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Les organismes privés de formation crient à la concurrence déloyale



De gauche à droite : Patrick Lopez-Diot, directeur des Cours Bufflier, trésorier de l’AOF3P, Christophe Borderie, directeur de Conform HSCT, secrétaire de l’association et Arnaud Lozinguer, directeur de Docéo Formation et président de l’AOF3P.
De gauche à droite : Patrick Lopez-Diot, directeur des Cours Bufflier, trésorier de l’AOF3P, Christophe Borderie, directeur de Conform HSCT, secrétaire de l’association et Arnaud Lozinguer, directeur de Docéo Formation et président de l’AOF3P.
PAPEETE, le 10 mars 2016 - Une nouvelle association est née, celle dite des organismes de formation professionnelle privés polynésiens, l’AOF3P. Cette association s’en prend à la Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers, à l’Université de Polynésie française, aux associations, à la Maison de la culture, dénonçant une "une très conséquente concurrence déloyale dans le domaine de la formation". Au-delà de cet appel, c’est tout le système fiscal et social qu’ils entendent protéger.

"Nous représentations les organismes de formation professionnelle privés de Polynésie", indique Arnaud Lozinguez, le directeur de Docéo Formation et président de l’Association des organismes de formation professionnelle privés polynésiens (AOF3P). "Notre objectif est de faire face à la concurrence déloyale, d’élever le niveau global de la formation sur le territoire même si nous n’avons rien à envier aux centres de formations métropolitains", assure Arnaud Lozinguer. "Nous espérons dans cette optique pouvoir travailler avec le fonds de gestion paritaire dont les missions évoluent cette année puisqu’ils ont des possibilités de contrôle et sanctions des centres de formation, mais aussi pouvoir travailler avec la Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM)." Aujourd’hui selon le président de AOF3P il y aurait une vingtaine d’organismes de formation structurés sur le territoire. Ils sont trois dans l’association, pour l’instant.

LA CCISM PRINCIPALE CONCURRENTE

Pour l’heure, la CCISM est "notre principal concurrent", indiquent les membres de l’association qui entendent s’adresser à l’autorité de concurrence. "C’est un établissement public administratif, qui ne participe pas à l’impôt ! Les centimes additionnels payés par les entreprises et spécifiquement par les organismes de formation privés contribuent à son développement. C’est surréaliste ! " Toujours d’après AOF3P, la formation des particuliers n’est pas dans les statuts de la CCISM. "Cet établissement doit participer à l’amélioration de la rentabilité des entreprises, favoriser la formation professionnelle des chefs d’entreprise et des salariés de chaque secteur. Cela ne signifie pas qu’ils doivent faire cette formation."

La CCISM n’est pas la seule cible de l’association. L’AOF3P pointe aussi du doigt : les associations, l’Université de Polynésie française et ses programmes de formation continue, la Maison de la culture qui marchent sur les plates-bandes des structures privées de formation. Pour aller plus loin, elle s’inquiète de l’avenir des entreprises privées en général. "Nous sommes sur le terrain et nous constatons des dérives depuis des années. Les associations par exemple qui ne sont pas soumises à la fiscalité des entreprises privées mais qui proposent des services ou produits d’entreprises privés peuvent être considérées comme des concurrents déloyaux. Une association qui vend du ma’a, qui donne des cours de reo tahiti ou fait de la couture, c’est de la concurrence déloyale. Les conséquences ? De moins en moins de salariés, de moins en moins d’investissements, de moins en moins de cotisations, de plus en plus de problèmes CPS ? Chômage,… "

Contactée l’autorité de la concurrence, par la voie de son président Jacques Mérot, reconnaît avoir "discuté avec un grand nombre de particulier, de membres du gouvernement,… ", pour autant, "aucune saisine formelle n’a été formulée." Quant à la légitimité de la requête elle ne pourra être reconnue qu’après instruction.

André Bihannic, directeur général de la CCISM
"Nous avons aussi pour mission de former les chefs d’entreprise et salariés"

À la Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers, la direction assure que la formation fait bien partie de ses missions, statuts à l’appui. La CCISM par l’arrêté numéro 1257 du conseil des ministres du 4 septembre 2000 de la Polynésie française portant notamment organisation les missions suivantes : participer à l’amélioration de la rentabilité des entreprises, de la qualité des produits et des services (…), de favoriser la formation professionnelle des chefs d’entreprises et des salariés de chaque secteur professionnel, d’apporter à la Polynésie française son concours à l’apprentissage dans les différents secteurs professionnels, de délivrer des diplômes d’artisans et de maitres artisans, le cas échéant. "Certes nous sommes en concurrence sur certaines activités mais il ne faut pas oublier que nous sous-traitons un certain nombre de formation à des professionnels, des patentés, des centres de formation inscrits au Sefi", indique André Bihannic le directeur général de la CCISM qui ajoute "être prêt à recevoir les centres de formation pour discuter".



Rédigé par Delphine Barrais le Jeudi 10 Mars 2016 à 13:47 | Lu 2943 fois







1.Posté par Teva le 10/03/2016 18:47 | Alerter
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Je suis organisme de formation et je n'adhèrerai pas à cette association. Le problème des gens qui protègent leurs acquis est qu'ils ne savent pas s'adapter. Finalement, ces centres de formation doivent s'adapter à un nouveau marché. Ils doivent se différencier. Ils doivent penser les choses autrement. Ce n'est pas en se plaignant et en demandant au pouvoir public de faire quelque chose qu'ils trouveront une solution à leur problème de débouchés.
Je crois que je vais créer un module de formation:
"Le marché d'offre de service est en perpétuel changement: s'adapter ou mourir."
ou encore
"Innovation et débouchés. Comment créer son propre marché."
Je suis sûr d'avoir au moins 3 clients... :-)
Place aux innovants!

2.Posté par SM le 11/03/2016 09:07 | Alerter
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Les petites entreprises, services, magasins, snacks, qui paient leurs impôts, patentes, TVA, CPS, qui respectent les normes d'hygiène, sont concurrencées par des fausses "associations" qui, grâce aux statuts de la Loi 1901 ne paient rien de tous ces impôts à la collectivité et ont pourtant un but lucratif pour leurs membres (argent, voyages organisés, etc...).
Cette concurrence déloyale conduit au découragement des patentés et à la fermeture de nombreuses petites entreprises. En réponse à "Poste1", S'il faut s'adapter à un nouveau marché, ultra libéral, qui ne paie pas de charges, ne protège pas ses employés, ne respecte pas de normes alors supprimons toutes ces lois.... et nous travaillerons à contraintes égales.
SM

3.Posté par soffi le 11/03/2016 10:50 | Alerter
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Il existe 3 ou 4 Syndicats ayant pour but de protéger la profession… Deux sont à la solde des organisations patronales puisque tout va bien pour eux.

- La concurrence déloyale commence par le fonds paritaire (déjà condamnés par le Tribunal de première instance), qui à l'intention de produire des formations avec le carnet d''adresse des clients des OF. (excellent !)
La modification qu'apporte la loi sur le contrôle des OF, alors que le fonds paritaire à déjà abusé en tentant de favoriser quelques OF au détriment d'autre… (rebelote)

- Il est effectivement dommage de voir la CCISM bénéficier du fonds paritaire pour la formation, comme l'université, ou structures déjà financés par l'état ou des taxes (CCIsm). (Surtout lorsque l'on voit leur bilan négatif. Il semblerait que lorsque l'on travaille avec l'argent des autres, il soit tolérable de perdre de l'argent.)

- Et ne rigolez pas ! lorsque vous êtes une entreprise de + de 20 salariés, vous cotisez deux fois !!! pour information, messieurs les chefs d'entreprise, c'est les syndicats qui "vous accompagnent" qui ont voté cela !

Il faudrait organiser les assises des dysfonctionnements et des dérives des structures avant d'être "vasaliser&...

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