
Tahiti, le 20 janvier 2025 - Etre élève de terminale en 2023 en Polynésie française. C'est l'objet de l'enquête statistique demandée par la DGEE et réalisée par l'ISPF et l'Ined en avril 2023 dans l'ensemble des établissements scolaires concentrés sur les îles de la société. Il en ressort notamment que la grande majorité des élèves de terminale préfèrent rester au fenua après le Bac, et que la filière professionnelle est plus fréquentée que la filière générale.
Quelles sont leurs conditions de vie, leurs activités, leurs désirs d'orientation, leurs perspectives d'avenir... En avril 2023, la Direction de l'Education et des enseignements (DGEE) a demandé à l'Institut de la statistique (ISPFà et à l'Institut national d'études démographiques (Ined) d'interroger un panel de 3 300 élèves de terminale en se référant à la promotion des élèves de 3èmes enquêtés en 2019. Il apparait qu'"un peu plus de trois quarts" d'entre eux ont poursuivi leur scolarité jusqu'en terminale, explique ainsi l'enquête qui ne précise pas ce qu'est devenu le quart restant.
En préambule, il est d'abord rappelé que l'offre scolaire est concentrée sur les îles de la société avec 15 établissements secondaires sur 20 sont implantés à Tahiti et Moorea, trois à Raiatea, un à Bora-Bora et le lycée agricole de Nuku Hiva aux Marquises faisant "figure d'exception". Et que le secteur public accueille 71% des élèves quand 29% d'entre eux se dirigent vers les établissements privés.
Cette enquête révèle surtout que l'enseignement en Polynésie est principalement professionnel et technologique (respectivement 39% et 25% des élèves). Une filière professionnelle dans laquelle on retrouve davantage de garçons (45%) que de filles (33,1%) qui sont plus nombreuses à poursuivre leur cursus en filière générale (39,5% contre 32,3% pour les garçons).
"Des activités extra-scolaires sportives et genrées"
"La centaine d'élèves déclarant un autre genre sont répartis de façon intermédiaire", souligne l'enquête qui s'intéresse aussi aux conditions de vie des lycéens et lycéennes. 67% de ces élèves de terminale vivent chez leurs parents (de naissance ou fa'a'amu), 12% en foyer ou en internat, 10% chez de la famille ou des amis, et 10% "sans résidence stable" qui jonglent entre plusieurs lieux de résidence ce qui ne contribue pas à une scolarité sereine.
On connaît les jobs étudiants mais certains commencent dès le lycée. C'est ainsi que plus d'un quart des élèves de terminale interrogés (28%) déclarent exercer en parallèle une activité rémunérée qui pour 35% d'entre eux, considèrent qu'elle leur "prend beaucoup de temps".
Cette enquête souligne par ailleurs "des activités extra-scolaires sportives et genrées", avec une "différence de pratique importante". On passe en effet du simple au double avec 42% de filles qui déclarent faire du sport sur leur temps libre contre 82% de garçons.
Si les trois quarts des élèves de terminale générale (73%) espèrent poursuivre leurs études, ceux qui sortent de Bac Pro envisagent de commencer à travailler dans la foulée. Enfin, une large majorité des terminales souhaite rester en Polynésie après le Bac (77%), un tiers (34%) dans l'Hexagone, et 17,5% à l'étranger.
Quelles sont leurs conditions de vie, leurs activités, leurs désirs d'orientation, leurs perspectives d'avenir... En avril 2023, la Direction de l'Education et des enseignements (DGEE) a demandé à l'Institut de la statistique (ISPFà et à l'Institut national d'études démographiques (Ined) d'interroger un panel de 3 300 élèves de terminale en se référant à la promotion des élèves de 3èmes enquêtés en 2019. Il apparait qu'"un peu plus de trois quarts" d'entre eux ont poursuivi leur scolarité jusqu'en terminale, explique ainsi l'enquête qui ne précise pas ce qu'est devenu le quart restant.
En préambule, il est d'abord rappelé que l'offre scolaire est concentrée sur les îles de la société avec 15 établissements secondaires sur 20 sont implantés à Tahiti et Moorea, trois à Raiatea, un à Bora-Bora et le lycée agricole de Nuku Hiva aux Marquises faisant "figure d'exception". Et que le secteur public accueille 71% des élèves quand 29% d'entre eux se dirigent vers les établissements privés.
Cette enquête révèle surtout que l'enseignement en Polynésie est principalement professionnel et technologique (respectivement 39% et 25% des élèves). Une filière professionnelle dans laquelle on retrouve davantage de garçons (45%) que de filles (33,1%) qui sont plus nombreuses à poursuivre leur cursus en filière générale (39,5% contre 32,3% pour les garçons).
"Des activités extra-scolaires sportives et genrées"
"La centaine d'élèves déclarant un autre genre sont répartis de façon intermédiaire", souligne l'enquête qui s'intéresse aussi aux conditions de vie des lycéens et lycéennes. 67% de ces élèves de terminale vivent chez leurs parents (de naissance ou fa'a'amu), 12% en foyer ou en internat, 10% chez de la famille ou des amis, et 10% "sans résidence stable" qui jonglent entre plusieurs lieux de résidence ce qui ne contribue pas à une scolarité sereine.
On connaît les jobs étudiants mais certains commencent dès le lycée. C'est ainsi que plus d'un quart des élèves de terminale interrogés (28%) déclarent exercer en parallèle une activité rémunérée qui pour 35% d'entre eux, considèrent qu'elle leur "prend beaucoup de temps".
Cette enquête souligne par ailleurs "des activités extra-scolaires sportives et genrées", avec une "différence de pratique importante". On passe en effet du simple au double avec 42% de filles qui déclarent faire du sport sur leur temps libre contre 82% de garçons.
Si les trois quarts des élèves de terminale générale (73%) espèrent poursuivre leurs études, ceux qui sortent de Bac Pro envisagent de commencer à travailler dans la foulée. Enfin, une large majorité des terminales souhaite rester en Polynésie après le Bac (77%), un tiers (34%) dans l'Hexagone, et 17,5% à l'étranger.