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Hydrocarbures : Des négociations au point mort


Si le temps commence à être long pour les grévistes, le sourire reste de mise.
Si le temps commence à être long pour les grévistes, le sourire reste de mise.
Tahiti, le 15 janvier 2024 – La grève des hydrocarbures ne semble pas prête d'être levée. En effet, depuis leur dernier échange jeudi dernier, aucune entente n'a été possible entre les syndicats et les sociétés concernées. Également sous la menace d'une grève, la société Gaz de Tahiti a rendez-vous avec les syndicats ce mardi.
 
Il s'agit définitivement du feuilleton de ce début d'année 2024, la grève des hydrocarbures, effective depuis le 14 décembre dernier, entame désormais sa cinquième semaine de conflit. Révision des grilles salariales ou embauches, tous les sujets fâchent. Et depuis jeudi dernier, 11 janvier, chaque parti campe sur ses positions : “Il n'y a eu aucune avancée depuis jeudi dernier” confirme Vetea Tehahetua, délégué syndical STDP et porte-parole des grévistes. “Nous attendons qu'ils nous convoquent pour une nouvelle rencontre, mais jusqu'à aujourd'hui rien” regrette ce dernier, qui ne voit pas encore d'issue possible à ce conflit : “Nous ne sommes d'accord sur rien. Concernant STDP, nous réclamons des embauches et eux préfèrent prendre des CDD à la place. Une mesure qui n'arrange pas du tout notre organisation du travail. Pour ce qui est de STDO, ils persistent à vouloir augmenter de 10 heures le temps de travail hebdomadaire de sept salariés à temps partiel, donc les faire passer de 120 à 130 heures de travail. Hors, dans les faits, ces salariés à temps partiel travaillent déjà plus de 130 heures. Et là il ne s'agit que de deux points sur lesquels nous ne sommes pas d'accord, il y en a d'autres.” Lundi, aucune nouvelle rencontre entre les syndicats et les sociétés n’était prévue.
 
De plus, si le conflit s'éternise, il va même jusqu'à s'étendre. En effet, après les hydrocarbures c'est au tour du secteur stratégique du gaz d'être sous la menace d'un mouvement de grève. En effet, porté par l'union des travailleurs des hydrocarbures et signé à ce titre par Vetea Tehahetua, le préavis de grève déposé par la Confédération des syndicats indépendants de Polynésie (CSIP) à la direction de Gaz de Tahiti étonne. Et pour cause, “aucune doléance ne semble avoir été clairement signifiée” assure la direction de Gaz de Tahiti, pour qui tout ceci ne semble être qu'un soutien au conflit actuellement en cours dans le secteur pétrolier. Si en face, du côté de la CSIP, on affirme qu'il n'y a aucun lien, ces derniers pourront se justifier ce mardi, au siège de la société, où une réunion est prévue.
 
 

le Lundi 15 Janvier 2024 à 17:41 | Lu 1507 fois