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Inquiète des sanctions américaines, la France "tend la main" pour un accord



Côté français, ce sont d'abord les vins qui sont visés d'un surcroît de tarifs de 25%, de même que les vins espagnols et allemands.
Côté français, ce sont d'abord les vins qui sont visés d'un surcroît de tarifs de 25%, de même que les vins espagnols et allemands.
Paris, France | AFP | jeudi 03/10/2019 - Ecouter la "voix de la sagesse" et accepter "la main tendue": la France espère trouver un accord à l'amiable avec les Etats-Unis pour éviter les sanctions douanières contre une myriade de produits européens que Washington prévoit de taxer. 

"Cela fait des mois que nous plaidons pour cet accord commercial. Nous tendons la main. Je souhaite que les Etats-Unis écoutent cette voix qui est à mon sens la voix de la sagesse", a déclaré jeudi le ministre de l'Economie Bruno le Maire, qualifiant ces sanctions "d'erreur économique profonde".
Les tensions commerciales Europe/Etats-Unis ont brutalement ressurgi mercredi lorsque Washington a annoncé son intention de frapper 7,5 milliards de dollars de produits européens de tarifs douaniers punitifs, après avoir reçu le feu vert de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). 
Le dialogue n'est pas rompu, puisque du côté américain, on assure toujours "espérer entamer des négociations" avec l'Union européenne. 
Mais le temps presse car les droits de douane doivent entrer en vigueur le 18 octobre. 
"Si l'administration américaine refuse la main tendue par la France et par l'UE, nous nous tenons prêt à réagir, par des sanctions qui seraient dans le cadre de l'OMC", a cependant prévenu Bruno le Maire, en marge d'une visite d'entreprise à Paris.
Même son de cloche pour la porte-parole  du gouvernement Sibeth Ndiaye qui a indiqué sur BFMTV et RMC que l'exécutif français prévoyait "des mesures de rétorsion" contre les Etats-Unis en concertation avec l'Union européenne, si Washington appliquait les sanctions annoncées.

- La France grande perdante -

Au coeur de cet épineux dossier: les subventions accordées à l'avionneur Airbus.
Les sanctions américaines viennent répercuter une victoire de Washington devant l'OMC, après 15 ans de bataille judiciaire à ce sujet. L'OMC a autorisé mercredi Washington à prendre ces sanctions record, jugeant que le constructeur aéronautique européen avait bénéficié de subventions indues. 
"Une belle victoire (...), un prix à 7,5 milliards de dollars décerné aux Etats-Unis par l'OMC", s'est félicité Donald Trump dans un tweet matinal jeudi. 
Les taxes viseront des produits fabriqués par la France, l'Allemagne, l'Espagne et le Royaume-Uni, les quatre partenaires du groupe européen Airbus. 
Les avions civils pourront être exportés aux Etats-Unis au prix majoré de 10%, tandis que des vins, des fromages, des olives, des coquillages ou encore des haches et des tournevis seront eux frappés d'une majoration de 25%. 
Selon une étude du cabinet Euler Hermes, la France est le pays qui a le plus à perdre dans ce début de conflit commercial. 
Les pertes annuelles pour l'Union européennes pourraient s'élever à 9,7 milliards de dollars, dont 2,4 milliards pour la France, soit 0,1 point de croissance.
Dans une procédure miroir, l'OMC devrait au printemps autoriser l'UE à imposer elle aussi des droits de douane en réaction à des subventions indues versées cette fois par le gouvernement américain à Boeing.
Il ne s'agit pas des premières taxes américaines sur des produits européens, puisque depuis le 1er juin, l'acier et l'aluminium sont frappés de droits de douane afin de réduire le déficit commercial américain.
En représailles, l'UE a ciblé des produits américains comme les Harley-Dadvidson, le bourbon ou les jeans.
Après une relative trêve, le risque d'une escalade des sanctions n'est désormais pas à exclure. Donald Trump doit décider d'ici au 13 novembre s'il impose ou non des tarifs douaniers supplémentaires sur les voitures importées de l'UE, une menace particulièrement redoutée par Berlin.

le Jeudi 3 Octobre 2019 à 04:22 | Lu 281 fois




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