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La vie des Hommes en pleine lumière



TAHITI, le 11 novembre 2019 - La pièce "Intra Muros" d’Alexis Michalik raconte l’homme avec un grand H. Sur scène se succèdent des altercations et des réconciliations, des histoires violentes, des amours fous, des relations contrariées puis peu à peu apaisées. Le spectateur découvre des passés sombres, il entrevoit des futurs clairs pour les personnages qui apparaissent, au fil de la représentation, toujours plus consistants.

Alexis Michalik propose à ses fidèles une nouvelle pièce : Intra Muros. Elle tourne en France depuis plus de deux ans et, depuis ce week-end à Tahiti. Ceux qui ne connaissent pas l’auteur et metteur en scène ont tout intérêt à saisir l’occasion pour découvrir cette œuvre poignante.

Le théâtre à le pouvoir de faire voyager ses spectateurs sans qu’ils aient à se mouvoir, de les faire réfléchir pendant la représentation, puis des heures durant, de les faire ressentir, aussi. "Le théâtre c’est quoi ?", interroge Paul Jeanson alias Richard dans la pièce.

"C’est un endroit où il se passe toujours quelque chose, on peut s’ennuyer parfois, mais aussi rire, pleurer. On est traversé par des émotions." Et d’ajouter, quelques minutes plus tard en bord de scène, face au public, le verbe haut : "c’est ça la vie, être traversé par des émotions, sinon c’est pas la vie".

Intra Muros c’est donc la vie, où plutôt les vies : celle de Richard, metteur en scène, d’Ange et Kevin détenus dans une maison centrale depuis respectivement 28 et près de 9 ans, d’Alice une jeune assistante sociale et de Jeanne, une actrice.

Ces personnages principaux se retrouvent, entre les murs, pour participer à un atelier de théâtre. Dans la maison centrale (une prison qui prend en charge les détenus condamnés à de longues peines), ils sont 110 prisonniers et 300 gardiens.

Mais à l’atelier, ils ne sont que deux, Ange le taiseux et Kevin le fougueux. Richard, apparemment déçu par le peu de volontaires, se lance malgré tout. Il propose des exercices, celui de "la balle" tombe rapidement l’eau, celui "des animaux" suscite des malentendus, celui de la chaise, finalement, retient l’attention. Et amorce une première accélération de jeu.

Richard à Kevin : "Raconte-nous un souvenir, un souvenir heureux".

Richard : "À 6 ans, on vit dans un petit appart. Mon lit est dans le salon, c’est pratique parce que le salon c’est aussi la cuisine, ma mère peut pas me dire : ‘file dans ta chambre, j’y suis’. Mon père, quand il travaille pas, il parle à ma mère et quand ma mère comprend pas, il parle plus fort ou avec les poings."

À 7 ans, Kevin ne va plus à l’école régulièrement, à 14, il commet son premier vol, puis quelques années plus tard un cambriolage qui tourne mal. Sur scène, tout s’accélère, les acteurs se changent pour incarner des figurants indispensables à la compréhension de l’histoire. La salle est plongée dans le noir, un gyrophare s’allume, Kevin, arme à la main perd pied.

Dans un coin de la scène, un acteur-musicien donne le rythme avec son clavier, sa guitare, sa batterie électronique et son thérémine. La pièce prend de l’ampleur. Le huis-clos s’ouvre pour un retour dans le passé.

Pendant 1h40, les spectateurs découvrent les failles, les forces, la tendresse de Kevin, Ange, Richard, Jeanne et Alice. Les acteurs toujours très justes, attachants et attachés à leur personnage, révèlent en temps voulu des indices pour faire le lien entre chacun. S’ils sont cinq entre quatre murs, ce n’est pas par hasard.

Avec Alexis Michalik, il n’y a ni blanc, ni noir, mais un peu de blanc et un peu de noir. L’être humain puise dans l’un, tombe dans l’autre. Il se construit, avec ses secrets, ses troubles, ses petits bonheurs. Et ses songes. Ange, finalement, a-t-il rêvé ? Les spectateurs, eux, c’est sûr, ont vibré.

La vie des Hommes en pleine lumière
Pratique

Jusqu’au 24 novembre au Petit théâtre de la Maison de la culture.
Tarif : à partir de 2 500 Fcfp.
Billets en vente dans les Carrefour (Arue, Faa’a, Punaauia) à Radio 1 et en ligne.
Garderie au théâtre, pièce à partir de 12 ans
Durée : 1h45

Contacts

Facebook : La Compagnie du Caméléon Tahiti
Site internet de la compagnie.

Rédigé par Delphine Barrais le Lundi 11 Novembre 2019 à 15:07 | Lu 787 fois





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