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La rééducation, un processus long en cas d'AVC ayant entraîné des déficits



La rééducation, un processus long en cas d'AVC ayant entraîné des déficits
PARIS, 12 juin 2013 (AFP) - La rééducation est un processus long lorsqu'un patient a été victime d'accident vasculaire cérébral (AVC) laissant des déficits neurologiques, souligne un spécialiste alors qu'une "période de rééducation fonctionnelle" est évoquée par ses médecins pour le président Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé à Paris depuis 47 jours.

"A partir du moment où il y a eu AVC avec séquelles ou plus exactement avec des déficits neurologiques, c'est une rééducation qui prend du temps on ne parle pas en jours, ni en semaines mais en mois", dit à l' AFP le Dr Xavier de Boissezon professeur de médecine physique et de réadaptation, spécialisé en neurologie (CHU Toulouse).

"Par exemple, la récupération d'une hémiplégie se fait sur 6 mois à un an et celle de l'aphasie (troubles du langage oral et écrit) sur 1 à 2 ans. Cette vitesse, très lente pour le patient, est celle du cerveau dont des zones (et des neurones) sont détruites par l'AVC . Il a besoin de ce temps pour trouver d'autres solutions, d'autres itinéraires pour récupérer le contrôle de la motricité ou du langage", explique-t-il.

"Pour l'héminégligence, ce délai est très variable d'une personne à l'autre : de un mois à un an environ". Dans le syndrome d'héminégligence, le patient ne prête plus attention à ce qu'il y a ou à ce qui se passe du côté de son hémiplégie, de côté gauche le plus souvent.

En revanche "un tout petit AVC peut récupérer très vite" et "un AIT (accident ischémique transitoire) sans séquelle (évoqué fin avril en Algérie, ndlr) récupère en moins de 24 heures et ne nécessite pas une hospitalisation de un mois et demi deux mois", ajoute le Pr de Boissezon.

Au cours de la rééducation, le kinésithérapeute fait faire au patient des exercices pour essayer de réveiller la commande motrice (attraper un objet avec la main, marcher...). Les robots d'assistance contribuent à ce travail de rééducation. Système de verticalisation et tapis roulant font aussi partie des instruments de routine.

Plus généralement, la rééducation se fait en fonction des déficits observés et des éventuelles pathologies pré-existantes (diabète etc.). "Il s'agit de faire des progrès pour récupérer une autonomie maximale."

Les principaux facteurs de risque sont l'hypertension artérielle, le tabagisme, le diabète, l'excès de cholestérol, auxquels viennent s'ajouter des antécédents familiaux d'accident cardio-vasculaire précoce (infarctus du coeur, mort subite ou AVC), les troubles du rythme cardiaque et l'embonpoint abdominal ou stress.

L'AVC est plus souvent dû à un caillot (AVC ischémique) qu'à une hémorragie.

Rédigé par () le Mercredi 12 Juin 2013 à 06:22 | Lu 1338 fois




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