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Les écoles de danse, de chant et de musique reprennent du service



Tahiti, le 18 mai 2020 - Après deux mois d’inactivité, les écoles de danse, chant et musique peuvent de nouveau accueillir leurs élèves. Un soulagement pour ces professionnels et passionnés qui ont tenté, tant bien que mal, de garder la tête hors de l’eau. Mais le respect des mesures barrières nécessitera des adaptations de l’enseignement des arts traditionnels.

Le monde de la culture est l’un des secteurs qui aura été affecté par le passage du Covid-19 au fenua avec l’annulation, notamment, du Heiva i Tahiti 2020, l’un des événements culturels phares en Polynésie. Dans son sillage, il aura également entrainé la fermeture de quelques écoles de danse, de chant et de musique, due aux charges trop lourdes à supporter durant la période de confinement. « Il n’y avait plus de rentrée d’argent », explique Steeve Reea du collectif Peu mā’ohi, tā tātou ‘ohipa, tō tātou ‘ananahi (La culture polynésienne, notre travail, notre avenir). « Les charges des écoles de danse s’élèvent entre 20 000 Fcfp et 500 000 Fcfp et ça n’a pas été évident », ajoute Matani Kainuku de l’école Nonahere.

Le collectif Peu mā’ohi, tā tātou ‘ohipa, tō tātou ‘ananahi a été créé par 27 professeurs d’écoles de danse, de chant et de musique pour faire face à la crise. Un mouvement qui leur a permis d’échanger et de s’entraider ces dernières semaines. L’objectif pour ces passionnés de la culture : réfléchir à l’après-confinement. « Comment redonner confiance aux parents et aux élèves ? Notre priorité est vraiment la protection de nos élèves », souligne Kehaulani Chanquy, professeure à l’école Aratoa. Pour Matani Kainuku, il va falloir repenser l’enseignement.

ENSEIGNER À DISTANCE POURRAIT ÊTRE UNE SOLUTION

En plein confinement, les réseaux sociaux ont permis à ces professionnels d’innover. Certains seraient même prêts à favoriser l’enseignement à distance et des réflexions sont d’ailleurs en cours à ce sujet. D’autres préfèrent garder le contact avec leurs élèves du fenua. « Nous avons tenté de continuer notre activité via internet, mais ce n’est pas pareil. Je préfère me concentrer sur les personnes qui sont présentes physiquement à Tahiti », déclare Kehaulani Chanquy. Si chacun a sa façon d’envisager l’avenir, par contre, ils sont unanimes sur le fait de reprendre enfin leur activité.

RESPECTER LE PROTOCOLE SANITAIRE

Si ces entités peuvent désormais rouvrir leurs portes, il leur faudra tout de même respecter les gestes barrières : Le lavage des mains régulièrement, la distanciation sociale d’au moins un mètre entre les personnes ainsi que le port du masque. Des mesures qui ne seront pas évidentes à supporter pour les professeurs et les élèves, mais il faudra que chacun y mette du sien. « Nous ne voulons pas retourner en confinement », indique Matani Kainuku, de Nonahere.

« L’objectif est de montrer que notre culture peut toujours vivre malgré les contraintes », explique Steeve Reea. « C’est sûr que nous voulons revenir à nos méthodes habituelles, mais il faut s’adapter et c’est ce que nous faisons. Ces contraintes ne vont pas faire mourir notre culture. »

Pour ces professionnels et passionnés des arts traditionnels, la reprise de l’activité dans ce secteur est donc primordiale, au-delà des considérations économiques.

Aujourd’hui, on dénombre plus d’une cinquantaine d’écoles de danse, de chant et musique au fenua pouvant accueillir jusqu’à 200 élèves chacune.


Une semaine de test réussie pour le Conservatoire

Le Conservatoire a rouvert ses portes la semaine dernière. Une semaine test qui a permis à la direction de relever les points à améliorer dans l’accueil des élèves. Pour cette première semaine de reprise, les effectifs ont fortement été réduits. « On a fait appel au volontariat », indique Fabien Dinard, directeur du Conservatoire.

191 élèves ont été accueillis sur toute la semaine, ce qui représente 35 à 40 élèves par jour. En temps normal, le Conservatoire reçoit près de 2 000 élèves chaque semaine. « Nous avons mis en place les mesures barrières et nous avons fait en sorte que les élèves ne se croisent pas, avec une entrée par un bâtiment et une sortie par un autre bâtiment. »

Après cinq jours de test, le bilan est plutôt encourageant, ce qui rassure l’équipe pédagogique. « Les parents ont aussi joué le jeu ainsi que les élèves et les professeurs. Ils ont respecté toutes les mesures. Il nous reste quelques points à rectifier, mais tout s’est bien passé », souligne Fabien Dinard.

Dès ce lundi, les choses se corseront puisque le Conservatoire accueillera 70 % de ses effectifs, ce qui représente 1 400 élèves, et les cours collectifs reprendront également. « Le plus gros contingent, c’est la danse. Nous avons mis en place un protocole sanitaire et les professeurs seront aidés par les membres de l’association des parents d’élèves pour la mise en place des mesures. Au cas où les effectifs sont plus importants, nous avons préparé d’autres salles pour les professeurs », conclut le directeur du Conservatoire.

Le Conservatoire ouvrira ses portes aux heures habituelles.


Info pratique

Dans le cadre de la reprise de l'activité et afin de respecter au mieux les consignes des autorités, le collectif Peu mā’ohi, tā tātou ‘ohipa, tō tātou ‘ananahi a réalisé quelques vidéos, dont voici un extrait.


Rédigé par Tevaiora Temarii le Lundi 18 Mai 2020 à 01:13 | Lu 1468 fois

Tags : CULTURE





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