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Législatives 2022 – Pascale Haiti : “Apporter sa pierre”


Tahiti, le 23 mai 2022 – Candidate aux législatives sur la première circonscription, découvrez le portrait et le programme de Pascale Haiti.
 
La candidate
 
Pascale Haiti est née aux Marquises à Taiohae, où elle a passé toute son enfance et fait sa scolarité. Bac en poche, Pascale Haiti a poursuivi, pendant deux ans, ses études à l'université de la Polynésie. “Par nécessité”, elle décroche son premier emploi au centre hospitalier de Mama'o et à la clinique Cardella. En 1996, elle est nommée par l'ancien président du Pays, et bientôt son futur compagnon, Gaston Flosse, cheffe du service du protocole à la présidence après avoir passé trois mois de formation en métropole. En 2001, elle figure sur la liste du Tahoera'a aux territoriales aux Marquises et est élue représentante à l'assemblée. Elle n'y siégera pas longtemps, puisqu'elle sera nommée dans la foulée ministre de l'Artisanat.
 
Réélue à l'assemblée le 23 mai 2004 lors du Taui, elle y siégera jusqu'en 2008 et décide de quitter le monde politique pour s'occuper de Gaston Flosse. “Pendant toutes ces années, il m’a conseillée, formée. J’ai bien profité de cette école qui demande beaucoup d’efforts mais qui est enrichissante. J’ai eu beaucoup de chance. C’est à lui que je dois, en grande partie, d’être capable d’assumer aujourd’hui, si Dieu le veut, la fonction de député de la Polynésie”.
 
Son programme
 
“Apporter sa pierre" à la création de l'État souverain associé à la France est une des priorités de Pascale Haiti, à travers notamment la mise en place d'un référendum d'autodétermination au fenua. Après accord avec l'État, “nous sommes convaincus que le oui l’emportera”, affirme-t-elle. Elle rappelle que c'est Gaston Flosse, en tant que député, qui “a fait voter” le statut d'autonomie en 1984. La candidate sait également que pour parvenir à cet objectif, il faudra que les trois candidats du Amuitahiraa o te nunaa Ma'ohi “gagnent la confiance” des électeurs pour pouvoir peser à l'Assemble nationale.
 
Pascale Haiti estime également que l'État a “des devoirs” envers la population polynésienne. Notamment au niveau de l'enseignement, car elle estime qu'il n'y a pas suffisamment de personnel enseignant, ou que les programmes ne sont pas adaptés. Elle propose que les Polynésiens diplômés remplacent les enseignants expatriés. Selon elle, l'État devrait respecter son engagement relatif au remplacement de l'indemnité temporaire de retraite (ITR) par un autre dispositif. Pour ce qui est enfin de la sécurité, de la gendarmerie, de la police nationale, et de la justice –services qui relèvent de la compétence de l'État–, la candidate estime qu'ils sont “insuffisamment dotés en personnels et en équipements”.
 
Où siégera-t-elle ?
 
“Pas à gauche, on sera à droite. Mais pas tendance Macron”.
 

Rédigé par Vaite Urarii Pambrun le Vendredi 27 Mai 2022 à 07:32 | Lu 1633 fois