la teneur des déclarations faites par Miri Tatarata et Francis Stein durant leurs gardes à vue. Selon nos informations, les deux suspects devaient être interrogés par les enquêteurs sur les incohérences et la versatilité de leurs déclarations dans le dossier par le passé.
 
Lors de leurs auditions précédentes, Miri Tatarata et Francis Stein étaient notamment revenus à plusieurs reprises sur la réalité d’une note laissée par Jean-Pascal Couraud le soir de sa disparition à l’attention de son épouse. Leurs versions avaient également varié sur la raison de la présence de Francis Stein, et l'heure de son arrivée, au domicile de Miri Tatarata et Jean-Pascal Couraud, ou encore sur la dissimulation curieuse d’une réparation de voiture juste après la disparition. Tous deux avaient également menti au sujet de leur relation adultère à l’époque des faits.
 
Rappelons que selon nos informations, à l’origine de ce nouvel épisode judiciaire dans le dossier, les enquêteurs de la section de recherches ont repris les investigations dans l’affaire JPK pour « fermer toutes les portes », selon une source judiciaire, sur les pistes non élucidées dans cette affaire. Investigations portant entre outre aujourd’hui sur l’existence d’un téléphone portable professionnel attribué en 1997 à Jean-Pascal Couraud par son employeur, la mairie de Arue. La question des enquêteurs étant de savoir pourquoi Miri Tatarata n’avait pas cherché à contacter son époux sur ce téléphone à l’époque de la disparition.

Quelles suites pour l'affaire JPK ?

Toute la question est désormais de savoir si les enquêteurs et le juge d’instruction ont recueillis de nouveaux éléments probants, lors de ces auditions, sur les circonstances de la disparition de Jean-Pascal Couraud. Les « indices graves et concordants » pouvant justifier une procédure de mise en examen, mais ne signifiant pas nécessairement qu’il puisse déjà exister des éléments de preuves pouvant entraîner la culpabilité de Miri Tatarata ou Francis Stein. Qui plus est dans un dossier vieux de plus de 21 ans et toujours empreint, au regard de toutes les informations connues à ce jour, de nombreuses zones d’ombre.
 
Rappelons enfin que l’affaire JPK est également toujours marquée par un retentissant volet politique, dans lequel trois anciens membres du Groupement d’intervention de Polynésie (GIP) de Gaston Flosse sont mis en examen pour « enlèvement et séquestration ».

Rédigé par Garance Colbert et Antoine Samoyeau le Vendredi 28 Juin 2019 à 02:10 | Lu 11479 fois

Tags : JPK





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