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La Sedep rappelle l’historique de Te Mau ito Api



Papeete, le 27 août 2019 – Après les vives réactions de riverains de Makemo, relatées dans nos colonnes, à la suite de la reprise en main par le Service de l’Energie du Pays de la gestion de l’électricité sur l’atoll, la Sedep de Dominique Auroy (ancien associé minoritaire de la SAEM Te Mau ito Api) a tenu à rappeler, dans un droit de réponse, l’historique du projet des éoliennes de Makemo.
 
« La société Te Mau ito Api, fondée en 2006 entre la société Sedep et la Spres, à parts égales, a été transformée en société d’économie mixte, par l’exigence du Pays de prendre la majorité du capital, à hauteur de 66%, réduisant la part de la Sedep ainsi que celle de la Spres à 16% chacune. En plus d’être ainsi majoritaire au capital de la SAEM, le Pays était majoritaire au conseil d’administration. Dans une société anonyme, quand on est majoritaire au capital et majoritaire au conseil d’administration, on a le pouvoir. Ainsi, le Pays n’a pas repris la gestion de l’électricité à Makemo, seulement depuis la liquidation de la SAEM, mais il l’a conservé, puisqu’il avait déjà le pouvoir dans la société Te mau ito api.
 
Contrairement à ce que vous écrivez, les éoliennes ne sont pas tombées en panne rapidement, car pendant deux ans et demi, bien qu’étant un projet pilote, elles ont produit une grande quantité d’électricité (350 000 Kwh par an pour 120 kW installés soit 3 000 h.p.p./an, donc deux fois plus que du photovoltaïque). Ce pilote a donc validé ce que les fondateurs de la SAEM avaient estimé, à savoir que l’éolien constituait une bonne alternative pour la production d’électricité dans les Tuamotu, ce que tout le monde oublie, préférant se focaliser sur leur arrêt.
 
Or si les éoliennes ont été arrêtées, c’est dû au fait que la SAEM n’avait plus les moyens de les faire évoluer, ni de les entretenir. Pourquoi ? Car elle a d’abord été privée de son chiffre d’affaires pendant un an par la commune (ce n’est qu’en 2018 que la commune a finalement été condamnée à rembourser la SAEM), de sorte que pour survivre sans chiffre d’affaires elle avait consommé toute sa trésorerie ; d’autre part car la subvention « éolienne » annuelle, prévue au contrat n’a été versée par le Pays que beaucoup plus tard et de troisième part car le Pays, n’a jamais voulu étendre la péréquation à toutes les îles, y compris celles dans lesquelles la production n’était pas assurée par EDT, comme Makemo, de sorte que la SAEM ne bénéficiait pas de la péréquation, bien qu’étant obligée par son contrat d’appliquer aux usagers les mêmes tarifs que la concession de Tahiti Nord (EDT), ce alors que les coûts de fonctionnement dans les îles sont bien supérieurs.
 
Ce sont ces handicaps financiers majeurs, dont la SAEM n’a été que la victime, qui ne lui ont pas permis de réaliser les travaux nécessaires au maintien en activité des éoliennes, à son grand regret, au vu de la capacité de production réelle qu’elles avaient démontré durant leurs deux ans et demi de production.
 
Enfin, vous mettez en cause la SAEM s’agissant des pannes des deux groupes électrogènes, en oubliant que dans le contrat de délégation, c’est l’autorité délégante (le Pays) qui était propriétaire de ces groupes et surtout qui avait la charge de leur renouvellement à neuf, ce qui a été souvent demandé par la SAEM, mais pas obtenu ; le Pays n’ayant amorcé l’achat de groupes neufs, qu’en prévision de sa reprise de l’activité en direct.
 
La Sedep, Dominique Auroy »

Rédigé par Antoine Samoyeau le Mercredi 28 Août 2019 à 17:46 | Lu 817 fois





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