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Les progrès de l'industrie pharmaceutique pour une médecine de plus en plus personnalisée



Lyon, France | AFP | vendredi 17/04/2015 - La médecine personnalisée, qui vise à proposer des traitements adaptés à chaque patient, continue à se développer contre le cancer, mais concerne désormais aussi des maladies chroniques comme le diabète, et pourrait même trouver des applications pour des virus comme la grippe.

La médecine personnalisée a progressivement développé tout un éventail de technologies pour affiner les diagnostics et les traitements: biomarqueurs, diagnostics compagnons pour accompagner les médicaments, analyses génétiques, et désormais traitement de quantités de données statistiques.

En 2011, le marché de la médecine personnalisée a représenté 21 milliards d'euros de ventes, selon des données communiquées au Forum Biovision à Lyon. Ce secteur pèse aujourd'hui pour moins de 5% des revenus de l'industrie pharmaceutique mondiale, mais pourrait atteindre 20% d'ici 2017.

La cancérologie a été le premier domaine d'application de cette médecine, souvent appelée aussi aujourd'hui "médecine de précision", mais aussi "médecine P4" pour traduire sa multiplicité: personnalisée, mais aussi prédictive, préventive et participative.

En France, le plan cancer comporte 28 plateformes de génétique moléculaire qui interviennent dans le diagnostic, a indiqué Agnès Buzyn, président de l'Institut national du cancer (Inca), jeudi lors de Biovision.

"Un profilage moléculaire des tumeurs est maintenant nécessaire pour guider les traitements", a-t-elle expliqué. En 2013, 85.000 de ces tests ont été conduits concernant 75.000 patients. Mais l'identification d'anomalies génétiques qui interviennent dans les cancers est en constante augmentation.

Le développement des thérapies dans le cancer pose aussi la question des essais et du traitement des données cliniques. Plus de 6.000 molécules sont en développement dans les entreprises pharmaceutiques, dont un quart dans le domaine du cancer, la moitié étant des thérapies ciblées, a noté Mme Buzyn.

D'autres maladies entrent désormais dans le champ de la médecine personnalisée, comme le diabète qui touche aujourd'hui 300 millions de personnes.

La recherche a permis de déterminer deux mutations génétiques qui interviendraient dans la survenue du diabète. "5% des patients ont ce type de diabète génétique", a précisé Philippe Froguel, de l'Institut Pasteur de Lille.

La médecine de précision s'intéresse aussi aux virus, a ajouté Peter Openshaw, de l'Imperial College de Londres. L'étude Mosaic, portant sur le virus de la grippe pandémique H1N1, a ainsi compilé 21 millions de données avec l'objectif d'identifier trois marqueurs prédictifs permettant de prévoir quelles personnes seront atteintes par la forme sévère de la maladie.


- La question de l'accès aux soins -

La médecine personnalisée s'appuie aussi sur les "diagnostics compagnons" associés aux thérapies, notamment dans le cancer, pour déterminer quels groupes de patients vont répondre aux traitements. Mais seulement 20 de ces tests ont été approuvés aux Etats-Unis, a relevé Valérie Raymond-Schwartzman, de BioMérieux.

Alain Beaudet, président de l'Institut canadien de recherche en santé, a aussi insisté sur la dimension préventive de la "médecine P4". L'objectif va être d'identifier "les facteurs de susceptibilité génétique et épigénétique" (environnement, alimentation) des maladies, pour agir en amont dans les politiques publiques de santé.

Le numérique intervient dans l'analyse de quantités importantes de données de santé (le "big data").

Il a aussi un rôle à jouer à travers la "m-Santé" et les applications pour smartphones (diagnostic du diabète, aide au suivi des traitements), un domaine où les pays émergents sont en pointe, selon Florence Gaudry-Perkins d'Alcatel-Lucent. Le marché pourrait atteindre 15 milliards de dollars en 2015.

Toutefois, l'accès le plus large à toutes ces technologies reste une question ouverte, soulevée par plusieurs intervenants lors du Forum Biovision.

"La médecine de demain passe par une approche personnalisée de la prévention et du traitement des maladies en fonction du profil spécifique de chaque patient", a résumé Alain Mérieux, président de la Fondation pour l'Université de Lyon, qui organise Biovision.

"Ces progrès doivent cependant encore être encore mieux connus, mieux compris, et rendus accessibles au plus grand nombre. La question de l'accès aux soins pour les pays en voie de développement reste essentielle car la santé ne peut être que globale", a-t-il souligné.

Rédigé par () le Jeudi 16 Avril 2015 à 22:06 | Lu 1229 fois




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