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Maladies infectieuses : les virus vont "à la vitesse de l'Internet"



Des spécialistes des arbovirus fréquents sous nos latitudes vont débattre et échanger durant trois jours à Faa'a dans l'objectif de renforcer la coopération entre les pays du Pacifique et en lien avec l'Europe face aux maladies dites émergentes.
Des spécialistes des arbovirus fréquents sous nos latitudes vont débattre et échanger durant trois jours à Faa'a dans l'objectif de renforcer la coopération entre les pays du Pacifique et en lien avec l'Europe face aux maladies dites émergentes.
FAA'A, le 12 novembre 2014. Un séminaire international sur les maladies infectieuses s'est ouvert, ce mercredi à l'hôtel Intercontinental de Faa'a. Jusqu'à vendredi, 50 participants (médecins et chercheurs) venus des territoires du Pacifique et d'Europe vont débattre, particulièrement, au sujet des virus transmis par les moustiques. Ces échanges doivent permettre de standardiser l'alerte, le diagnostic et la prévention des grandes épidémies.


Dengue, zika, chikungunya : trois arboviroses portées par les moustiques Aedes, trois types d'épidémies qui ont frappé ou frappent encore notre territoire au cours des 18 derniers mois. Pour les responsables de la santé publique, l'idéal serait de prévoir ces pandémies en faisant des projections, des modélisations comme elles existent déjà pour la grippe. Mais nous n'en sommes pas encore là. "Il y a une évolution des connaissances et de nos approches face aux maladies comme la dengue, le chikungunya, mais nous courrons toujours après la maladie car les virus vont à la vitesse de l'Internet. Avec la globalisation des échanges, un virus se déplace d'un territoire à l'autre en quelques heures seulement" explique Philippe Desprès, directeur de recherche à l'Institut Pasteur.

Les axes de recherche sur ces arbovirus tropicaux -qui gagnent les zones tempérées au gré des déplacements des moustiques vecteurs- sont multiples et tous passionnants, tellement il existe encore des champs d'investigation presque encore vierges. Car si ces maladies ont toujours existé dans les régions tropicales, leur émergence au plan mondial est relativement récente : une vingtaine d'années à peine, au milieu des années 1990. Avec les échanges mondiaux, les épidémies se sont multipliées, les vecteurs des virus -les moustiques tigres- se sont répandus. La seule manière de les éviter : se protéger. "La prévention est toujours la meilleure façon de se protéger d'un virus, même si elle est difficile à justifier car elle un coût important et ne rapporte rien" ajoute néanmoins Philippe Desprès.

Des gènes résistants aux virus

Philippe Desprès est directeur de recherche détaché de l'Institut Pasteur à La Réunion. De 2002 à 2014, il a été directeur du laboratoire de virologie "Interactions moléculaires flavivirus-hôtes" à l'Institut Pasteur de Paris qui accueille le Centre national de référence des arbovirus.
Philippe Desprès est directeur de recherche détaché de l'Institut Pasteur à La Réunion. De 2002 à 2014, il a été directeur du laboratoire de virologie "Interactions moléculaires flavivirus-hôtes" à l'Institut Pasteur de Paris qui accueille le Centre national de référence des arbovirus.
Au sein du laboratoire de virologie de l'Institut Pasteur de Paris, Philippe Desprès a travaillé avec des généticiens sur les liens qui existent entre le patrimoine génétique d'un patient et la virulence de la maladie. "Les gènes ont évolué lors des grandes migrations de population : les personnes qui ont survécu aux pandémies ont développé une résistance à ces maladies, une immunisation pour lutter contre le pathogène. Un bel exemple récent existe avec le virus VIH : certaines personnes infectées ne sont pas devenues pour autant malades du sida".

En ce qui concerne la dengue dont on redoute le plus la forme la plus grave, la dengue hémorragique, des études ont montré que cette forme la plus sévère n'existe pas en Afrique. "C'est une question qui nous interroge. On pense que les populations africaines ont un gène résistant à cette forme de dengue" précise Philippe Desprès. Mais il faudra que les études en cours viennent confirmer cette hypothèse et tentent d'identifier ce gène résistant.

Rédigé par Mireille Loubet le Mercredi 12 Novembre 2014 à 15:30 | Lu 1259 fois







1.Posté par Rio le 13/11/2014 01:57 | Alerter
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