Tahiti, le 20 août 2026 – Le tout nouveau caboteur Dory 2, qui largue les amarres lundi pour son voyage inaugural, ne pourra pas accoster à Manihi jeudi prochain et probablement pendant les quatre ou cinq prochaines semaines. En cause : une bitte d’amarrage gênante. Si le Pays assure qu’il a été “prévenu un peu tardivement”, le tāvana de Manihi dément et se souvient avoir déjà été contacté par le Pays en avril-mai dernier concernant ce problème.
Arrivé il y a deux semaines au Fenua, le caboteur Dory 2 “Heke Nui” doit entamer lundi sa première tournée vers les Tuamotu de l’ouest. Des escales à Tikehau, Fakarava, Rangiroa, Manihi et Ahe sont en principe sur sa route avant le voyage retour vers Papeete. Le navire de 71 mètres de long, pourra également assurer le transport de 140 passagers en plus des 1 400 tonnes de marchandises qu’il peut embarquer. Aux Tuamotu, près de 8 000 îliens sont concernés par cette activité de cabotage.
Arrivé il y a deux semaines au Fenua, le caboteur Dory 2 “Heke Nui” doit entamer lundi sa première tournée vers les Tuamotu de l’ouest. Des escales à Tikehau, Fakarava, Rangiroa, Manihi et Ahe sont en principe sur sa route avant le voyage retour vers Papeete. Le navire de 71 mètres de long, pourra également assurer le transport de 140 passagers en plus des 1 400 tonnes de marchandises qu’il peut embarquer. Aux Tuamotu, près de 8 000 îliens sont concernés par cette activité de cabotage.
“On se croirait sur un paquebot !”
L’inauguration du navire a eu lieu mercredi soir en toute intimité. Seule la famille et les salariés étaient présents. Ce jeudi matin, la visite était ouverte aux médias de la place ainsi qu’au public.
Mana’ura et Teruamanu qui s’occupent du soutage des ferries en ont profité, avec leurs collègues de travail, pour visiter ce navire flambant neuf, et ils n’ont pas été déçus. “On se croirait sur un paquebot ! C'est plutôt pas mal surtout pour les personnes des îles qui veulent faire la traversée. Les fauteuils peuvent s’incliner jusqu’à être allongé, il y a un coin cinéma, un sun deck également sur lequel on peut bronzer. En tout cas ça donne vraiment envie.”
Le ministre des Grands travaux, de l’équipement en charge des transports terrestres et maritimes, Jordy Chan, partage le point de vue de ces jeunes hommes. “C'est un beau bateau. Il va permettre de renforcer la desserte sur les Tuamotu-Ouest avec une desserte de passagers très attendue par la population locale. En plus, il y a des aménagements qu'on n’a pas sur les autres bateaux comme le sun deck, le home cinéma… On a un bar aussi. Et les sièges sont très confortables. J'ai l'impression que c'est un bateau de croisière. Les clients vont être très satisfaits.”
Mana’ura et Teruamanu qui s’occupent du soutage des ferries en ont profité, avec leurs collègues de travail, pour visiter ce navire flambant neuf, et ils n’ont pas été déçus. “On se croirait sur un paquebot ! C'est plutôt pas mal surtout pour les personnes des îles qui veulent faire la traversée. Les fauteuils peuvent s’incliner jusqu’à être allongé, il y a un coin cinéma, un sun deck également sur lequel on peut bronzer. En tout cas ça donne vraiment envie.”
Le ministre des Grands travaux, de l’équipement en charge des transports terrestres et maritimes, Jordy Chan, partage le point de vue de ces jeunes hommes. “C'est un beau bateau. Il va permettre de renforcer la desserte sur les Tuamotu-Ouest avec une desserte de passagers très attendue par la population locale. En plus, il y a des aménagements qu'on n’a pas sur les autres bateaux comme le sun deck, le home cinéma… On a un bar aussi. Et les sièges sont très confortables. J'ai l'impression que c'est un bateau de croisière. Les clients vont être très satisfaits.”
“On a été prévenu un peu tardivement”
Mais le Dory 2 qui est censé faire escale jeudi de la semaine prochaine à 5H30 du matin à Manihi risque de voir ce motu et ses habitants de très loin puisqu’une bitte d’amarrage empêche le caboteur d’y accoster. Elle doit pourtant être retirée depuis plusieurs mois.
“C'est un dossier sur lequel on travaille” assure le ministre qui précise cependant avoir été “prévenu un peu tardivement de la nécessité de retirer cette bitte d'amarrage pour pouvoir permettre au bateau d'accoster (…). On a lancé la procédure de consultation tout de suite après qu’on a eu cette information.”
Il ajoute également avoir rencontré des “difficultés à faire passer le collectif 2 dont dépend le financement qui va servir à réaliser ces travaux. Donc il y a eu un peu de retard. Là, on a contractualisé le prestataire […]. Normalement, ce sera fait au maximum mi-septembre. Mais on est encore en discussion avec le prestataire pour accélérer les travaux”.
Le montant total de ce chantier s’élève à 5 millions de francs et le Pays assure avoir fait des consultations auprès de “personnes compétentes. C’est un quai, il faut qu’on s’assure que la structure n’ait pas ensuite des problèmes”. Toujours selon nos informations le prestataire doit se rendre à Manihi dès ce lundi pour commencer les travaux.
“C'est un dossier sur lequel on travaille” assure le ministre qui précise cependant avoir été “prévenu un peu tardivement de la nécessité de retirer cette bitte d'amarrage pour pouvoir permettre au bateau d'accoster (…). On a lancé la procédure de consultation tout de suite après qu’on a eu cette information.”
Il ajoute également avoir rencontré des “difficultés à faire passer le collectif 2 dont dépend le financement qui va servir à réaliser ces travaux. Donc il y a eu un peu de retard. Là, on a contractualisé le prestataire […]. Normalement, ce sera fait au maximum mi-septembre. Mais on est encore en discussion avec le prestataire pour accélérer les travaux”.
Le montant total de ce chantier s’élève à 5 millions de francs et le Pays assure avoir fait des consultations auprès de “personnes compétentes. C’est un quai, il faut qu’on s’assure que la structure n’ait pas ensuite des problèmes”. Toujours selon nos informations le prestataire doit se rendre à Manihi dès ce lundi pour commencer les travaux.
“On a l'impression qu'on est oublié du monde”
Le tāvana de Manihi, Herman Lancelle, confirme effectivement que le navire ne pourra pas faire escale sur son île “à cause d'un bollard qu'il faut retirer”. “Nous sommes très embêtés car on attend ce bateau depuis de longs mois voire années”, déplore-t-il.
L’élu a échangé avec le ministre ce jeudi matin : “Il nous a même dit que c'était fait alors que ce n'était pas fait. J'essaie de trouver des solutions par tous les moyens pour qu'on puisse avoir notre Dory à temps la semaine prochaine.”
Le tāvana de Manihi réfute que le ministre ait été mis au courant “tardivement” de ce dossier puisque le navire “est déjà en construction depuis un certain nombre d'années. Il ne faut pas qu'on raconte n'importe quoi”. Pour lui ce problème pourrait “être réglé demain. On a les prestataires qu'il faut sur l'île (…). Ils ont pris un prestataire ailleurs. Pourquoi ne pas travailler avec les prestataires qu'il y a dans les îles ? Pourquoi faire appel à chaque fois à Tahiti ? Ont-ils plus de compétences que nous ? On peut le faire !”
Il rappelle aussi que le Pays a fait “appel à la commune” en avril-mai dernier pour faire l’inventaire des “engins” dont ils peuvent disposer sur place et “comment on peut retirer cette bitte d'amarrage. Et puis après, on n'a plus eu de nouvelles (…). Et ce matin le ministre nous dit : ‘Ça y est, c'est fait’. Je dis non, ce n'est pas fait. Ça n'a pas été fait. Et pourquoi cela ? On n'a pas de réponse !”
Le tāvana en réitère la proposition : les prestataires de Manihi peuvent travailler avec la société titulaire du marché : “Ils sont prêts à travailler en partenariat avec leur prestataire. Ils trouveront une solution plus rapidement pour que le Dory puisse faire escale chez nous.”
“C'est toute la population de Manihi que vous allez bloquer (…). On a déjà de la marchandise dessus.” Le tāvana de Manihi ajoute que tout était prêt sur place pour accueillir le caboteur. “Et on nous dit que le Dory va arriver peut-être d'ici un mois et demi. Ça nous fait un froid d'un coup. On n'est pas contents du tout de cette réponse-là (…). On a l'impression qu'on est oublié du monde.”
L’élu a échangé avec le ministre ce jeudi matin : “Il nous a même dit que c'était fait alors que ce n'était pas fait. J'essaie de trouver des solutions par tous les moyens pour qu'on puisse avoir notre Dory à temps la semaine prochaine.”
Le tāvana de Manihi réfute que le ministre ait été mis au courant “tardivement” de ce dossier puisque le navire “est déjà en construction depuis un certain nombre d'années. Il ne faut pas qu'on raconte n'importe quoi”. Pour lui ce problème pourrait “être réglé demain. On a les prestataires qu'il faut sur l'île (…). Ils ont pris un prestataire ailleurs. Pourquoi ne pas travailler avec les prestataires qu'il y a dans les îles ? Pourquoi faire appel à chaque fois à Tahiti ? Ont-ils plus de compétences que nous ? On peut le faire !”
Il rappelle aussi que le Pays a fait “appel à la commune” en avril-mai dernier pour faire l’inventaire des “engins” dont ils peuvent disposer sur place et “comment on peut retirer cette bitte d'amarrage. Et puis après, on n'a plus eu de nouvelles (…). Et ce matin le ministre nous dit : ‘Ça y est, c'est fait’. Je dis non, ce n'est pas fait. Ça n'a pas été fait. Et pourquoi cela ? On n'a pas de réponse !”
Le tāvana en réitère la proposition : les prestataires de Manihi peuvent travailler avec la société titulaire du marché : “Ils sont prêts à travailler en partenariat avec leur prestataire. Ils trouveront une solution plus rapidement pour que le Dory puisse faire escale chez nous.”
“C'est toute la population de Manihi que vous allez bloquer (…). On a déjà de la marchandise dessus.” Le tāvana de Manihi ajoute que tout était prêt sur place pour accueillir le caboteur. “Et on nous dit que le Dory va arriver peut-être d'ici un mois et demi. Ça nous fait un froid d'un coup. On n'est pas contents du tout de cette réponse-là (…). On a l'impression qu'on est oublié du monde.”


































