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Les partenaires sociaux chiffrent à 8 milliards le revenu minimum de solidarité



Tahiti, le 19 mars 2020 - Alors que les partenaires sociaux appelaient mardi à une thérapie de choc, ils avaient froidement accueilli mercredi le Plan de Sauvegarde Economique préparée par le gouvernement. Ce Plan ne reprenait ainsi pas l'idée d'instaurer un revenu minimum de solidarité de 120 000 Fcfp. Invités par le Pays à évaluer la mesure, patrons et syndicats sont venus apporter le chiffre : huit milliards par mois. 
 
Des “mesurettes” pour certains, un “foutage de gueule” pour d'autres, le Plan de Sauvegarde Economique étaient assurément loin des attentes exprimées par les partenaires sociaux. Ce plan comprenait ainsi quelques mesures déjà dans les tiroirs ministériels ainsi que d'autres sans grande portée financière et économique comme la suppression du Droit spécifique sur la perle exportée (DSPE) pour l'année 2020.
 
Pour les organisations syndicales et patronales, on était loin des mesures drastiques et des milliards à mettre sur la table pour sauver entreprises et emplois à très court terme. Si les diverses propositions gouvernementales ont été réexaminées jeudi après-midi, les échanges ont surtout porté sur la priorité économique exprimée par les partenaires sociaux. “Dans le cas d'un confinement, il est évident qu'il y a des salariés et des entreprises qui vont en subir les conséquences et qu'à un moment donné il faut prendre des dispositions”, affirmait à la sortie de la réunion du jour le leader de la CSTP-FO Patrick Galenon. D'où la nécessité d'instaurer au plus vite un revenu minimum de solidarité de 120 000 Fcfp en cas de confinement au bénéfice des salariés du privé et les entrepreneurs individuels victimes de l'arrêt de l'activité.
 
Huit milliards par mois 
 
Mercredi, le gouvernement avait demandé aux patrons et syndicats que soit chiffré le coût de cette mesure de crise. Moins de 24 heures plus tard, ils ont rendus leur copie en apportant les éléments chiffrés. Christophe Plée, président de la CGPME, a ainsi évoqué le cas des 49 021 salariés du privé et les quelque 16 800 patentés qui seraient ciblés par ce revenu minimum. Il faudra donc trouver près de 8 milliards par mois si tout le monde était en arrêt d'activité “ce qui ne va pas être le cas puisque des entreprises vont continuer à travailler comme les dockers ou les personnels dans les commerces alimentaires par exemple”, précise Patrick Galenon. Pour Christophe Plée, “si le confinement total est annoncé, le président a les éléments pour venir soutenir la population, les entreprises et les salariés” et “pour exprimer la solidarité du Pays” même s'il insiste, “au delà des montants, le plus important c'est la santé des Polynésiens”. Si la vice-présidence semble avoir été à l'écoute de ses interlocuteurs, aucun engagement n'a été pris. Il reste notamment à trouver les moyens.
 
Financement par le Pays puis l'Etat
 
Et c'est toujours le flou total en ce qui concerne les modalités d'application et le financement. Le vice-président semble avoir été muet sur les capacités du Pays à mettre en place la mesure et à pouvoir prendre en charge financièrement le dispositif. Pour les syndicats et le patronat, il semble difficile d'échapper à la responsabilité du Pays en la matière. “Il faut forcément taper sur les réserves du Pays”, pour Galenon. Pour Christophe Plée, c'est aussi une question de durée, “le Pays a les moyens d'entamer la première phase en payant le premier mois de confinement pour la population”. Et après le premier mois ? “Ça sera très compliqué pour le Pays sans l'intervention de l'Etat”, précise-t-il. L'Etat donc à la rescousse avec un appel à l'aide, “les partenaires sociaux sollicitent vivement (…) l'intervention de l'Etat pour venir soutenir la Polynésie française”. Un appel à l'aide qui ressemble fort à un SOS qu'ils allaient exprimer une nouvelle fois auprès du haut-commissaire dans la soirée.

Rédigé par Antoine Samoyeau le Jeudi 19 Mars 2020 à 20:50 | Lu 2532 fois





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