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Lutte contre la pêche illicite : Bruxelles met en garde Fidji et Vanuatu



Lutte contre la pêche illicite : Bruxelles met en garde Fidji et Vanuatu
BRUXELLES, vendredi 16 novembre 2012 (Flash d’Océanie) – La Commission Européenne a lancé jeudi un avertissement à huit pays, dont deux Océaniens (Fidji et Vanuatu), auxquels elle reproche de ne pas prendre suffisamment de mesures en vue de lutter contre les activités de pêche illicite et non signalée.
Cet avertissement, selon la Commission, est une première en la matière au niveau européen.
Il intervient dans le cadre d’un renforcement mondial de la lutte contre ces activités illégales.
À un stade ultérieur, prévient la Commission, l’avertissement pourrait se transformer en une classification, pour ces pays, dans une catégorie « non-coopératifs ».
Les huit pays concernés sont Belize, le Cambodge, Fidji, la Guinée, le Panama, le Sri Lanka, le Togo et Vanuatu.
Il leur est notamment reproché, du point de vue de Bruxelles, « l'absence de dialogue ou l'insuffisance des mesures prises pour pallier aux insuffisances constatées en matière de suivi, de contrôle et de surveillance de la pêche et propose des mesures correctives pour y remédier ».

« un carton jaune »

À partir de là, la Commission Européenne a également proposé un plan d’action pour chaque pays et entend accorder à ces huit pays un « délai raisonnable pour répondre et prendre des mesures pour remédier à la situation ».
« Il ne s’agit pas d’une liste noire, mais d’un carton jaune. Nous souhaitons que ces pays s’associent à la lutte contre la pêche illicite. Nous voulons qu’ils améliorent leurs systèmes juridiques et de contrôle conformément aux règles internationales. Mais nous tenons aussi à signaler au monde entier que l’Union européenne ne tolérera pas la pêche illicite et non signalée, une activité criminelle qui porte préjudice aux moyens de subsistance des communautés de pêcheurs et appauvrit les stocks halieutiques. Il faut y mettre un terme par tous les moyens », a déclaré jeudi Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche.

« Si aucune amélioration n’est constatée, l’Union européenne pourrait prendre d’autres mesures susceptibles d’inclure des mesures commerciales telles qu’une interdiction de vendre des produits de la pêche à l'Union européenne », menace Bruxelles.

« En tant que premier importateur mondial de poisson, l’Union entend fermer ses marchés aux poissons capturés de manière illicite », a martelé la Commission jeudi en rappelant que cette décision repose sur le règlement européen en matière de lutte contre la pêche illicite, adopté et entré en vigueur en novembre 2011.
« Cet instrument essentiel pour lutter contre la pêche illicite vise à autoriser l'accès au marché de l'Union exclusivement aux produits de la pêche qui ont été certifiés conformes aux règles par l'État du pavillon ou par l'État exportateur concerné. Selon les estimations, les activités de pêche illicite représenteraient une valeur totale d’environ 10 milliards d’euros par an, soit 19% de la valeur déclarée des captures. Chaque année, entre 11 et 26 millions de tonnes de poissons sont capturées de manière illicite, ce qui correspond à au moins 15% des captures au niveau mondial. On estime que 16% de tous les poissons pêchés en mer et importés dans l'Union sont capturés de manière illicite », rappelle la Commission.
Mi-juin 2012, les ministres des pêches des pays membres du groupe ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique) étaient réunis à Nadi (Fidji) pour débattre, entre autres sujets, des moyens de mieux gérer et protéger les ressources halieutiques dans leurs régions respectives, ainsi que de mieux lutter contre les activités de pêche illicite et non signalées.

Greenpeace monte aussi au créneau

Parallèlement à ces annonces européennes, l’organisation internationale Greenpeace dénonçait en milieu de semaine une filière majeure de pêche illicite dans l’Océan Pacifique et qui se baserait sur des activités de transbordements d’un navire à un autre, en pleine mer, ceci afin de tricher sur la quantité réelle de prises.
Ce trafic, selon l’ONG, impliquerait des bateaux de pêche du Cambodge, des Philippines ou encore d’Indonésie, dans des eaux internationales où ils ne sont normalement pas autorisés à opérer.
Greenpeace a effectué ces constats lors d’expéditions à bord d’un de ses navires, l’Esperanza, spécialisé dans la lutte contre la surpêche et qui se trouve toujours sur zone.
Ce trafic concerne au premier chef la pêche au thon.
Greenpeace a d’ores et déjà réitéré son intention de faire pression sur les gouvernements des zones concernées afin qu’ils prennent des mesures en vue faire disparaître ces « poches » de zones maritimes où les écarts avec la règlementation sont plus faciles.
Autre cible de Greenpeace : la Commission censée règlementer les activités de pêche dans la zone occidentale et centrale du Pacifique (Western and Central Pacific Fisheries Commission), qui doit justement tenir son assemblée générale annuelle courant décembre à Manille (Philippines).
Avant cela, cette semaine, une autre réunion, le « Fisheries Forum 2012 », consacrée aux pêcheries dans le Pacifique s’est tenue à Auckland (Nouvelle-Zélande).0
Au centre des discussions, une fois de plus : la menace de la surpêche pour plusieurs espèces de thonidés et le nombre croissant de vaisseaux asiatiques exploitant dans les eaux de la région.

Gestion high-tech

Pour protéger le thon jaune, entre autres, une nouvelle approche a été mise en avant ces dernières semaines, rejoignant ainsi la posture européenne : celle de « zoner » plus précisément les eaux des pays et territoires riverains et détenteurs des droits d’octroi de permis de pêche.
Une étude est venue appuyer, ces derniers jours, cette approche évolutive, qui vient nuancer une fermeture pure et simple des eaux à la pêche.
Elle a été réalisée par le service des pêche du Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS), en collaboration avec l’Université d’Hawaii et le projet « Collecte Localisation Satellites » (CLS, une filiale des organisations françaises CNES et IFREMER).

Le modèle proposé, qui s’appuie notamment sur les technologies de géolocalisation par satellite, pourrait permettre de faire évoluer les statuts des zones, en fonction de la progression des espèces de poissons et en particulier du thon, classifié comme espère « hautement migratoire ».
« Fermer purement et simplement les eaux à la pêche, dans une zone donnée, c’est le genre de mesures qui a déjà été prise. Mais ce n’est pas spécialement efficace, parce que quand on fait cela, les pêcheurs se déplacent tout simplement vers un autre endroit où ils pêchent de manière encore plus intense », estime le Dr John Hampton Mike Batty, du services des pêcheries océaniques à la CPS.
Cette méthode novatrice devrait aussi, selon lui, être combinée à des mesures de restrictions de certaines méthodes de pêche, comme celle ayant recours à des filets dérivants.
L’étude publiée cette semaine par la CPS, avec l’appui de l’Union Européenne, est basée sur le modèle spatial dynamique de recensement des écosystèmes « SEAPODYM » (pour Spatial Ecosystem and Population Dynamics Model).
Elle recommande aussi fortement qu’une fois pour toutes, les ressources halieutiques de la zone occidentale et centrale du Pacifique soient fassent l’objet d’une évaluation sérieuse.

pad

Documents ressources :

Règlement (CE) n° 1005/2008 du Conseil établissant un système communautaire destiné à prévenir, à décourager et à éradiquer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.
http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2008:286:0001:0032:FR:PDF

Résolution du Parlement européen du 17 novembre 2011 sur le combat contre la pêche illégale au niveau mondial - le rôle de l'Union européenne :

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P7-TA-2011-0516+0+DOC+XML+V0//FR

The Spatial Ecosystem and Population Dynamics Model (SEAPODYM) model:
http://www.spc.int/OceanFish/en/ofpsection/ema/ecosystem-a-multispecies-modelling/seapodym/148-seapodym

Collecte Localisation Satellites : www.cls.fr/welcome_en.html

Rédigé par PAD le Jeudi 15 Novembre 2012 à 21:24 | Lu 1398 fois






1.Posté par tevamana le 17/11/2012 02:26 | Alerter
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Au centre des discussions, une fois de plus : la menace de la surpêche pour plusieurs espèces de thonidés et le nombre croissant de vaisseaux asiatiques exploitant dans les eaux de la région.

En ce qui concerne la Polynésie Française, il faudrait revoir les concessions accordées, y mettre fin et mettre en place avec Greenpeace et les organisations écologiques une zone de pêche protégée et réservée aux bonitiers et pêcheurs locaux. Si nous gérons bien les stocks de poissons, nous assurons une source de revenu (les prix du poisson ne cessent d'augmenter) importante à nos enfants, en gérant nos ressources comme l'aurait fait nos tupunas, en respectant les rahui en respectant notre fenua, notre mère nourricière.

Faaitoito

2.Posté par Vahineura le 17/11/2012 09:13 | Alerter
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Tevamana, j'aime et j'adhère totalement à ton post.
Sauf que je ne crois pas que les habitants de ce Pays (le mien aussi) vont respecter les rahui.
Il n'y a qu'à regarder les "pehu" jetés à 1-2 mètres d'une poubelle.... au prétexte que l'on paye une personne pour ramasser les saletés.
Du temps de nos tupuna, la population obéissait par peur de la répression du arii et de ses tahua.
Enfreindre un rahui était puni de mort.
Je ne crois plus non plus à la pédagogie de la prévention.
Aujourd'hui... pour que la population respecte "notre fenua", il faut verbaliser en faisant faire aux contrevenants des travaux d'intérêt général (nettoyer les caniveaux de tous les objets jetés par les automobilistes ou piétons, nettoyer les bords de mer - aller au jardin de Paofai et regarder dans les rochers et sur la plage des piroguiers).
A méditer.

3.Posté par max le 17/11/2012 12:31 | Alerter
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tes tupunas pêchaient pas autant en haute mer, tes tupunas prélevaient une tortue tous les 31 du mois car ils n'avaient pas de speed boat etc etc

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