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Le second prêt pour la Polynésie confirmé par l'État



 Paris, le 2 septembre 2020 - Présenté jeudi en Conseil des ministres à Paris, le plan de relance afin de lutter contre les conséquences économiques de l'épidémie de Covid-19, comporte un volet ultramarin, doté de 179 milliards de Fcfp. Pour la Polynésie française, le ministère des Outre-mer, via l'Agence française de développement (AFD), s'est notamment engagé à prêter de nouveau de l'argent au gouvernement. Un appel à projets doit avoir lieu.
 
La crise est loin d'être terminée mais après le confinement, les gestes-barrières et les restrictions de voyages, l'heure est aux plans de relance économique. Après le gouvernement local, qui présentait son plan de relance "Cap 2025" mardi, l'État présente jeudi son "plan de relance post-Covid-19", à Paris. Réunis autour du Premier ministre, Jean Castex, les ministres présentent tous leur "plan de relance" afin de lutter contre les conséquences économiques de la Covid-19. L'Outre-mer, et en son sein la Polynésie française, ne fait pas exception. "Sur un plan de relance global de 100 milliards d'euros, 1,5 milliard (179 milliards de Fcfp) a été sécurisé en direction des départements et des collectivités d'Outre-mer", se félicite l'administration du ministère des Outre-mer, rue Oudinot, dans le 7e arrondissement de la capitale française.
 
Une nuance existe, que les services dirigés par le ministre Sébastien Lecornu tiennent à mettre en avant : "Les collectivités ultramarines sont éligibles aux financements de l'ensemble du plan national, le milliard et demi d'euros du plan spécifique Outre-mer ne constitue pas l'intégralité de l'enveloppe en direction de ces territoires, seulement une partie sécurisée qui sera attribuée à des projets déjà mis en route, qui correspondent à des crédits déjà fléchés et qui ne nécessitent pas de nouvelle ingénierie administrative". Cette affirmation est à prendre avec du recul en ce qui concerne la Polynésie française puisque, comme ajoutent les services de l'État, "la situation est spécifique en ce qui concerne les collectivités d'Outre-mer où l'État n'assume que les compétences régaliennes". Voilà pourquoi, en ce qui concerne le fenua, la plus large partie de la somme allouée au territoire pour la relance économique consistera en un prêt de l'Agence française de développement (AFD), garanti par l'État. C'est le deuxième du genre puisque la présentation du plan "Cap 2025"  par le président Fritch il y a deux jours, s'appuyait déjà sur un prêt de l'AFD. "Ce qui a été indiqué aux autorités de Polynésie française, c'est qu'en fonction des besoins et des projets nous ferons un deuxième prêt", annonçait mercredi à Paris l'administration du ministère des Outre-mer.
 
La DGF "rattrapée"
 
Quel que soit le montant de ce nouveau prêt –non encore fixé pour l'instant, puisqu'il dépendra d'un appel à projets que le gouvernement français lance en direction de celui de Polynésie française– il sera inscrit dans la loi française prochainement de deux façons. D'abord, comme le reste du plan de relance économique consacré à l'Outre-mer, il s'agira de la prochaine loi de finances (PLF) : le marathon budgétaire doit commencer en octobre prochain. "Le plan de relance s'étendra sur deux ans et devrait commencer à produire des effets concrets, visibles pour la population, dès le 1er janvier 2021", veut croire le gouvernement français.
 
La loi de finances ne sera pas le seul véhicule législatif de l'aide apportée par l'État afin de faire face aux conséquences économiques de la Covid-19 : le ministère des Outre-mer a l'intention d'aider les collectivités ultramarines via un dispositif financier intitulé "rattrapage de la Dotation globale de fonctionnement (DGF)". Fournie directement aux communes et aux communautés de communes, cette enveloppe devrait cette année être augmentée. De quel montant exactement en ce qui concerne le fenua ? Impossible de le dire précisément, puisque le montant fourni par la rue Oudinot – 85 millions d'euros, 10 milliards de Fcfp – concerne tout l'Outre-mer.
 
Tourisme et aérien en suspens
 
D'une façon générale, difficile dans ce "plan de relance économique" de trouver des mesures spécifiques à la Polynésie française. Aucun volet n'est dédié en particulier au soutien au secteur touristique, très éprouvé par la crise au fenua comme ailleurs. Sollicité par Tahiti Infos, le ministère des Outre-mer n'a pas davantage pu se prévaloir d'une ligne d'aide spécifique aux compagnies aériennes dont le modèle est remis en cause par les précautions sanitaires. "Il faut différencier les aides d'urgence, dont les compagnies ont bénéficié et continuent de le faire, de ce plan de relance qui se situe sur le long terme".
 
Annoncé jeudi à Paris, ce plan de relance sera mis en œuvre à partir du mois prochain, à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire dans l'hémicycle du Palais Bourbon. C'est à ce moment et à cet endroit que se joueront les véritables arbitrages et que la négociation commencera réellement pour les élus du fenua.
 

Rédigé par Julien Sartre le Mercredi 2 Septembre 2020 à 21:24 | Lu 1905 fois





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