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Les deux hausses du Smig bien comptabilisées pour les fonctionnaires


© APF
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Tahiti, le 28 septembre 2022 – Lors de la séance à l'assemblée, mardi, le gouvernement a présenté deux amendements au projet de délibération relatif à la revalorisation salariale des agents de catégorie D, prenant en compte la hausse du Smig du 1er octobre, ce qui n'était pas le cas dans le texte initial. Le texte ainsi amendé a été adopté à l'unanimité.
 
Les représentants à l'assemblée ont examiné, mardi, un projet de délibération relatif à la revalorisation salariale des agents de catégorie D. Un texte obsolète avant même son adoption, puisque cette revalorisation faisait suite à la hausse du Smig au 1er mai 2022, mais ne prenait pas en compte celle du 1er octobre 2022, adoptée en conseil des ministres le 21 septembre. Une obsolescence soulignée par les élus de l'opposition lors des débats et que le gouvernement a tenu à lever en proposant deux amendements. Le projet de délibération amendé a été adopté à l'unanimité.
 
Le texte initial prévoyait d'ajouter un point d'indice au premier échelon des premier et deuxième grades des cadres d'emplois de catégorie D à compter du 1er mai 2022. C'est finalement le cas uniquement pour la période allant du 1er mai au 30 septembre 2022, avec effet rétroactif. À compter du 1er octobre 2022, l'indice pour le premier échelon des premier et deuxième grades est majoré de 4 points. Il est également majoré de 2 points pour le deuxième échelon du premier grade.

Revoir le mécanisme

Avant la présentation des amendements, les élus de l'opposition ont interpelé le gouvernement sur le mécanisme de la revalorisation du Smig. Le président du groupe Tavini, Antony Géros, a souligné que le Smig a connu deux augmentations en un an et que compte tenu du niveau de l'inflation, "il ne serait pas étonnant de voir une nouvelle augmentation d'ici la fin de l'année", ce qui pèserait "à court, moyen et long terme" sur les entreprises mais aussi sur les institutions, car la grille tarifaire de leurs agents serait alors également revue à la hausse pour se conformer au Smig. "Dans ce contexte inflationniste éprouvant, n'envisagez-vous pas de revoir le mécanisme, du moins l'automatisme liant l'augmentation du Smig (à l'indice des prix) ?", a-t-il demandé au gouvernement. De son côté, Nuihau Laurey, de A here ia Porinetia, a "exhorté la ministre à avoir une réflexion de portée plus large sur ce dispositif" puisque, a-t-il souligné, "il vient pour contrer l'inflation et rendre du pouvoir d'achat aux salariés dont les salaires sont les plus bas", mais qu'en "augmentant les salaires, on contribue aussi à l'augmentation des prix". Des propositions de l'opposition qui sont très précisément celles formulées la semaine dernière par le conseil des ministres, mais qui ont déjà suscité l'ire des syndicats de salariés.
 
La ministre de la Modernisation de l'administration, Christelle Lehartel, s'est dit "d'accord avec ces observations". Elle a indiqué que ses équipes travaillaient sur "des procédures plus simples pour éviter ces procédures qui ont des impacts difficiles sur les salariés de catégorie D".

Rédigé par Anne-Laure Guffroy le Mercredi 28 Septembre 2022 à 13:35 | Lu 1414 fois