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Le litchi, trésor rouge de Tubuai



TUBUAI, le 18 décembre 2018. À chaque fin d’année, ce sont des tonnes de litchis qui sont expédiés sur Tahiti. Pour les agriculteurs, le travail démarre au mois de mars pour une récolte à partir de mi-novembre, voire mi-décembre. Virginia Tihupe-Faana, fille d’un grand agriculteur de Tubuai nous parle de cette activité très lucrative.

Vendredi 14 décembre, il est 6 heures, lorsque Virginia, ses parents, et d’autres membres de la famille se préparent à rejoindre leurs champs de litchis, situés dans la commune associée de Mahu, sur l’île de Tubuai, dans l’archipel des Australes. Des terrains de plusieurs hectares où ont été plantés plus de 700 pieds de litchis.

Cette famille d’agriculteurs, pour la plupart, vit des produits de la terre que le patriarche a cultivés depuis son plus jeune âge. « Mon père était réputé pour avoir le plus grand nombre de champs de pommes de terre sur l’île », raconte Virginia Tihupe-Faana.

La cueillette se fait en famille
La cueillette se fait en famille
En 2009-2010, la famille se lance dans la culture de litchis, un business qui commence à prendre de l’ampleur sur l’île et dont raffolent les Polynésiens. Le père de Virginia comprend vite que le commerce de litchis sera bénéfique pour la famille.

Et l’année 2012 a été exceptionnelle. « Nous avons réussi à vendre plus de 30 tonnes de litchis, cette année-là », se rappelle Virginia, avant de rajouter : « Sur les vols réguliers, nous avons envoyé en gros 400 kg par voyage, sans compter les cargos, où on mettait 5 tonnes de litchis. »

Une fois la cueillette terminée, place au tri des litchis.
Une fois la cueillette terminée, place au tri des litchis.
Aujourd’hui, la famille possède 4 champs de litchis, et les années ne se ressemblent pas. L’an dernier, par exemple, Virginia et sa famille n’ont pas recueilli grand-chose. En 2018, les fruits sont là, mais on est bien loin des années fastes. Mais, ce n’est pas pour autant que la famille va se décourager. C’est d’ailleurs dans une ambiance bon enfant que ce beau monde a procédé à la cueillette des litchis, vendredi. « Nous avons eu plus d’une tonne de litchis à faire partir sur Tahiti, le lendemain », confie Virginia. Le kilo a été vendu à 1 250 francs, un tarif plutôt attractif, surtout quand on sait le travail qui est fourni en amont. « Il faut entretenir les pieds de litchis, et pour que les fruits soient au rendez-vous, nous incisons les troncs d’arbre, au mois de mars. Après, il faut attendre la floraison, fin mai – début juin. Mi-août, les premiers bourgeons apparaissent. Et ce n’est que vers la fin de l’année, que les fruits peuvent être cueillis ».

Mais attention, les éléments de la nature jouent également un rôle important. « Quand il fait froid, la récolte ne sera pas bonne. Mais le plus dur, reste la période des vents forts pendant la floraison. Les fleurs tombent et nos chances d’avoir des fruits s’amenuisent. Cette année, par exemple, nous avons perdu beaucoup de fleurs de litchis. On n’y peut rien, nous ne contrôlons pas la nature. Nous vivons avec elle et nous acceptons ce qu’elle nous donne », tente de se rassurer Virginia.

Mais les fruits rouges pendus sur les arbres redonnent le sourire à cette famille d’agriculteurs. Dans les champs, pendant la cueillette, chacun sait ce qu’il a à faire. Une fois que tout a été recueilli, place au tri. « Nous goûtons d’abord pour voir si les fruits sont sucrés, parce que nous ne voulons pas expédier des produits infectes », assure la mère de famille.

Il ne reste plus qu’à mettre les litchis dans les cartons.
Il ne reste plus qu’à mettre les litchis dans les cartons.
Face à la charge de travail, Virginia ne prend plus de réservations. « Si on veut bien faire notre travail, on doit prendre notre temps et choisir les bons litchis. Maintenant, les gens viennent vers nous grâce à nos amis, et ainsi de suite… ».

Et de poursuivre : « Avant nous ne fournissions que la coopérative Kai Hotu Rau. Aujourd’hui, cette coopérative n’existe plus. Donc, on traite avec des particuliers et un commerçant de Faa’a. »

Les cartons sont pesés de nouveau par les agents d’Air Tahiti, avant d’être embarqués dans l’avion.
Les cartons sont pesés de nouveau par les agents d’Air Tahiti, avant d’être embarqués dans l’avion.
À quelques jours de la Noël, les commandes ne désemplissent pas. Ce mardi, Virgina et sa famille retourneront dans les champs de litchis pour de nouvelles demandes. Les cartons remplis de trésor rouges prendront la direction de Tahiti, mercredi. « Le reste nous garderons pour nous (rires) ».

Une fois que la saison des litchis sera passée, Virginia et sa famille vaqueront à d’autres occupations, en attendant la prochaine floraison.

Taputuhurupee Taroaitehaihai, âgé de 85 ans, est le père de 17 enfants, dont Virginia. Il vit de l’agriculture depuis son plus jeune âge.
Taputuhurupee Taroaitehaihai, âgé de 85 ans, est le père de 17 enfants, dont Virginia. Il vit de l’agriculture depuis son plus jeune âge.

Rédigé par Corinne Tehetia le Mardi 18 Décembre 2018 à 17:02 | Lu 2464 fois

Tags : AGRICULTURE





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