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Les malentendus tombent à propos du centre d'hébergement étudiant



Danièle Guyonnet, la directrice de l'Institut de la jeunesse et des sports de Polynésie française et de Cécile Tiatia, conseillère technique au ministère de l'éducation font le point sur les revendications des étudiants du Centre d'hébergement étudiant.
Danièle Guyonnet, la directrice de l'Institut de la jeunesse et des sports de Polynésie française et de Cécile Tiatia, conseillère technique au ministère de l'éducation font le point sur les revendications des étudiants du Centre d'hébergement étudiant.
PAPEETE, le 30 octobre 2015 - Des étudiants du CHE, le Centre d'hébergement étudiant, qui se trouve sur le campus de l'université de Polynésie française se sont plaints de certains dysfonctionnements. Ils en ont appelé au ministre concerné. Jeudi soir ils rencontraient la directrice de l'Institut de la jeunesse et des sports de Polynésie française, responsable de la gestion des bâtiments.

Le collectif Avenir étudiant s'est fait entendre à plusieurs reprises, les conditions de vie du Centre d'hébergement étudiant (CHE) n'étant pas convenable, selon lui. Ses membres ont envoyé une lettre à l'ancien ministre de la Jeunesse et des sports, René Temeharo. Lequel a effectué, assisté de Cécile Tiatia, conseillère technique au ministère de l'éducation, une visite des lieux le 29 septembre 2015 pour constater la situation. Suite au remaniement ministériel, la visite est restée sans suite. Jusqu'à ce que Danièle Guyonnet, la directrice de l'Institut de la jeunesse et des sports de Polynésie française se déplace à son tour et aille à la rencontre du collectif jeudi soir. "Je crois qu'il y a eu des malentendus et un problème de communication. Après avoir discuté et répondu à leurs interrogations, les étudiants ont paru rassurés." Retour sur les malentendus.

"Il y eut d'abord ce problème de disparition des kitchenettes", rapporte Teriitua Janex, membre du collectif. "Avant il y avait une kitchenette par chambre, depuis la rentrée il y a une seule cuisine commune par bâtiment, elle se trouve au rez-de-chaussée, ce qui n'est pas pratique pour ceux qui habitent dans les étages".
Rencontrées, Danièle Guyonnet et Cécile Tiatia, conseillère technique au ministère de l'éducation s'en expliquent. "Nous avons récupérés la gestion des bâtiments dans un état qui n'est pas bon. Nous avons entrepris des travaux de remise aux normes après avoir fait un état des lieux. Cet état des lieux, réalisé par la Socotec en juillet 2015, a notamment montré que les plaques chauffantes des chambres représentaient un danger. C'est pourquoi nous les avons retirées et avons préféré construire des cuisines communes. Nous entendons maintenant les requêtes. Les étudiants se plaignent de perdre du temps dans les cuisine car il n'y a pas assez plaques chauffantes, mais nous ne pourrons rééquiper chaque chambre dans l'immédiat. C'est aussi une question de budget. Les étudiants demandent aussi un congélateur, des micro-ondes et rice cooker : nous attendons une demande écrite pour agir."

"Ensuite", poursuit Teriitua Janex, "le portail qui était toujours ouvert est désormais fermé le week-end, en raison, semble-t-il d'un problème de sécurité. Mais cela rend difficile les visites des parents qui viennent voir leurs enfants alors que des squatteurs sont toujours sur le toit de l'un des bâtiments ; qu'ils ont une télécommande et entrent et sortent comme ils veulent."
Danièle Guyonnet assure avoir demandé à rouvrir le portail en journée à partir de ce week-end du 1er novembre. Concernant les squatteurs, elle confirme. "Ce sont des personnes qui revendiquent la terre et que nous avons toujours eu là."

Enfin, la fédération de tir a investi "une salle qui était destinée à devenir une salle d'étude" a constaté Teriitua Janex. "Ils étaient là mercredi soir à s'entrainer".
Un entraînement a bel et bien eu lieu, "mais c'était le dernier" annonce Danièle Guyonnet. "En fait, en fin d'année scolaire dernière, la fédération nous avait demandé le réfectoire de l'IJSPF pour s'entrainer. Ce que nous n'avions pu accepter car elle était déjà utilisée pour des cours de cuisine. À cette époque, nous étions à quelques jours des Jeux du Pacifique. Nous avions prêté une salle du CHE puisqu'il n'y avait plus personne. Ils nous ont redemandé cette année mais nous sommes en pourparlers avec l'UPF pour leur prêter deux salles. Deux salles qu'ils utiliseraient en journée, qu'ils équiperaient de chaises, tables et rétroprojecteurs et qu'ils laisseraient ouvertes après leur passage. Cela devrait se confirmer début janvier." La fédération a profité de l'attente mais Danièle Guyonnet a préféré mettre un terme cette semaine à l'occupation "pour éviter toute polémique".

Qui gère quoi?

Le Centre d'hébergement étudiant compte cinq bâtiments, 228 lits pour 114 chambres. Il a été affecté à l'Institut de la jeunesse et des sports de Polynésie française en 2013 à la fermeture de la société d'aménagement et de gestion de Polynésie française (Sagep). Il est donc sous la responsabilité du ministère de la jeunesse. L'octroi des logements est, quant à lui, sous la responsabilité du ministère de l'Éducation. Le manque de place est criant. Cinq-cents demandes étudiantes ont été faites en 2015. C'est pourquoi, dans le cadre du contrat de projet 2015-2020, la construction par la société TNAD de quatre bâtiments supplémentaires est prévue.



Rédigé par Delphine Barrais le Vendredi 30 Octobre 2015 à 17:39 | Lu 2484 fois






1.Posté par tortue verte le 31/10/2015 08:26 | Alerter
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C'est un peu ubuesque tout ça. Il y aurait besoin d'un vrai gestionnaire pour cet endroit.

2.Posté par luc le 01/11/2015 13:45 (depuis mobile) | Alerter
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Les squatteurs " ce sont des personnes qui revendiquent la terre et qui sont toujours"...et qui ont la télécommande pour ouvrir le portail. Gestion a la locale... C est a dire sans prise de décision autre que celle de laisser faire...

3.Posté par emere cunning le 01/11/2015 21:38 | Alerter
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@ luc,
peut-être que l'affaire est au tribunal, on n'en sait rien. Ici comme partout ailleurs, il n'est pas si évident d'expulser des gens qui revendiquent la propriété d'une terre et refusent de la quitter, à tort ou à raison. Peut-être qu'ils attendent tous que la justice tranche.

4.Posté par qui gère quoi le 02/11/2015 07:57 | Alerter
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"qui gère quoi"
j'ai aimé cette phrase...on pourrais la recaser a toute les sauces...
Gouvernement...,GIE...CPS...education...justice...chefs de services...medias...etc

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