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Grève à Newrest : coup de pression de la commune de Papara


La commune de Papara entend “prendre toutes les mesures utiles” pour “faire respecter les obligations” de Newrest (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
La commune de Papara entend “prendre toutes les mesures utiles” pour “faire respecter les obligations” de Newrest (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 16 juin 2026 – Par voie de communiqué, le maire de Papara dénonce une “défaillance sérieuse” dans l’exécution du marché public de restauration scolaire et enjoint la cuisine centrale de Newrest à “garantir la continuité du service dû aux enfants de Papara”. Au deuxième jour de grève, ce mardi, la commune continue d’assurer à ses frais les repas des élèves demi-pensionnaires.
 

Au deuxième jour de grève chez Newrest, le maire de Papara réagit par voie de communiqué. “La commune respecte le droit de grève et forme le vœu que les négociations puissent aboutir, dans les meilleurs délais, à une issue équilibrée, respectueuse des droits des salariés et de l’amélioration de leurs conditions de travail. Pour autant, la commune rappelle que sa priorité absolue demeure la protection des enfants des écoles publiques de Papara”, mentionne Mike Teissier.
 
Ce lundi, les élèves demi-pensionnaires du premier degré n’ont pas été livrés en repas par l’entreprise titulaire du marché public de restauration scolaire en date du 1er janvier 2026. Il en sera de même ce mardi. “Cette situation est grave et particulièrement préjudiciable aux enfants et aux familles”, dénonce la municipalité, qui a dû organiser elle-même la continuité de service public afin qu’aucun enfant ne soit privé de repas. Une continuité de service public imposée “contractuellement” au titulaire du marché, qui aurait dû, selon la commune, mettre en place des mesures pour “éviter une rupture d’approvisionnement”.
 

Dialogue ouvert, mais “pas au détriment des enfants”


Le maire considère qu’il s’agit d’une “défaillance sérieuse” dans l’exécution du marché et demande à Newrest “de s’expliquer sans délai sur les mesures prises, ou non prises, pour anticiper cette situation et garantir la continuité du service dû aux enfants de Papara”, ainsi que sur le fait que d’autres établissement de Tahiti auraient été servis. Elle-même visée par le premier point de revendication de ce mouvement de grève porté par la CSIP, la commune appelle néanmoins chacun à la raison, refusant que les enfants de Papara soient “les premières victimes” de ce conflit social et que leur droit à se “nourrir” puisse être “conditionné” par les négociations. La commune assure maintenir “une porte ouverte au dialogue”, mais “pas au détriment des enfants”.
 

Rédigé par Anne-Charlotte Lehartel le Mardi 16 Juin 2026 à 10:24 | Lu 432 fois