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Le troca, ressource côtière d’avenir au Samoa



À l’instar d’autres pays de la région, le Samoa peut aujourd’hui se targuer d’avoir mis en place une pêcherie du troca florissante. Séduit par l’introduction réussie de l’espèce Tectus niloticus dans les États fédérés de Micronésie, aux Îles Marshall, aux Îles Cook et en Polynésie française, le gouvernement du Samoa a décidé de faire de même dans les années 1990. Après quelques pertes initiales, l’introduction de stocks en provenance des Fidji et de Vanuatu (2003 et 2006) a été couronnée de succès. Lors des évaluations réalisées en juin 2014 par le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) et le service des pêches du Samoa (sous la houlette de Kalo Pakoa, Chargé de recherche halieutique à la CPS), un nombre important de coquillages vivants ont été recensés sur les récifs de l’île d’Upolu, entre la baie de Fangaloa, au sud, et Manono, au nord.

Le troca est prisé pour sa chair et sa coquille, qui est utilisée pour la fabrication de boutons, de bijoux et d’objets d’artisanat. Aux Fidji, à Vanuatu, aux Îles Salomon et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, entre autres, des usines traitent les coquilles de trocas aux fins d’exportation, à hauteur de 100 à 200 tonnes par an. Les produits obtenus sont principalement écoulés en Italie, en Corée et au Japon. La chair du troca, source de protéines pour les populations côtières, est également commercialisée sur les marchés locaux. La demande élevée a entraîné une pêche intensive en de nombreux sites d’implantation naturelle du troca, mais le transfert de stocks sauvages s’est révélé être une mesure de gestion efficace.

En Océanie, les prélèvements de trocas en milieu naturel sont particulièrement répandus. Depuis les années 1920, on a dénombré plus de cent opérations de transfert/introduction de trocas prélevés en divers endroits pour être réinstallés sur des sites surexploités ou sur de nouveaux récifs, dans les îles ou les pays désireux de développer la filière troca. Capable de survivre plusieurs jours hors de l’eau, le troca peut être transporté sur de longs trajets par voie terrestre, maritime ou aérienne. À ce jour, l’introduction de Tectus niloticus a suscité peu d’inquiétudes dans la région Pacifique, et les déplacements de spécimens se poursuivent.

Alors que la ressource n’est pas encore pleinement exploitée au Samoa, la filière est en plein essor. Depuis 2009, la pêche de trocas est devenue une activité très populaire parmi les habitants de l’île d’Upolu. La chair, consommée en famille ou vendue sur des stands en bord de route, est mélangée crue à de l’eau de mer et associée à d’autres invertébrés. Les pots se vendent entre 15 et 25 talas pièce, selon leur contenance. En 2009 et 2010, le volume des prises était compris entre 410 et 764 kg. La valorisation locale des coquilles, inexistante pour le moment, pourrait doubler ou tripler la valeur actuelle du troca.

La ressource étant maintenant bien établie, la prochaine étape consiste à mettre en place des mesures de gestion permettant son exploitation optimale et durable. En collaboration avec le service des pêches du Samoa, la CPS œuvre actuellement à l’élaboration d’un nouveau plan de gestion de la pêcherie du troca. Ce travail est mené dans le cadre du projet SciCOFish (Soutien scientifique à la gestion des pêcheries côtières et hauturières dans la région océanienne), financé par l’Union européenne.

Pour tout complément d’information, veuillez contacter Kalo Pakoa, Chargé de la recherche halieutique (invertébrés), [email protected]

Rédigé par Communqauté du Pacifique Sud le Mercredi 24 Septembre 2014 à 17:34 | Lu 267 fois




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