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Le suivi électronique des thoniers palangriers, une solution technologique au défi de la pérennité des stocks



HONIARA, Îles Salomon, le14 avril - En début de mois, deux thoniers palangriers de type CT4 ont quitté le port de Noro, situé dans la province occidentale des Îles Salomon, équipés d’une technologie d’enregistrement vidéo de pointe permettant d’améliorer la collecte des données relatives aux prises réalisées dans le Pacifique occidental et central (germon, thon jaune et thon obèse).

La Commission des pêches du Pacifique occidental et central (WCPFC), dont le secrétariat est assuré par la CPS, entend atteindre un taux de couverture des opérations de pêche palangrière par les observateurs de 5 % à travers la région. Toutefois, pour des raisons liées au manque d’espace à bord des plus petits navires, à des difficultés logistiques et au coût, ce taux s’est pour l’heure limité à environ 2 %, ce qui explique le manque de données indépendantes concernant l’ensemble des campagnes de pêche palangrière et notamment les prises d’espèces visées et non visées. Ces données sont pourtant essentielles à une meilleure connaissance scientifique de ces pêcheries, à l’amélioration de leur gestion et à la promotion d’une application scrupuleuse des mesures de conservation en vigueur au niveau national et régional. Le recours à des technologies modernes, à même de compléter l’intervention des observateurs, offre cependant des moyens concrets de surmonter ces difficultés propres à la pêche thonière palangrière et constitue, à ce titre, une avancée majeure.

La conception et le lancement de ce projet ont fait appel à de multiples partenaires, au nombre desquels on compte : Tri Marine, National Fisheries Developments Limited (NFD), Yi Man Fishery Company, Satlink, l’Agence des pêches du Forum (FFA), la CPS et le ministère des Pêches et des Ressources marines des Îles Salomon. Si Tri Marine et la NFD participent à la gestion du projet et aux frais d’acquisition, d’installation et de maintenance des appareils électroniques, la FFA assume pour sa part une partie des coûts liés à l’achat du matériel, au titre du projet DEVFISH 2, financé par l'Union européenne, en plus de jouer un rôle central de coordination. Par ailleurs, Satlink fournit et finance en partie l’achat de l’équipement électronique, tout en se chargeant des équipes responsables de l’installation du matériel, et du suivi et de l’analyse des données. Les deux navires concernés ont été mis à disposition par la société Yi Man Fishery Company qui a dégagé le temps nécessaire à l’installation du matériel, fourni l’espace requis à bord et mis à disposition les moyens utiles à l’accueil de l’équipement et des observateurs. Le ministère des Pêches et des Ressources marines des Îles Salomon a, quant à lui, mis à disposition les observateurs présents à bord, en complément des appareils électroniques, tandis que la CPS a nommé un coordonnateur de terrain chargé de faciliter le détachement des observateurs, l’analyse des données, l’évaluation du projet et la rédaction du rapport.

Cette initiative, qui a nécessité un haut niveau de collaboration, permettra de déterminer dans quelle mesure le recours à des caméras vidéo, au stockage électronique des données et aux systèmes de surveillance des navires (VMS), en sus des inspections au port, est susceptible de fournir la quantité de données d’observation minimale requise par le programme régional d’observation de la WCPFC. Les images enregistrées seront passées au crible après chaque campagne par le ministère des Pêches et des Ressources marines des Îles Salomon, en collaboration avec la FFA et Satlink, à l’aide d’un logiciel adapté d’analyse de données. Des observateurs seront également présents à bord et s’acquitteront de leurs fonctions habituelles. Les données ainsi recueillies seront comparées à celles obtenues électroniquement. Le projet concerne deux campagnes de pêche d’une durée de six à dix semaines chacune, réalisées par deux navires, soit un total de quatre sorties. Les résultats préliminaires seront présentés à l’occasion de la réunion du Comité scientifique de la WCPFC au mois d’août 2014, avant la publication d’un rapport de synthèse reprenant les principales conclusions du projet, notamment une analyse coût-bénéfice et des recommandations en vue d’une éventuelle poursuite et réédition de cette initiative.

Bien que le projet soit original et novateur de par le fait qu’il porte sur les opérations de pêche thonière hauturière à la palangre dans cette zone précise du Pacifique, il s’inscrit plus largement dans le cadre du programme de développement des technologies électroniques de la WCPFC. De nouveaux rapports électroniques permettant de numériser et de simplifier l’enregistrement des données provenant des navires et des services des pêches ont été mis à l’essai à bord des senneurs de la NFD et sont actuellement introduits dans d’autres flottilles. Les systèmes de surveillance des navires (VMS) comprennent déjà un suivi électronique et prévoient désormais l’utilisation de systèmes vidéo tels que celui testé au titre du présent projet. Cette semaine, la WCPFC poursuit son engagement dans ce sens en organisant un atelier consacré au suivi et aux rapports électroniques au siège de la FFA, à Honiara (31 mars - 1er avril 2014). Cet atelier a pour objectif d’inciter les pays membres à promouvoir l’utilisation des technologies électroniques et d’élaborer une proposition à soumettre lors de la prochaine réunion du Comité de conformité technique. À l’ occasion de l’atelier, la genèse et le lancement du projet seront présentés dans les grandes lignes, dans l’espoir de susciter un retour d’expérience des participants et d’orienter la deuxième campagne des navires de pêche.

Malgré les pressions croissantes subies par les stocks de thonidés, des actions concertées telles que celle-ci, réunissant acteurs privés et responsables du secteur des pêches, peuvent aboutir à des résultats concrets et constructifs. Les techniques modernes de pêche sont souvent pointées du doigt pour leurs effets néfastes sur l’environnement. Or, employées de façon stratégique, ces innovations peuvent participer au renforcement des connaissances scientifiques ainsi qu’au suivi, au contrôle et à la surveillance indispensables à la gestion durable des stocks.

Rédigé par Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) le Lundi 14 Avril 2014 à 06:02 | Lu 406 fois






1.Posté par jean pierre le 14/04/2014 11:26 | Alerter
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Je ne sais dans quelle mesure ce système est efficace; ce qui serait vraiment efficace par contre ce serait de faire un moratoire contraignant qui interdise la pêche des thonidés de façon industrielle 6 mois par an.
Ou encore mieux interdire la pêche pour exporter sur le japon tant qu'il n'auront pas réglé leur problème nucléaire, la ressource, se referait une santé vite fait..

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