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Le gouvernement fidjien annonce des « kits d’inscription » sur les listes électorales



Le gouvernement fidjien annonce des « kits d’inscription » sur les listes électorales
SUVA, jeudi 24 mai 2012 (Flash d’Océanie) – Le gouvernement fidjien a annoncé mercredi la mise en circulation, à partir du 3 début juillet 2012 et pendant les deux mois suivants, de « kits d’enregistrement » sur les listes électorales dans le cadre de la préparation du scrutin censé marquer le retour de l’archipel dans la démocratie et annoncé pour septembre 2014.

Pour cette opération de mise à jour des listes électorales, pour laquelle un budget de 3,9 millions de dollars fidjiens (1,6 million d’euros) a été alloué, 380 de ces appareils devraient être mis à disposition du public, via 1.150 centres d’enregistrement, avec comme objectif d’enregistrer quelque 640.000 électeurs pour les législatives (pour une population totale de près de 900.000 habitants répartis sur quelque 110 îles).
Parallèlement, les autorités ont annoncé le lancement prochain d’une campagne d’information afin de sensibiliser le public à ces formalités préliminaires aux opérations de vote, a précisé l’Attorney General (chef des services juridiques du gouvernement et garde des sceaux) Aiyaz Sayed-Khaiyum au cours d’une conférence de presse.

Il a aussi rappelé que l’une des principales caractéristiques du nouveau système de vote serait basé sur le principe d’ « une personne, une voix », sans distinction aucune par rapport à un quelconque groupe ethnique.
M. Sayed-Khaiyum a aussi rappelé que pour la première fois, les personnes qui auront 18 ans en septembre 2014 seront concernées et doivent donc dès maintenant se faire enregistrer.
Réagissant à des inquiétudes exprimées par les différents partis politiques en présence avant le putsch de décembre 2005, M. Sayed-Khaiyum a concédé que l’armée serait bien appelée à venir en aide à cette énorme opération logistique, mais qu’en aucun cas cette présence militaire ne pouvait être interprétée comme une ingérence militaire dans les opérations électorales.
Selon lui, dans ce contexte, l’armée reste « apolitique ».
« Nous continuons à suivre les recommandations émises par l’Union Européenne (qui avait mobilisé une importante mission d’observation lors du précédent scrutin, en mai 2006) », a-t-il assuré en rappelant qu’à l’issue de ce scrutin de 2006, la mission européenne avait clairement mentionné de nombreuses « irrégularités ».
« Comme par exemple ces 101 pour cent de taux de participation dans l’une des circonscriptions (…) Ou encore ces 20.000 erreurs détectées sur les listes électorales, 9,7 pour cent des voix invalidées (…) Nous ne voulons pas que cela se reproduise », a-t-il rappelé.
En début de semaine, Laisenia Qarase, chef de file du parti SDL (Soqosoqo Duavata Ni Lewenivanua), et renversé de son poste de Premier ministre lors du coup d’État du 5 décembre 2006, avait exprimé des réserves quant à l’implication des militaires dans ces opérations logistiques, ce qui, selon lui, porte atteinte à l’intégrité du processus.
Ce dispositif préélectoral comprend, à sa tête, le Major Isoa Loanakadavu, qui devrait être épaulé d’un expert australien, William Hogan, actuellement rattaché au Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), ainsi que d’un Néo-zélandais, Mark Jones, qui occupe par pailleurs un rôle de responsabilité au centre d’enregistrement sur les listes électorales néo-zélandaises.
Toujours selon le plan annoncé par Fidji, le vote à proprement parler devrait se faire sur une plateforme électronique afin de « supprimer les fraudes ».
Il devrait s’étaler sur plusieurs semaines et permettre aux électeurs de commencer à voter dans la capitale dès le 3 juillet 2014.
C’est une société canadienne, Code Inc, qui a été sélectionnée pour mener à bien le volet électronique (logiciels et matériel) des opérations de mise à jour des listes électorales et du vote final.
Parallèlement, une autre facette de ce plan de retour à la démocratie concerne une refonte de la Constitution avec pour objectif des consultations publiques et l’élaboration d’un nouveau document par une Commission Constitutionnelle (présidée par l’universitaire Sud-africain Yash Ghai, spécialisé dans les affaires constitutionnelles) d’ici mi-2013.
Cers recommandations seront ensuite soumises à une « Assemblée Constituante ».
La précédente Constitution, élaborée en 1997, a été abrogée en avril 2009.
Elle instituait un système de sièges et circonscriptions réservés à l’une ou l’autre des deux principales ethnies en présence dans l’archipel : les Fidjiens indigènes et les citoyens d’origine indiennes, amenés à la fin du 19ème siècle par le Royaume-Uni (alors puissance coloniale) pour cultiver la canne à sucre.
Les Indo-fidjiens représentent maintenant moins de 35 pour cent de la population totale de Fidji.

pad

Rédigé par PAD le Mercredi 23 Mai 2012 à 22:03 | Lu 351 fois





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