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Les corbeaux survolent toujours la centrale de Fukushima



Les corbeaux survolent toujours la centrale de Fukushima
FUKUSHIMA-DAIICHI (Japon), 30 déc 2012 (AFP) - Avant, il y avait des gens dans les appartements, des paysans dans les champs, des clients dans les restaurants, des enfants aux mains de leurs parents. Près de deux ans après la catastrophe de Fukushima, il n'y a toujours pas d'habitants dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres autour de la centrale maudite.

Tout est resté en plan, à l'abandon. Plus personne ne se promène sur les routes, ne prend plaisir à sillonner la forêt luxuriante avoisinante.

Intactes ou à moitié détruites par le séisme du 11 mars 2011, des dizaines de milliers de maisons sont désertes, tout comme les nombreuses petites et moyennes entreprises, les stations-services, les supermarchés et autres bâtiments qui bordent les routes.

Les seuls véhicules que l'on aperçoit dans cette zone interdite sont des fourgons de la police en patrouille ou les voitures des travailleurs de la centrale ravagée.

Les panneaux publicitaires se voulaient alléchants, ils sont déprimants: on y souhaite la bienvenue, on y parle d'avenir, mais il n'y a plus personne pour les lire, personne pour y croire.

Personne, mais de pauvres corbeaux qui se croient encore heureux dans la nature continuent de survoler la centrale. Comme avant. Tôt ou tard les rayonnements qu'ils ne voient pas, ne sentent pas, auront raison d'eux.

Devant ce spectacle affligeant, le visiteur d'un jour tente d'imaginer qui habitait ici, qui travaillait là, à qui appartenait cette maison, cette voiture. Et puis comment cela s'est passé le 11 mars 2011, à 14H46, lorsque la terre a tremblé comme jamais dans cette région du nord-est du Japon, lorsque la vague de plus de 14 mètres est venue gifler la centrale Fukushima Daiichi.

Au pied des réacteurs 5 et 6 du complexe atomique, l'océan est redevenu sage. Mais ses ravages sont toujours visibles: des énormes réservoirs pliés par la déferlante, des carcasses de voitures enfoncées dans les bâtiments, des débris entassés.

Et puis des enchevêtrements de tuyaux, partout, sur lesquels s'affairent par endroits des hommes en combinaisons blanches, casqués et portant un masque intégral. A proximité, sont enterrés sous d'immenses tentes blanches des décombres radioactifs.

Peu importe que l'on soit samedi ou dimanche, entre Noël et le jour de l'An, le travail doit continuer à la centrale de Fukushima, l'attention rester extrême.

"Agir avec la sécurité comme première priorité", rappelle un panneau signé du directeur dans le QG de crise du complexe où quatre des six réacteurs ont été saccagés par la nature.

Il y a tout juste un an que le site est considéré comme stabilisé, mais le danger n'est pas écarté pour autant. La compagnie exploitante, Tepco, veut accélérer le calendrier, retirer vite le combustible usé de la piscine de désactivation du réacteur 4.

Quelque 3.000 personnes s'escriment là chaque jour.

Au mur du centre de préparation des travailleurs, le "J-Village", à 20 km de la centrale, des messages d'enfants de la région ont été punaisés pour les encourager.

"J-Village: hôtel, restaurant, fitness club", annonce encore une pancarte surréaliste à l'entrée de cet ex-centre d'entraînement sportif construit par Tepco.

"Gokurosama", "otsukaresama" ("vous avez bien travaillé", "vous devez être fatigué"): entre eux, les ouvriers se saluent humblement dans la file d'attente pour passer dans la machine de contrôle d'irradiation, en espérant qu'elle ne mente pas quand elle leur dit d'une voix féminine "il n'y a rien d'anormal".

Certains sont venus de loin pour trimer ici quelques mois ou années. Quant aux résidents chassés par la radioactivité, ils espèrent rentrer avant la fin du démantèlement. Il devrait durer 40 ans.

Rédigé par Par Karyn POUPEE le Samedi 29 Décembre 2012 à 21:41 | Lu 517 fois






1.Posté par beaulieu jean pierre le 31/12/2012 14:17 | Alerter
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Triste et afligeant quand on sait que cette catastrophe aurait pu étre évitée si pour une question de gros sous ils n'avaient pas rogné de 40% la sécurité préconisée.
Les autorités d'alors disaient qu'une catastrophe d'une ampleur pareille n'était pas possible.

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