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Île de Pâques : l’ahu Akivi n’est pas celui qu’on croit !



L’achi célèbrissime ahu Atiu, improprement appelé ahu Akivi depuis plus d’un demi-siècle ; il a été le premier ensemble de statues à être restauré à Rapa Nui, en 1960, par Mulloy et Figueroa.
L’achi célèbrissime ahu Atiu, improprement appelé ahu Akivi depuis plus d’un demi-siècle ; il a été le premier ensemble de statues à être restauré à Rapa Nui, en 1960, par Mulloy et Figueroa.
Exceptionnellement, nous allons étendre aujourd’hui nos balades dans les îles polynésiennes à l’île de Pâques, notre cousine de l’est du Pacifique. Ceux qui connaissent Rapa Nui vont sans doute être étonnés d’apprendre que l’un des monuments les plus connus de Rapa Nui, le grand ahu Akivi, porte, en réalité, un autre nom !

Imaginez vous visiter Paris et apprendre que le Louvre ne s’appellerait pas le Louvre. Toutes proportions gardées, c’est un peu ce qui se passera à l’île de Pâques, après la lecture de cet article : l’un des monuments les plus visités, l’ahu Akivi, dans l’intérieur des terres, porte en effet un nom qui n’est pas le sien. C’est une erreur datant d’avant sa restauration (en 1960) que nous souhaitons mettre aujourd’hui en lumière. Le site supportant les statues de sept moai, “les sept explorateurs”, s’appelle en effet l’ahu Atiu.
Nous avons mené une petite enquête pour vous permettre de redécouvrir ce site et pour, sans doute, expliquer la vérité à beaucoup de Pascuans eux-mêmes, puisque sur l’île, presque plus personne ne se rappelle du vrai nom de cet ahu.


“Des visiteurs irrespectueux nous avaient surnommés “Les sept singes”, moi et mes six autres compagnons moai” ; le sobriquet a aujourd’hui disparu.
“Des visiteurs irrespectueux nous avaient surnommés “Les sept singes”, moi et mes six autres compagnons moai” ; le sobriquet a aujourd’hui disparu.
“Les sept singes”…

Au départ, alors que le tourisme balbutiait encore sur l’île de Pâques, on ne s’embarrassait pas de périphrases pour coller un surnom irrévérencieux à ce qui pouvait être mémorisé ainsi plus rapidement. C’est ainsi que le ahu situé dans l’intérieur des terres, non loin du grand réseau souterrain Te Pehu, parce qu’il portait sept moai à l’air songeur, fut vite surnommé “Les sept singes”.
La petite histoire dit que l’appellation vint de certains visiteurs chiliens, alors que ceux-ci jurent leurs grands dieux qu’un tel manque de respect à un monument national ne pouvait venir que de l’étranger…
Qu’importe à vrai dire, mais nous pouvons témoigner qu’en 1984, beaucoup de personnes l’appelaient encore ainsi.


Contrairement à la majorité des ahu, dont les statues tournaient le dos à la mer, les sept moai de l’ahu Atiu font face à l’océan.
Contrairement à la majorité des ahu, dont les statues tournaient le dos à la mer, les sept moai de l’ahu Atiu font face à l’océan.
Un rêve devenu légende

Ce site revêt une importance particulière dans le monde pascuan, car il est le plus important ahu bâti à l’intérieur de l’île. Les Pascuans, on le sait, érigeaient les plates-formes à statues en général dos à la mer, devant leurs villages, sur la côte. Mais un certain nombre de constructions se firent dans les terres, essentiellement pour des raisons liées à l’observation des astres, à l’astronomie et à la science de l’époque, basée sur l’étude de la course des étoiles.
L’ahu s’appelait alors Atiu et il conserva cette appellation à peu près jusqu’à sa restauration. Celle-ci eut lieu en 1960, l’archéologue américain William Mulloy, avec le Chilien Gonzalo Figueroa, menant à terme ce travail, le premier du genre sur l’île.
C’est à cette époque que la légende des sept explorateurs naquit et prit racine. Un des travailleurs, sur le chantier, rêva en effet que le roi mythique Hotu Matua, avant d’aborder sur la plage d’Anakena, avait envoyé sept guerriers reconnaître le terrain. Dans une île où le moindre songe peut revêtir des allures de révélation, celui-ci fut pris pour argent comptant ; les sept explorateurs précédant Hotu Matua étaient nés d’un simple rêve...


Une tête très abîmée du véritable ahu Akivi, situé à deux kilomètres de l’ahu Atiu.
Une tête très abîmée du véritable ahu Akivi, situé à deux kilomètres de l’ahu Atiu.
Le vrai Akivi à 2 km

Que se passa-t-il ensuite ? Impossible de le savoir avec certitude. Mulloy est un archéologue de très grand renom et il semble impossible que l’erreur d’appellation vienne de lui. Il s’agirait plutôt d’une mauvaise lecture de cartes, sans doute antérieure à ses travaux ; il n’aurait fait, alors, que reprendre la faute. Car si l’ahu Akivi s’est toujours, en réalité, appelé ahu Atiu, en revanche, nos recherches nous ont amenés à la conclusion qu’en 1914, Mrs. Routledge, la première Occidentale à avoir mené une mission scientifique sérieuse sur l’île, donnait bien le nom Akivi à un autre ahu, situé à deux kilomètres environ à l’ouest de l’ahu Atiu.

Le vrai ahu Akivi a été totalement rasé et des éleveurs pascuans ont fait un enclos en contrebas du monument avec ses pierres.
Le vrai ahu Akivi a été totalement rasé et des éleveurs pascuans ont fait un enclos en contrebas du monument avec ses pierres.
De cet autre ahu, nous n’avions jamais entendu parler. À force de le chercher, nous l’avons retrouvé pratiquement complètement enterré, là même où Mrs Routledge l’avait fait figurer sur sa carte établie en 1914.
102 ans après, les quelques photos qui accompagnent cet article rétablissent la vérité sur l’ “Akivi-Atiu”, ce monument universellement connu et tant et tant de fois photographié depuis sa restauration.
Vous saurez désormais où se trouve le vrai ahu Akivi et vous pourrez même réapprendre aux Pascuans qui l’avaient oublié, le nom de leur magnifique ahu Atiu.

Textes et photos : Daniel Pardon



La partie supérieure de l’ahu Akivi, telle qu’elle apparaît aujourd’hui. Pour ainsi dire invisibleCe moai et quelques autres presque totalement enterrés sont les seuls vestiges imposants du véritable ahu Akivi. À vous de le redécouvrir au cours d’une randonnée pour le moins originale.
La partie supérieure de l’ahu Akivi, telle qu’elle apparaît aujourd’hui. Pour ainsi dire invisibleCe moai et quelques autres presque totalement enterrés sont les seuls vestiges imposants du véritable ahu Akivi. À vous de le redécouvrir au cours d’une randonnée pour le moins originale.

Katherine Routledge, à l’époque de ses travaux à l’île de Pâques. C’est à elle que l’on doit la localisation de l’authentique ahu Akivi.
Katherine Routledge, à l’époque de ses travaux à l’île de Pâques. C’est à elle que l’on doit la localisation de l’authentique ahu Akivi.
Katherine Routledge savait, dès 1914…


C’est grâce aux travaux de l’archéologue anglaise Katherine Routledge (1866-1935) que nous avons pu, avec une aide précieuse sur place, localiser le véritable ahu Akivi.
Sur son schooner “Mana”, Mrs. Routlegde arriva à l’île de Pâques le 29 mars 1914 et elle entama, aux côtés de son mari, une exploration systématique de l’île. Grâce à l’aide de Juan Tepano, un Pascuan à son service, elle effectua un comptage et un relevé de tous les ahu et des moai (elle en déterra une trentaine). En août 1915, l’expédition quitta Rapa Nui pour rentrer sur San Francisco, via Pitcairn.
A l’époque, de santé mentale fragile, Mrs. Rouledge accomplit un travail extraordinaire, qui sert encore de base aux archéologues aujourd’hui. Mais quelques années après son retour, son état se dégrada vite. Elle dut être hospitalisée dans un asile pour y recevoir des soins, et elle décéda en 1935 sans avoir recouvré la santé.
Elle avait caché bon nombre de ses notes, de ses photos et de ses cartes, mais en revenant de Rapa Nui, avant que sa paranoïa ne la rende asociale, elle avait publié le résultat de ses travaux dans un livre ayant connu un grand succès à l’époque, “The Mystery of Easter Island”.
Les centaines d’objets ramenés par l’expédition se trouvent aujourd’hui au Pitt Rivers Museum et au British Museum, tandis que ses notes sont conservées à la Royal Geographic Society de Londres.
Quant aux cartes de Rapa Nui dressées par Mrs. Rouledge, elles ne furent retrouvées à Chypre qu’en 1961, dans la maison que possédait là-bas son mari, et c’est à partir de ces cartes très précises que nous avons pu localiser le véritable ahu Akivi et mettre en lumière l’erreur d’appellation de l’ahu Atiu.




Mulloy, sur le site de l’ahu Atiu, qu’il appela ahu Akivi toute sa vie.
Mulloy, sur le site de l’ahu Atiu, qu’il appela ahu Akivi toute sa vie.
William Mulloy, restaurateur de l’ahu Atiu/Akivi

On doit la restauration de l‘ahu Atiu, baptisé à tort ahu Akivi, à l’archéologue américain William Thomas Mulloy, Jr. (1917–1978). Celui-ci était spécialisé dans les recherches sur le continent américain jusqu’à ce que Thor Heyerdhal, fort du succès de l’expédition du Kon Tiki, ne fasse appel à lui, entre autres spécialistes, pour ses recherches à Rapa Nui. Mulloy y débarqua donc pour la première fois en 1955 et il fut, de suite, conquis par l’intérêt que représentait cette île polynésienne. Il y effectua plus de vingt missions, au cours desquelles il restaura l’ahu Atiu/Akivi (1960), mais aussi le complexe archéologique de Tahaia, l’ahu Ko Te Riku et l’ahu Vai Uri (1970), les deux ahu de Hanga Kio'e (1972) ainsi que le superbe village de pierres sèches d’Orongo (1974).
En 1978, il fut nommé “Illustre Citoyen de l’île de Pâques” par son maire d’alors, Juan Edmunds Rapahango, puis il reçut du gouvernement chilien la plus haute distinction civile, dans l’ordre de Don Bernardo O’Higgins, en hommage à ses travaux.Lorsque Mulloy effectua la restauration de l’ahu Atiu, le site était improprement appelé ahu Akivi et les cartes de Mrs Routledge, datant de 1914, n’avaient pas encore été retrouvés à Chypre. Si cela avait été le cas, l’archéologue américain aurait compris qu’il restaurait non pas l’Akivi mais l’Atiu. Ce qui est surprenant, en revanche, c’est que jusqu’à sa mort, il ne chercha pas, après la publication des cartes de Mrs. Routledge, à corriger son erreur. Et c’est ainsi que l’ahu Atiu continue à être appelé l’ahu Akivi.


L’île de Pâques pratique

Pour y aller
Un vol hebdomadaire avec la compagnie LATAM (5 heures environ). Vols très chargés pendant les périodes scolaires.

Hébergement
Une multitude de petits hôtels et de pensions de famille, mais aussi des hôtels de grand luxe (comme l’hôtel Explora). Choisissez une formule avion + séjour avec votre agent de voyages.

Formalités
Passeport en cours de validité, dollars pour vos achats. Ne perdez pas de temps à changer dans les deux banques de l’île où vous ferez la queue pour rien.

Pour aller aux deux ahu
Tous les circuits d’une journée prévoient un passage au célèbre ahu Atiu (improprement appelé Akivi nous l’avons vu). En revanche, pas de circuit vers le véritable ahu Akivi. Pour y aller, louez une voiture et garez-vous devant le réseau Ana Te Pehu. De là, côté montagne, prendre un chemin assez large, franchir une clôture et monter sur les flancs du Terevaka. Le ahu est à environ deux kilomètres au nord-ouest de l’ahu Atiu. Si vous restez sur le sentier, vous ne pourrez pas le rater.

À pied ou à cheval ?
Le circuit “village de Hanga Roa-Ahu Atiu-Ahu Akivi”, et retour par la côte ouest, représente une promenade d’une journée entière, qui sera magnifiquement complétée par l’exploration du réseau souterrain Ana Te Pehu, tout proche. En partant vers 8-9 heures du matin, vous serez de retour en fin d’après-midi au terme d’une balade extraordinaire (emportez eau, casse-croûte, crème solaire, chapeau, voire imperméable).

Attention
L’île de Pâques est un parc national chilien, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Respectez les monuments restaurés ou en ruines ; ne piétinez pas les statues, ne tentez pas de les dégager (la terre et la végétation les abritent de l’érosion). Ne ramassez aucun objet ancien trouvé au sol. Et suivez les indications données sur les panneaux, les sites sont très surveillés.







Rédigé par Daniel Pardon le Vendredi 14 Octobre 2016 à 09:04 | Lu 5437 fois






1.Posté par PIROMIMI le 14/10/2016 10:20 | Alerter
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en archéologie
les CERTITUDES d’aujourd’hui
serons CONTREDITE demain
dire des contre vérités ,.... juste pour attirer
le TOURISTE GOGO et MALHONNÊTE
et irrespectueux pour le vrais passé de l'ile de PÂQUES
A CE JOUR ......tous le folklore et une bien pale reproduction des us et coutumes
de l'ile .TOUS EST ACCROCHEUR ,juste pour les touristes
la mémoire de l'ile ,se trouve enfouis au PÉROU avec le MANA des anciens , qui y sont enterrés
car 98% des pasquans y sont mort en tant qu’esclaves...NE L'OUBLIONS PAS .......

2.Posté par mathius le 14/10/2016 11:03 | Alerter
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L'île de Pâque est le plus bel exemple comment les hommes transforment une terre paradisiaque en un enfer désertique. Et les polynesiens ne peuvent même pas accusér les etrangés de leurs malheurs. Nos pitographes de services feraient bien d'y penser lorsqu'ils vont ã l'ONU.

3.Posté par Mako le 14/10/2016 18:58 | Alerter
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L'Ile de Pâques est aujourd'hui un bel exemple de réussite sociale et économique dont on ferait bien de s'en inspirer. Grâce au tourisme qu'ils ont su développer sans aides et sans subventions, ils reçoivent 130.000 touristes par an pour quelques 6.000 habitants. Si on reproduisait le même ratio touristes/habitants chez nous, alors nous devrions recevoir quelques 5 millions de touristes chaque année. Grace a leur industrie touristique, a l'Ile de Pâques il n'y a pas de chômage, les gens investissent, bâtissent, créent des emplois et sont heureux.

4.Posté par tortue verte le 14/10/2016 21:13 | Alerter
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mathius : tu rigoles j'espère ! Les Pascuans sont un peuple de survivants. Survivants de par leur voyage, qui les a menés à une contrée aussi isolée de tout. Survivants au manque de nourriture, qu'ils ont gérée par des tabous. Ils ont survécus aux guerre de clans, aux différents explorateurs et colonisateurs, qui leur ont transmis, des maladies, les ont emmenés en esclavage, les ont parqués, sans droit, sur une partie de leur île, confisquant leurs terres. Ils ont lutté pour leurs droits. C'est un peuple magnifique et respectable. Ils sont Polynésiens, et ils peuvent accuser les étrangers de leurs malheurs. Mais aujourd'hui, il y a un tourisme raisonné sur l'île, qui permet de maintenir un équilibre fragile, qui leur permet de se développer tout en gardant leurs traditions.

5.Posté par mathius le 15/10/2016 10:04 | Alerter
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Tortue verte, je te parle avant l'arrivée des esclavagistes.

6.Posté par Dylan le 15/10/2016 11:34 | Alerter
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Rapa Nui est l'un des lieux les plus mystérieux et les plus isolés de la planète. C'est un trésor de l'humanité et un véritable musée à ciel ouvert. C'est là, si loin de tout, qu'incontestablement la civilisation et la culture polynésienne ont atteint leur apogée. Son histoire invite à réfléchir sur l'humanité et son sort et ce n'est pas pour rien que les plus grands chercheurs au monde l'étudient sous tous les angles. Pas pour rien non-plus qu'elle soit devenue un must à visiter au cours d'une vie car tout y est a la fois monumental et grandiose, mais aussi humble et authentique. On dit qu'à Rapa Nui ou Te pito o te henua, le mana y est plus puissant que partout ailleurs. Je veux bien le croire !

7.Posté par Roro LEBO le 15/10/2016 13:41 | Alerter
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Le fric pollue le monde entier... (pour le traditionnel).

8.Posté par Christine le 15/10/2016 18:04 (depuis mobile) | Alerter
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Les 7 Singes ce n''est pas irrévérencieux c''est juste un jeu de mot bien ma''ohi
Les 7 représentants du roi en reo Rapa nui c''est
"Te 7 mono "
Mono en espagnol c''est singe
D''où la "traduction" en français

9.Posté par simone grand le 16/10/2016 08:27 | Alerter
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Oui ils sont des survivants non seulement de leurs erreurs mais surtout des maladies des Européens de passage et de l'esclavagiste Dutrou Bornier

10.Posté par simone grand le 16/10/2016 08:44 | Alerter
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Il n'y a plus eu que 111 survivants sur l'île à partir desquels la population s'est à nouveau reconstituée avec des métissages multiples.
Quand aux erreurs d'appellations, certaines sont involontaires mais ici, on en invente doctement comme l'expression ma'ohi qui signifie inféodé au milieu ou indigène et qui est devenu "habitant de la Polynésie française" même si maohi veut dire attouchement en marquisien et rien rien du tout en pa'umotu. Inventer des mots est normal mais utiliser des mots qui ont un sens pour leur donner un autre sens, c'est saboter la langue. Ainsi matahiapo = aîné et non 3è âge.
Ainsi, à 73 ans, je suis une ru'au et non une matahiapo car j'ai un frère aîné, notre matahiapo qui fait de moi une cadette teina.

11.Posté par LE MARQUISIEN le 16/10/2016 13:29 | Alerter
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Tortue verte: "tourisme raisonné"...j'en doute beaucoup. Trop de touristes pour ce que l'environnement et les sites archéologiques peuvent supporter: problème d'approvisionnement en eau sur une île qui en manque, problème de traitement des déchets, problèmes d'approvisionnement tout court... Obligation de clôture les sites, den liiter l'accès (Orongo). Les Rapanui eux-mêmes en sont bien conscients, même si certains se font beaucoup d'argent sur le dos des touristes-gogos qui, pour certains, visitent l'île en quelques heures... Mako: tu n'as pas les pieds sur terre avec tes calculs et ton appréciation du ressenti des Rapanui. Tes calculs sont entachés d'erreur dès le début, et crois-moi, si la Polynésie devait recevoir 5 millions de touristes par an, tu serais le premier à la quitter et ça ne serait plus la Polynésie que nous connaissons et que nous aimions. Il suffit d'aller faire un tour à Bora Bora pour voir ce que l'afflux (pourtant pas très important) a changé dans les mentalités... C'est bien pour ça que, voici quelques années, j'avais ouvert une page FB pour militer en faveur d'un quota de touriste sur Rapa Nui (de la même façon qu'il y a un quota de touristes dans le Gran...

12.Posté par tortue verte le 16/10/2016 19:49 | Alerter
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le Marquisien : tu as l'air d'y vivre... Moi je n'y suis restée qu'une semaine... Quand je parle de tourisme raisonné et d'équilibre, c'est effectivement en pensant à l'accès limité à certains sites, dont Orongo, et aussi à la limitation des avions (1 par jour depuis le Chili) et de l'espace hôtelier, cantonné sur une zone. Il faut garder ces limites. Maintenant, imagine ce que deviendrait cette île sans tourisme... Elle n'a pas les ressources de Rapa Iti, et la population Rapa Nui serait vraiment en danger de disparaître. Là, ils doivent gérer la mixité avec une population chilienne ou française qui vient s'installer, mais c'est mieux qu'un exode massif doublé de misère.

13.Posté par tortue verte le 16/10/2016 19:50 | Alerter
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Mathius : ok, je comprends mieux ton message alors, mais ceci dit, il faut être très prudent, car nous ne savons pas grand chose de manière certaine sur ce qui s'est passé avant que les navigateurs et les anthropologues abordent sur cette île.

14.Posté par MK le 17/10/2016 07:29 | Alerter
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@Simone Grand: juste une petite remarque: l'equivalent du TAH māohi en MQA est māo‘i est ne pas māohi (*ma(a)qoli) en PPN, il existe en TUA aussi en equivalent: māori...
Transferer le mots d'un champ semantique vers une autre c'est juste un signe d'un transformation d'un société. Après une déculturation plus au moins profonde et une acculturation pas encore terminé en polynésie orientale - beaucoup de mots sont que des signes étripes, vidés de leurs significations historiques, prêtes à être "rechargé" avec une nouvelle signification, voir le concept actuel "māohi" !

15.Posté par Mako le 17/10/2016 07:55 | Alerter
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Le Marquisien P11, Si je n'ai pas les pieds sur terre, alors l'Unesco non plus ! je connais Rapa Nui depuis 45 ans et je peux t'affirmer que les gens sont aujourd'hui bien plus contents qu'hier. Il n'y a pas de chômage à Rapa Nui et plus personne n'est dans la misère. Pour la question de son équilibre, sache que tous les sites sont très sérieusement protégés, surveillés et gardés en permanence par des agents de l'état. L'Ile de Pâques est hyper propre, pas de tags, pas de déchets au bord des routes. Les Pascuans par leur histoire sont très conscients de leurs intérêts et de l'importance de préserver les équilibres. Cela dit, ils placent l'économie avant la politique.

16.Posté par Romi le 17/10/2016 13:53 | Alerter
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On dit que c'est la mana mais en réalité je crois que c'est surtout une intelligente et très dynamique culture économique que les pascuans ont su développer chez eux. Leurs résultats sont remarquables en tous points et nous serions avisés de nous inspirer un peu de leur modèle. J'y suis allé et j'ai remarqué que toute l'ile semble travailler pour une industrie touristique bien rodée qu'ils maitrisent parfaitement. Les touristes y sont les bienvenus, ils ne dérangent aucunement, bien au contraire, ils consomment et ils dépensent ! La ville de Hanga Roa est ainsi remplie de monde, les restaurants et cafés y sont très nombreux, il fait bon, les boutiques, les artisans, tout marche.

17.Posté par Ruau le 18/10/2016 10:12 | Alerter
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P11 Le Marquisien : A vous lire on aurait comme l'impression qu'il vaut mieux rester couché les bras croisés sans rien faire et sans bouger de peur de polluer et de déranger les équilibres naturels. A ce tarif là on est vite mort. A ce tarif là l'humanité n'a aucune chance d'évoluer ou même disons-le, d'exister. On peut aimer des paysages, des gens, une façon de vivre, mais pas au point de ne plus rien faire et de ne plus évoluer, de ne plus échanger, de ne plus progresser par peur du changement. Maitriser le progrès dans la paix et dans les équilibres oui, tout bloquer pour ne rien changer, quelque soit le projet, non ! C'est aller contre-nature, contre notre propre nature humaine.

18.Posté par LE MARQUISIEN le 18/10/2016 15:20 | Alerter
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@Ruau. @Mako@Tortueverte Je crois que vous n'avez pas très bien interprété mes propos. Il n'a jamais été question de ne rien faire et de garder les Rapa Nui sous une sorte de cloche de verre en leur interdisant d'évoluer!! Seulement, entre ne rien faire et accepter n'importe quoi, et surtout dépasser les capacités de son environnement naturel et son patrimoine culturel, conduit immanquablement à leur perte. Il est impensable d'empêcher un peuple d'évoluer, pas question de figer une population au temps T pour que certains puissent aller le voir comme on irait dans un musée. L'essentiel est comme vous le dites fort bien de maîtriser cette évolution dans un équilibre. Or, j'ai le sentiment que cet équilibre fragile de Rapa Nui est menacé et que l'afflux de touristes - si il apporte travail et "richesse" à certains, menace le fragile environnement et même la qualité de vie des Rapanui. Plus près de nous, les gens de Maupiti ont refusé la construction d'un grand hotel, justement pour conserver ces équilibres et protéger leur environnement.

19.Posté par Ruau le 18/10/2016 21:41 | Alerter
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P18 : Exploiter une ressource pour se nourrir, évoluer et progresser n'est pas pour moi: "accepter n'importe quoi". Dépasser les capacités de son environnement naturel et son patrimoine culturel, eh bien les Rapanui connaissent le sujet mieux que quiconque au monde ! C'est un fait vérifiable qu'ils protègent bien mieux que nous leur environnement et leur patrimoine car ils savent que l'île est leur unique et très précieux capital. Si plus près de nous certains refusent la construction d'hôtels, c'est qu'avant tout ils refusent les touristes, ils n'en veulent pas car ils dérangent et bousculent la qualité de vie et l'équilibre de certains réfractaires a tout développement.

20.Posté par LE MARQUISIEN le 19/10/2016 06:18 | Alerter
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P19 et ils ont entièrement raison!!!

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