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Mercredi soutenance d'une thèse à l'UPF sur la lutte contre le poisson jardinier



Un poisson jardinier qui défend son champ d'algues (crédit : Elapied pour Wikimedia Commons)
Un poisson jardinier qui défend son champ d'algues (crédit : Elapied pour Wikimedia Commons)
PAPEETE, le 24 novembre 2015 - Le doctorant Charles-Antoine Martin soutient ce mercredi sa thèse sur la restauration des coraux affectés par le Stegaste nigrican, le poisson jardinier qui met les écosystèmes de nos lagons en danger.

Ce mercredi 25 novembre à 9h dans l'Amphi A2 de l'UPF, le scientifique spécialiste des écosystèmes aquatiques Charles-Antoine Martin soutiendra sa thèse : "Réhabilitation des zones lagonaires impactées de Polynésie française : influence du poisson Stegastes nigricans sur le déséquilibre de l’écosystème corallien des zones lagonaires de l’île de Tahiti".

Jusqu'à présent peu de recherches avaient eu lieu sur ce poisson jardinier (aussi appelé grégoire noir) qui cultive des champs d'algues sur les coraux. Très grégaire, il défend son territoire avec beaucoup d'agressivité au point d'attaquer les baigneurs et de déloger des patates de corail les alevins des autres espèces. On le soupçonnait de perturber les équilibres de l'ensemble de l'écosystème, sachant qu'il prolifère dans les eaux riches en engrais artificiels… Donc polluées par les activités humaines.

Les travaux du scientifique prouvent l'influence néfaste du grégoire noir : "Cette étude met en évidence la responsabilité de l’abondance du poisson Stegastes nigricans dans le déséquilibre observé du lagon de la commune de Punaauia et propose différentes méthodes de réhabilitation liées à la présence de ce poisson."

Cette soutenance devrait intéresser les amoureux du lagon de Punaauia qui se battent pour essayer d'en sauver les écosystèmes, dont Pa’e Pa’e No Te Ora qui organise régulièrement des chasses nocturnes pour diminuer le nombre de ces poissons. Peut-être que le scientifique pourra leur apporter de nouvelles idées…
Jacques Franc de Ferrière
Legende : Un poisson jardinier qui défend son champ d'algues (crédit : Elapied pour Wikimedia Commons)

Le futur docteur Charles-Antoine Martin
Le futur docteur Charles-Antoine Martin
Biographie

Obtention d’un Bac S en 2000.
Inscrit à l’Université Bordeaux 1 en 2001 où je fais tout mon cursus universitaire, du DEUG Sciences de la vie et de la terre au Master 2 Système écologique spécialité « Fonctionnement et dysfonctionnement des écosystèmes aquatiques » dont j’obtiens le diplôme en 2006.
En 2009, et après diverses expériences professionnelles en métropole, je décide de débuter ma thèse au sein du bureau d’étude environnement SARL Pae Tai Pae Uta (financement CIFRE) en partenariat avec l’Université de la Polynésie française.

Thèse de doctorat de l’école doctorale du Pacifique (UPF)
Département : Sciences
Domaine : Biologie des populations et écologie

De par sa grande complexité l’écosystème corallien est sensible à de nombreuses perturbations qui vont impacter directement ou indirectement sur le milieu en le dégradant progressivement.

La réhabilitation de ces espaces lagonaires dégradés passe dans un premier temps par l’identification des facteurs responsables. Cette étude met en évidence la responsabilité de l’abondance du poisson Stegastes nigricans dans le déséquilibre observé du lagon de la commune de Punaauia et propose différentes méthodes de réhabilitation liées à la présence de ce poisson.

Dans cette thèse, nous abordons l’incidence de l’abondance des poissons S. nigricans sur la présence de poissons lagonaires adultes et juvéniles au niveau des structures coralliennes du lagon de Punaauia.

A partir de ce constat, différentes méthodes de réhabilitation sont proposées et expérimentées dans cette étude, essentiellement axées sur la maîtrise et le contrôle des poissons S. nigricans au niveau des structures coralliennes impactées.

Rédigé par Jacques Franc de Ferrière le Mardi 24 Novembre 2015 à 12:42 | Lu 1167 fois







1.Posté par Ritchie le 24/11/2015 14:59 | Alerter
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De la même manière que beaucoup d'ignorants ont jeté leur dévolu sur le taramea (Acanthaster planci), se faisant passer pour des défenseurs de l'environnement sans toutefois y connaître grand chose, on parle ici de contenir, voire éradiquer, une espèce indigène qui n'a rien demandé à personne. Il serait bienvenu de comprendre et expliquer les mécanismes qui ont pu conduire à la multiplication, voire la pullulation en certains endroits, de ces espèces. Certes, elles font des dégâts parfois considérables dans l'écosystème corallien, mais au lieu de s'attaquer aux causes réelles du phénomène, on préfère par facilité les montrer du doigt et ainsi frapper spectaculairement d'un grand coup d'épée dans l'eau, avec la complicité ignorante des médias.
Stegastes nigricans (et non nigrican) est présente dans nos lagons depuis des millénaires. Cette espèce est connue pour se nourrir d'algues filamenteuses. Son évolution, poussée, a conduit aujourd'hui cette espèce à entretenir individuellement un étroit périmètre d'algues qu'elle sait entretenir et gérer avec parcimonie, au point d'y prélever au quotidien la seule quantité nécessaire à sa subsistance.
Qui n'a pas été gentiment "agressé" par c...

2.Posté par SOblue le 25/11/2015 09:03 | Alerter
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C'est écrit que c'est à cause de la pollution liée à l'activité humaine.. S'attaquer à ça ce n'est pas une mince affaire hélas.

3.Posté par wakrap le 25/11/2015 13:32 | Alerter
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@2, enfin, pollution, est à manipuler avec précaution. Ce n'est que de l'eau riche en nutriments qui favorise le dévelopement des algues. Une des grandes sources de phosphates et nitrates est simplement l'urine, sans parler des eaux usées, des fosses septiques et des cultures bio qui épandent du lisier. Mauvais temps à venir donc pour les pisseuses et les chieurs!

4.Posté par emere cunning le 27/11/2015 21:45 | Alerter
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@ wakrap,
tu vois ce qui nous attend, moi la pisseuse et toi le chieur ! lol

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