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Le brise-glace scientifique Nathaniel B. Palmer vient de lever l'ancre



Maxime Duchet et Sabine Mecking.
Maxime Duchet et Sabine Mecking.
PAPEETE, le 21 août 2017 - Il est arrivé le 17 août à Papeete. Le Nathaniel B. Palmer, un brise-glace scientifique de la National science foundation, a fait escale à Tahiti sur sa route vers Valparaiso. Les scientifiques à son bord participent au programme Go-Ship qui documente le phénomène du réchauffement climatique.

Le port de Papeete vient d’accueillir le Nathaniel B. Palmer, un brise-glace scientifique de la National science foundation américaine (US NSF). Basé normalement en Antarctique, non loin des bases américaines McMurdo sur l’île de Ross et Palmer sur l’île d’Anvers, le navire a quitté l'extrême sud du globe pour réaliser une mission de quatre mois entre Sydney et Valparaiso (Chili). Il est resté aux alentours des 30 degrés sud. Cette mission se répète tous les dix ans dans le cadre du projet The Global Ocean Ship-Based Hydrographic Investigations Programm (Go-Ship). L’objectif ? "Réaliser un monitoring de l’océan", répond Sabine Mecking, responsable scientifique entre Sydney et Papeete. Elle est chercheuse à l’université de Seattle.

"Le Go-Ship consiste à étudier les paramètres physiques, chimiques et biologiques de la colonne d’eau dans l’océan. Ce qui permet de documenter le changement climatique à tous les niveaux, en surface mais aussi en profondeur", détaille Sabine Mecking.

L’océan profond joue un rôle important dans la régulation des gaz de l'atmosphère et donc dans l'augmentation de la température atmosphérique. Le CO2 en excès participe au réchauffement climatique. Depuis la révolution industrielle, ce surplus est en grande partie absorbe par l'océan. L'océan stocke et répartit la chaleur et le CO2 excédentaire. Ce qui limite le réchauffement climatique atmosphérique.

Mais le CO2 capté par l'océan acidifie les eaux. Ce qui a des conséquences sur les écosystèmes marins. Par ailleurs, plus l'océan se réchauffe et moins il est capable d'absorber du CO2. Les flux sont complexes. Les conséquences encore floues à certain niveau. Les scientifiques du brise-glace réalisent des mesures sur toute la colonne d'eau. Ils prélèvent des échantillons qu'ils analysent.

"Concrètement", explique Sabine Mecking, "nous immergeons toutes les latitudes, ou parfois toutes les demi latitudes, un gros cylindre qui contient au total 36 bouteilles. La fermeture de ces bouteilles est commandée à distance, sur le bateau, on les ferme une à une en fonction de la profondeur de la colonne d’eau tous les 300, 200 ou 100 mètres, parfois un peu moins quand il n’y a pas beaucoup de profondeur".

Maxime Duchet, élève en ingénierie et océanographie à l'École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA), a voyagé à bord du Nathaniel B. Palmer depuis l'Australie. Il précise : "les prélèvements que nous avons réalisés sur la ligne Sydney/Papeete ont déjà été réalisés en 1992, 2003 et 2009/2010." Ce qui permet un certain recul.

Des résultats se profilent. Sabine Mecking rapporte d'ores et déjà que "l'océan se réchauffe et qu'il s'acidifie. Et cela va continuer". Même si les activités humaines responsables du réchauffement climatique s'arrêtaient net aujourd'hui.

Pour engranger de nouvelles données, le brise-glace va poursuit sa route. Une partie des scientifiques à bord du Nathaniel B. Palmer depuis Sydney ont mis à pied à terre. Ils ont été remplacés par de nouveaux chercheurs qui vont continuer les prélèvements sur la colonne d'eau. Le navire devrait arriver à Valparaiso le 30 septembre. Il continuera vers Punta Arenas avant de rejoindre l'Antarctique.

Portrait du brise-glace

Construit par les chantiers Edison Chouest Offshore, il a été lancé en 1992 et baptisé du nom du premier américain à avoir aperçu l’Antarctique. Ce navire passe le plus clair de son temps dans cette région glaciaire. Long de 94 mètres, il est en mesure de briser des couches de glaces de 60 centimètres d’épaisseur. À son bord, il peut recevoir une cinquantaine de scientifiques.

Rédigé par Delphine Barrais le Lundi 21 Août 2017 à 11:13 | Lu 1096 fois





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