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Laurent Hernu : "C'est une page blanche, aujourd'hui, l'athlétisme en Polynésie"



Laurent Hernu, multiple champion de France de décathlon, finaliste aux championnats du monde et aux Jeux olympiques, a posé ses valises au fenua à la mi-décembre.
Laurent Hernu, multiple champion de France de décathlon, finaliste aux championnats du monde et aux Jeux olympiques, a posé ses valises au fenua à la mi-décembre.
Laurent Hernu a pris ses fonctions de directeur technique à la fédération d'athlétisme de Polynésie française (FAPF). L'ancien décathlonien de haut-niveau, engagé avec la FAPF pour les trois prochaines années, souhaite relancer la discipline qui est en perte de vitesse depuis quelques années. 

Comment les contacts se sont noués avec la fédération ? 
"Officiellement, les contacts se sont faits avec Olivier Agussan, du club de Central Sport. Avant de prendre ce poste, j'étais déjà venu plusieurs fois en Polynésie française. D'abord en 2002-2003 pour les meetings internationaux organisés justement par Olivier Agussan. Et en 2016, Central m'a demandé de revenir pour animer des séances avec des jeunes, qui se sont super bien passées. Je devais revenir l'année d'après mais le projet est tombé à l'eau. Et puis finalement Olivier m'a recontacté l'année dernière mais j'étais loin de me douter que c'était une proposition pour prendre le poste de directeur technique. C'est une proposition que je trouvais très intéressante et j'ai accepté. De mon côté, j'avais aussi besoin de faire un break."

Ça va faire un mois que vous avez pris vos fonctions, quelles sont vos premières observations ?
"On sait que c'est une page blanche, aujourd'hui, l'athlétisme en Polynésie et qu'il faut reconstruire certaines choses. La mission est de former Tumatai Dauphin sur la pluridiscipline que l'on a en athlétisme et que je puisse épauler la fédération sur tous les petits projets qui vont se mettre en place, avec notamment, en ligne de mire, les Jeux du Pacifique de 2023. Mais tout d'abord, il faut que l'on travaille sur les installations. Avant d'arriver, je ne pensais pas que la piste de Pater était autant détériorée. Mais au-delà de la piste, c'est toute l'organisation du stade Pater qu'il faut repenser pour avoir une structure qui permette de faire de l'entraînement et de créer de la performance. On va tâcher de procéder étape par étape et ne pas s'égarer dans ce que l'on fait."

L'année 2020, marquée par la pandémie de Covid-19, a été compliquée pour tout le monde. Dans le milieu du sport, le fait que les entraînements ont été arrêtés et les compétitions annulées, a découragés certains athlètes, notamment de jeunes espoirs, dans les clubs. Comment faire pour les remotiver ? 
"D'abord, il va falloir dégrossir et voir tout ce qui se passe au sein des différents clubs d'athlétisme. Le constat que je fais après un mois, c'est qu'il y a du travail. Notamment quand je regarde les résultats et les performances de ces dernières années, il y a effectivement beaucoup de travail. Ce que je veux faire, c'est de développer une culture sportive d'entraînement et de performance. C'est un gros chantier mais il y a une belle construction à faire. Je me donne trois mois pour vraiment voir tout ce qui se passe et pour tirer un premier bilan. On attend également de voir si on pourra redémarrer les compétitions après le 15 janvier. Et si on peut redémarrer, le plus important va être de redonner de l'envie aux athlètes. Et pour créer de l'envie, il faut de l'accompagnement." 

Vous parliez de performance et de résultat. L'athlétisme polynésien n'a pas été particulièrement brillant lors des deux dernières éditions des Jeux du Pacifique....
"J'ai besoin de voir le constat sur le terrain et d'avoir la réaction des coaches. On a une réunion de prévue avec les coaches des clubs. C'est pour ça que je parle de faire un premier bilan dans trois mois. Mais il y a une chose qui est sûre, si on veut accéder au haut-niveau, il y a une hiérarchie à avoir dans tout ce que l'on fait. Si tu brûles une étape, tu vas rater certaines choses. Il faut avancer calmement." 

L'athlétisme polynésien peut néanmoins compter sur quelques figures de proue pour se relancer, comme Teura Tupaia, Raihau Maiau, Takina Bernadino. Derrière eux, comment faire pour constituer une nouvelle élite ? 
"C'est simple. Par exemple, dans les clubs, sur un groupe de 20 benjamins, tu en sors 10 ou 5. Et l'année d'après, tu as tes cadets et les nouveaux benjamins, tu les greffes aux cadets ou aux minimes et tu te construis un noyau d’athlètes et une ambiance dans un club. Et encore une fois, le plus important, ça va être l'accompagnement des coaches."

Propos recueillis par Désiré Teivao

le Lundi 11 Janvier 2021 à 05:43 | Lu 965 fois





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