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Halte à la prise de risques sur les routes : Ryan repart avec un scooter 50 cm3



PAPEETE, le 20/07/2016 - Depuis onze ans, la gendarmerie et plusieurs partenaires organisent des formations intitulées "Halte à la prise de risques sur les routes". L'idée est de sensibiliser les jeunes sur les risques lorsque l'on conduit un deux-roues. À l'issue de cette formation, les jeunes stagiaires participent à un concours sous forme de QCM et cette année, c'est Ryan Lesourd qui remporte le scooter 50 cm3.

Ryan Lesourd remporte par tirage au sort un scooter 50 cm3, après avoir terminé parmi les dix premiers au concours de fin de formation Halte à la prise de risques sur les routes (HPRR), organisée depuis 11 ans par la gendarmerie.

À 17 ans, ce jeune homme de Mataiea se déplacera désormais en deux-roues pour se rendre au lycée de Papara. "En ayant participé à un concours sous forme de QCM, je suis arrivé parmi les dix premiers, ce qui m'a permis de participer au tirage au sort et voilà, j'ai remporté le scooter", raconte-t-il.

Durant une demi-journée, Ryan a donc assisté à une formation sur le code de la route, mais pas seulement. "J'ai appris beaucoup de choses que j'ignorais, comme par exemple, le fonctionnement du code pénal par rapport à la route, il y a aussi les assurances. Je trouve cela superbe parce que la plupart des jeunes ne sont pas forcément affectés par les assurances et ils ne connaissent pas très bien cela."

Des formations qui sont dispensées un peu partout sur l'île de Tahiti et Raiatea, l'île de Moorea a rejoint récemment le mouvement. "C'est une fois par an, ce sont des sessions qui durent huit mois. Nous démarrons en janvier pour terminer à l'été, à raison d'une session par mois", explique le colonel Pierre Caudrelier, le patron de la gendarmerie en Polynésie française.

L'objectif est de sensibiliser les jeunes sur les risques quand on est sur la route. "Notre seul but est moins de blessés et de tués sur les routes", précise le colonel Caudrelier.

Durant ces sessions de formations, plusieurs intervenants sont présents, avec notamment les témoignages de victime ou d'auteur, ou encore l'intervention du docteur Charles Belli, chirurgien orthopédiste qui "intervient sur les accidentés de la route, où il montre des images choc où des personnes sont "estropiées, brûlées et qui ont chuté sur la route, parce que quand on chute, on peut perdre un membre, des doigts de pieds, des bras…", explique Pierre Caudrelier, mais attention, "le but n'est pas de choquer, mais de faire prendre conscience réellement du risque, parce qu'il n'est pas virtuel. Quand on est jeune, on n'a pas une appréhension très concrète de la vie, on n'a pas l'expérience. Souvent, on pense que les accidents, c'est pour les autres, on n'a jamais vu peut-être une personne décédée, une personne blessée de près, et donc là on est dans le vif du sujet. Le docteur Charles Belli présente les choses avec sa personnalité, donc il y a un peu de second degré, un peu d'humour. Les choses sont très bien présentées et elles sont très concrètes à la fois, et je pense que les jeunes sont très réceptifs au message qui est diffusé."

Chaque année, ce sont 130 jeunes qui participent aux formations HPRR, sur Tahiti. La prochaine session se tiendra à partir de janvier 2017 et durera plus de six mois. Pour vois inscrire, rendez-vous sur le site de l'opération HPRR

Depuis le début de l'année, on dénombre 16 morts en Polynésie française.

Le colonel Caudrelier aux côtés de Ryan Lesourd
Le colonel Caudrelier aux côtés de Ryan Lesourd
Colonel Pierre Caudrelier
Patron de la gendarmerie en Polynésie française


"La route n'est pas un jeu (...) on risque de rater une partie de sa vie"

Quel est le constat que vous dressez depuis le lancement de cette opération ?

"Manifestement, les jeunes se sentent très concernés puisque nous arrivons à un effectif de 2 000 jeunes formés, et cela depuis plusieurs années. Donc il y a un véritable engouement. Je pense que les jeunes sont aussi très intéressés par le contenu qui est très divers. Nous avons le docteur Charles Belli qui intervient aussi, c'est le chirurgien orthopédiste qui intervient sur les accidentés de la route. On a le témoignage de Akim, qui est un jeune et qui est maintenant dans une chaise roulante. Il évoque son propre témoignage de victime. Nous avons les assureurs, la gendarmerie, la direction des transports terrestres. Donc on fait des rappels de la règlementation, chacun dans notre domaine. On leur ouvre les yeux sur le risque routier et surtout, on les sensibilise sur le fait que la route n'est pas un jeu et quand on a un problème, que l'on soit d'un côté ou de l'autre, de toute façon on risque de rater une partie de sa vie. Ce n'est pas la peine de faire des études, si derrière c'est pour être handicapé et ne pas faire ce pour quoi on a été formé."

Quand on roule sur un deux-roues, les risques d'accidents sont élevés. Rappelez-nous la tenue idéale à avoir.


"Il faut avoir des chaussures qui protègent, des vêtements longs pour éviter les frottements quand on chute sur la route et surtout, il faut posséder un casque, et ce casque il faut le porter et pas le mettre au coude, et surtout l'attacher en mettant la sangle, parce que sinon à la moindre chute, on perd le casque. Les décès que l'on a sur les routes sont souvent parce que les casques ne sont pas homologués, ou alors ils n'ont pas été attachés."

Beaucoup de Polynésiens roulent avec des savates. Risquent-ils une amende ?

"Aujourd'hui, nous pouvons, parce que le code de la route nous y autorise, mais surtout quand ce sont des enfants qui ont moins de 13 ans. On n'est pas allés plus loin dans la règlementation. Ce qu'il faut faire est qu'il ne faut pas s'en tenir qu'à la règlementation. Il faut penser à sa santé et aux dégâts que peut occasionner un accident. Le bon sens est justement de se protéger et même de porter des chaussures un peu fermées, des chaussures simplement qui protègent les membres, parce que quand ça frotte sur la route, assez rapidement, on peut avoir des infections graves et on peut même perdre un pied."

Quels sont vos projets ?

"Nous souhaitons maintenir la tendance générale, qui est plutôt bonne depuis quelques années. On souhaite aussi encore améliorer les choses, puisque le problème se porte essentiellement sur les deux roues qui sont très vulnérables et assez peu visibles. Donc, nous allons mener des campagnes avec des partenaires privés, avec des gilets fluorescents et on aimerait bien que les gens maintiennent en état leur équipement. Par exemple, l'éclairage qui est très important parce que la visibilité est quelque chose de primordiale pour la survie des gens qui circulent à deux-roues, c'est notre cible. Et puis nous avons mené des opérations d'échange de casques non homologués, on va le refaire à nouveau avec des partenaires privés, des assureurs essentiellement. Ce sont des actions de fond et nous, la gendarmerie, on veut des actions sur la durée. Cela fait plus de dix ans que le HPR existe, nous avons pris des initiatives en liaison avec d'autres opérateurs et ça, on souhaite l'entretenir. Notre seul but est moins de blessés et de tués sur les routes."



Rédigé par Corinne Tehetia le Mercredi 20 Juillet 2016 à 17:58 | Lu 1868 fois






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