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L'homme, une sage-femme comme les autres



L'homme, une sage-femme comme les autres
MARSEILLE, 11 août 2013 - Homme dans un univers féminin, Nicolas Noguier est l'un des rares sages-femmes en France, une profession "qui n'a pas été une vocation mais plutôt une heureuse coïncidence", et pour laquelle, comme la plupart de ses collègues masculins, ce Marseillais s'est "pris de passion".

Près de 20 000 sages-femmes, formées à bac+5, exercent actuellement dans l'Hexagone, parmi lesquelles quelque 200 hommes, la profession ne leur ayant été ouverte qu'en 1982.

Selon l'Ordre national des sage-femmes - qui rappelle qu'elles sont les seules soignantes à "s'occuper de patients en bonne santé" - "une proportion de plus en plus importante d'hommes" est à noter, soit "une progression naturelle" à rapprocher de "l'évolution de leur formation".

Quand il commence ses études en 1995, Nicolas sait juste qu'il "veut ne pas devenir instituteur, comme (son) père". "Après avoir raté ma première année de médecine, je me suis intéressé au concours de sages-femmes, et je n'ai pas été déçu: j'ai eu de la chance de rencontrer ce métier", affirme-t-il.

Ils sont désormais entre 8 et 10% d'hommes au sein des écoles de sages-femmes, la seule Université de maïeutique se trouvant d'ailleurs à Marseille, où elle a été créée en 2010.

Ainsi, le président de l'Association nationale des étudiants sages-femmes (ANESF) est... un homme. Sauf que pour Thomas Savary, en 3e année à Grenoble, "plus ça va, moins on compte de garçons par promo", un déclin qu'il attribue à la réforme qui a institué depuis 2010-2011 la première année commune aux professions de santé (PACES), durant laquelle le futur soignant doit choisir entre quatre filières (médecine, odontologie, pharmacie ou maïeutique), alors qu'avant le classement était roi.

"deux ou trois refus pas an"

"Auparavant, les hommes qui choisissaient notre métier le faisaient par défaut, apprenant à l'apprécier ensuite. Aujourd'hui, ce sera plus par pure vocation", estime-t-il.

Présidente de la conférence nationale des enseignants en maïeutique (CNEMA), Christine Morin estime également que ce choix correspond désormais "à un vrai projet professionnel", et que les hommes devenus sages-femmes "sont à fond, ont adopté la profession et la défendent", citant parmi eux Willy Belhassen, vice-président de l'Organisation nationale des syndicats de sages-femmes (ONSSF).

Pour Nicolas Noguier, l'un des principaux avantages d'un métier "qui a acquis ses lettres de noblesse", c'est "sa grande autonomie", explique-t-il lors d'une garde de nuit à la maternité de la clinique privée où il exerce, dans la cité phocéenne, depuis l'obtention de son diplôme, en juin 2000.

Vêtue comme son confrère d'une blouse mauve, une pétillante quadragénaire s'approche : "moi je suis la sage-femme femme", plaisante-t-elle, assurant que "travailler avec un homme ne change rien, sauf qu'on ne parle pas shopping ensemble".

Devant la vitre du service de néo-natalité où une maman allaite ses jumeaux - "la quatrième paire en quatre jours" s'amuse-t-il -, le Marseillais de 38 ans confie s'être "beaucoup posé de questions sur (sa) place dans ce métier".

Arrivé à la conclusion qu'il ne "pourra jamais savoir si l'instinct maternel est un mythe ou une réalité", il a décidé, "au lieu de se focaliser sur ce qui séparait hommes et femmes", de se concentrer sur les "valeurs universelles les rapprochant", telles que "compassion, amour du prochain et gentillesse, sans connotation religieuse", afin d'exercer au mieux son métier en tant qu'homme.

"Ce qui compte, c'est l'état d'esprit", affirme Nicolas, soulignant que "ça se passait très bien" avec ses patientes. "Je n'essuie que deux ou trois refus par an de femmes musulmanes, ou plutôt de leurs maris, un chiffre relativement stable depuis dix ans", précise-t-il.

"Passé du côté des papas" à deux reprises, sa femme ayant accouché dans la clinique où il travaille, il se souvient avoir "au départ, gardé (son) oeil médical, qui s'est vite effacé pour profiter pleinement de la naissance", avant d'ajouter en riant: "l'avantage, c'est qu'entre deux contradictions, j'allais boire le café avec les collègues !"


Par Laure BRUMONTi[

Rédigé par AFP le Samedi 10 Août 2013 à 20:40 | Lu 4056 fois







1.Posté par Tehei le 12/08/2013 13:42 | Alerter
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...............et la femme un pompier §

2.Posté par GG le 12/08/2013 23:49 | Alerter
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Tout est possible !
Bravo et chapeau Nicolas :)

3.Posté par Guillaume le 14/08/2013 07:41 | Alerter
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C'est pas plutôt "entre deux contractions" à la fin du texte ?

4.Posté par Tehei le 14/08/2013 12:04 | Alerter
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ou aussi :entre deux aspirations ???

5.Posté par Caen le 14/08/2013 20:20 (depuis mobile) | Alerter
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L'homme sage-femme sur la photo s'appelle Pierre et travaille à Caen... No comment.

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