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Guerre des chefs de la police au Vanuatu: nouveaux soubresauts



Guerre des chefs de la police au Vanuatu: nouveaux soubresauts
PORT-VILA, mercredi 5 décembre 2012 (Flash d’Océanie) – La guerre qui oppose deux rivaux à la tête des forces de police de Vanuatu a connu mardi un nouveau rebondissement avec l’arrestation-surprise d’une petite douzaine d’agents, déjà mis à pied en octobre 2012 et réputés proches de l’ancien Commissaire, Joshua Bong.
Ces arrestations mardi aux aurores, ont été menées dans le cadre d’une opération spéciale dirigée par l’actuel chef de la police par intérim, Arthur Caulton, a annoncé un porte-parole des forces de l’ordre vanuatuanes.
Les onze agents concernés ont été entendus, puis relâchés en attendant une comparution devant la justice pour « mutinerie », incitation à la mutinerie et arrestation illégale de M. Caulton (ainsi que deux autres officiers supérieurs), lors de la précédente crise ouverte qui a secoué la police de cet archipel, fin septembre 2012.
À cette époque, M. Bong, juste avant l’arrivée à terme de son contrat, alors qu’il était déjà mis à pied, avait brièvement fait arrêter M. Caulton, avant que ce dernier soit finalement libéré.
Selon la police, M. Bong se trouverait aussi sur la liste des personnes à interpeller dans les prochains jours, tout comme un Commandant des forces mobiles de Vanuatu (VMF, groupe paramilitaire), Aru Maralau, lui aussi mis à pied depuis les événements de septembre.
Les intéressé n’ont jusqu’ici pas pu être appréhendés et ne se trouvent plus à leur domicile depuis plusieurs jours, a reconnu la police, qui les considère « en fuite ».

Cette lutte pour le pouvoir au sein mêmes des forces de police du pays avait menacé de dégénérer en mutinerie.

Ces arrestations coïncident aussi avec une échéance très attendue sur le calendrier local : l’annonce en milieu de semaine d’une décision concernant la nomination définitive du Chef de la police nationale.
Le tenant du titre par intérim, Arthur Caulton, pourrait se voir confirmé dans ses fonctions.
Il avait déjà été préféré à son rival et prédécesseur, Joshua Bong, sur intervention du Président de la République Iolu Abbil, au plus fort de la crise qui opposait les deux hommes, quelques jours avant les élections de fin octobre 2012.
La période d’intérim de M. Caulton, qui débutait le 5 octobre 2012 pour une période de deux mois, s’achève le 5 décembre 2012.
La Commission des Services de la Police (Police Service Commission, organe chargé de superviser le fonctionnement d e la police de Vanuatu) aurait déjà soumis vendredi 30 novembre 2012 une liste de recommandations au gouvernement, contenant le nom de trois personnes.
Les noms des personnes concernées ne sont toujours pas connus.
La nomination officielle du titulaire à ce poste-clé, normalement conçu pour une période de cinq ans, doit être effectuée par le Président de la République Iolu Abbil, sur avis du gouvernement.

Motion de censure : nouvel imbroglio politico-judiciaire

Entre-temps, au plan politico-judiciaire, le dépôt, vendredi 30 novembre 2012, d’une motion de censure contre le Premier ministre Sato Kilman, tout juste reconduit à la tête du gouvernement mi-novembre 2012, semble s’acheminer vers un recours en justice.
Alors que les motionnaires affirment représenter 28 des 52 élus au sein de l’Assemblée nationale, et que le Secrétariat Général du Parlement avait déclaré cette motion recevable et justifiant la convocation d’une séance extraordinaire du nouveau Parlement (issu des législatives du 30 octobre 2012), le Président du Parlement et ancien ministre de l’intérieur, George Wells, a pour sa part affirmé en début de semaine le contraire.

Les promoteurs de cette motion de censure ont saisi la justice afin qu’elle fournisse son interprétation des dispositions constitutionnelles applicables dans ce genre de situation.

Dans le texte de cette motion, exposant les motifs, les pétitionnaires citent notamment le fait que M. Kilman, tout juste réélu, ait annoncé la composition d’un gouvernement quasi-identique à celui d’avant les législatives et ceci dans tenir compte du fait que certains ministres avaient soit été condamnés par la justice dans des affaires de malversations, soit étaient actuellement en instance de jugement.
Les motionnaires citent aussi l’épuisement des fonds, avant la fin de l’exercice budgétaire, de services publics cruciaux comme ceux de l’éducation nationale.
Ils reprochent aussi à M. Kilman d’avoir supprimé le ministère de la jeunesse et des sports (dont le secteur passe désormais directement sous le ministère de l’éducation), malgré le fait que Vanuatu doit prochainement accueillir les Mini-Jeux du Pacifique.
Ils citent aussi les affaires qui ont secoué l’archipel ces derniers mois, y compris un programme de vente de passeports à des ressortissants étrangers, sans tenir compte des conditions préalables d’obtention de la nationalité (qui prévoit une résidence ininterrompue de dix ans).

Tribunal des litiges électoraux

Toujours en mode postélectoral, la Cour Suprême de Vanuatu a commencé à entendre les affaires directement liées à des plaintes concernant le déroulement des élections du 30 octobre 2012.
Ces plaintes, au nombre de 24, émanent, entre autres, d’un ancien député ministre, Willie Jimmy, Président du parti démocratique libéral (Vanuatu Liberal Democratic Party, VLDP), contre le Premier ministre réélu, Sato Kilman.

Depuis le scrutin du 30 octobre 2012, une petite trentaine de candidats, pour la plupart malchanceux, ont annoncé leur intention de déposer plainte pour des fraudes électorales qu’ils estiment avoir constaté.
Ils demandent aussi la tenue d’élections partielles dans au moins une quinzaine de circonscriptions de l’île principale de Vaté.
Ces plaintes concernent essentiellement, selon eux, des versements de pots-de-vin à des électeurs, des abus dans les votes par procuration et de flagrantes irrégularités constatées sur les listes électorales, qui ont empêché à de nombreux électeurs (une dizaine de milliers, selon les plaignants) d’exprimer leur suffrage.

La plainte de M. Jimmy se fonde sur l’existence d’une supposée « dette » de M. Kilman, qui aurait dû le disqualifier dans la course à la députation.

Un journaliste de la société nationale de radiodiffusion et de télévision (SRTV), le francophone Antoine Malsungaï, aurait été mis à pied le 23 novembre 2012 pour une durée de deux semaines, sur intervention directe du gouvernement, rapporte le Vanuatu Times.
Motif : « infraction au code de conduite » de cette société » lors de la diffusion d’un programme ouvrant l’antenne aux auditeurs, et qui avait abordé l’épineux sujet des « dettes » de plusieurs dirigeants avant les élections.
La décision a été annoncée par le Directeur Général de la SRTV, Fred Vurobaravu.
Cette affaire de dettes avait, dans un premier temps, amené la commission électorale à omettre les noms de candidats de premier plan, dont M. Kilman.
Après le remplacement du directeur de cette commission, et une déclaration de M. Kilman selon laquelle l’intéressé s’était acquitté de cette dette, une seconde liste de candidats avait été publiée, incluant cette fois-ci le nom du chef de l’exécutif sortant.
Toutefois, M. Vurobaravu, s’expliquant sur cette décision lundi, estimait en substance qu’il n’était pas question de pression politique, mais de la nécessité de sanctionner le journalistes afin de mettre fin aux reportages trop biaisés politiquement, même si en l’occurrence, à la suite de cette diffusion, une plainte a effectivement été reçue de la part du bureau du Premier ministre.
L’Association des Médias de Vanuatu a condamné cette sanction.


Sato Kilman (chef de file du PPP (People’s Progress Party, 6 sièges), a été réélu lundi 19 novembre 2012, grâce au soutien de plusieurs autres partis (dont le Parti National Unifié [NUP] de son ancien Vice-premier ministre Ham Lini), rassemblant ainsi 29 des 52 voix.
Son challenger, Edward Natapei, chef de file du Vanuaaku Pati (VP) et lui aussi ancien Premier ministre, n’avait recueilli que 23 suffrages.

Un gouvernement copier-coller

Dans la foulée, M. Kilman a annoncé la composition de son nouveau gouvernement, qui reprend pour membres-clé ceux déjà présents au sein de l’exécutif sortant : Ham Lini comme Vice-premier ministre et ministre du commerce et de l’industrie, Alfred Carlot aux affaires étrangères, Charlot Salwai aux finances, Toara Daniel Kalo à l’intérieur (poste précédemment occupé par George Wells), Steven Kalsakau (éducation), Ton Ken (santé), Iaris Harry Iauko (infrastructure), Dunston Hilton (agriculture, quarantaine, sylviculture et pêcheries), James Bule (affaires foncières), Thomas Laken (justice), Samson Samsen (aviation civile) ou encore Marcellino Pipite (développement des entreprises indigènes).

La coalition annoncée par le camp Kilman est composée de son parti, le PPP (Peoples’ Progressive Party), le National United Party, le Vanuatu Republican Party, le Nagriamel, la confédération des Verts, le Vanuatu National Party, un groupe de dissidents du Vanuaaku Pati, le Natatok Indigenous Peoples Democratic Party d’Alfred Carlot et deux « indépendants » (non affiliés), Christopher Emelee et Robert Bohn Jr.

Le groupe de M. Natapei, qui constitue désormais une opposition significative, est constitué autour du Vanuaaku Pati d’Edward Natapei, d’alliés principaux comme l’Union des Partis Modérés (5 sièges) de l’ancien Premier ministre francophone Serge Vohor, mais aussi l’un des partis émergents, dirigé par le jeune député Ralph Regenvanu (Terre et Justice -Graon mo Jastis-, 3 sièges).

pad


Rédigé par PAD le Mercredi 5 Décembre 2012 à 04:49 | Lu 497 fois






1.Posté par Roro LEBO le 05/12/2012 16:25 | Alerter
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lebororo
C'était plus sympa avec 2 polices (française et anglaise) pour le Condominium
qui se respectaient très fort avant leur indépendance.
même les prisonniers étaient "respectables".

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