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Les commerçants de la promenade de Nice excédés


Tahiti, le 1er février 2022 – Les commerçants de la Promenade de Nice se disent excédés par les retards pris dans les travaux de la rue piétonne de Papeete. Ils dénoncent un manque à gagner et un manque de communication avec la mairie.
 
Les commerçants de la Promenade de Nice à Papeete n'en peuvent plus. En avril dernier, des travaux de réfection de la rue piétonne ont été lancés pour une fin de chantier prévue initialement au 24 novembre. Deux mois plus tard, le chantier n'est pas terminé et les commerçants se désolent du manque à gagner avec une clientèle qui doit subir les nuisances liées notamment au bruit et à la poussière. Surtout, ils dénoncent le manque de communication et d'information du maître d'œuvre : la commune de Papeete. "On s'inquiète de l'avenir des commerçants ici", affirme le président de l'association des commerçant de la Promenade de Nice Dany Dana. "Puisqu'il n y a plus beaucoup de clientèle. Et c'est compliqué de travailler comme ça."
 
"C'est une bonne chose qu'il y ait ces réaménagements, mais aujourd'hui cela nous fait plus de mal que de bien parce qu'on n'arrive plus à travailler", regrette le gérant du restaurant Patachou. Dany Dana estime la baisse du chiffre d'affaires à 50%, mais avec "des charges qui continuent de tomber". L'association a bien demandé à participer aux réunions hebdomadaires où sont présents les sociétés, ainsi que les élus et agents de la mairie de Papeete. "On les appellent, mais ils ne répondent pas. Les mails, pareil." Les commerçants affirment que le chantier s'est décidé sans concertation. "On a été d'accord, dans le sens où ici c'est le domaine public, mais nous on veut juste être au courant."
 
Exonérations promises
 
Côté mairie, le son de cloche est différent. "Je suis passé voir les gens, ils ne se sont pas plaints", affirme l'élu de Papeete Patrick Bordet. La mairie affirme que les retards sont liés à la pandémie, au mauvais temps, aux contraintes techniques comme des câbles sous haute tension de 11 000 V dont "personne n'a été capable de nous dire d'où ils venaient, ni EDT, ni la TEP, personne", poursuit Patrick Bordet. Ce dernier affirme être en "contact permanent" avec deux grands patrons présents sur place : "Ils m'ont dit : 'Patrick on te suit'". "La mairie a quand même le droit de faire ce qu'elle veut sur son domaine", tonne l'élu.
 
Seule perspective réjouissante pour les commerçants, l'élu de la capitale affirme qu'il y aura des exonérations de taxes communales pour "l'année dernière, cette année et peut-être l'année prochaine". Même si ces décisions devront encore être approuvées par le conseil municipal.
 

Rédigé par Vaite Urarii Pambrun le Mardi 1 Février 2022 à 19:25 | Lu 3248 fois