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Gambier : droit, prévention et protection de la jeunesse


La PJJ était en mission à Mangareva. Pendant trois jours l'équipe a fait des interventions d'information sur les droits et devoirs des jeunes ainsi que de la prévention contre les addictions.
La PJJ était en mission à Mangareva. Pendant trois jours l'équipe a fait des interventions d'information sur les droits et devoirs des jeunes ainsi que de la prévention contre les addictions.
Mangareva, le 11 novembre 2021 - Arrivée à Rikitea samedi, une équipe de la protection judiciaire de la jeunesse était en mission sur l'île afin d'informer les familles sur les droits et devoirs des jeunes et faire la prévention. Pendant trois jours, les intervenants ont rencontré  des parents, des enfants, des professionnels de santé sur les thèmes de l'enfance en danger ou délinquante.
 
Pendant trois jours, du 6 au 9 novembre, une équipe de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) était à Rikitea afin de venir à la rencontre des enfants et de leurs parents. À l’initiative de la PJJ, cette mission de justice de proximité, menée conjointement avec le Fare Tama Hau, a pu se réaliser avec le financement du ministère de la Justice. Une action menée au sein de tous les archipels et qui a débuté d’abord aux Marquises, puis aux Gambier, qui se déplacera ensuite dans les Tuamotu, aux Australes et enfin aux îles Sous-le-Vent.
 
L’objectif de cette initiative est de donner aux justiciables un accès au droit, dans le cadre de l’enfance. Pour Liliane Vallois, directrice territoriale de la PJJ en Polynésie, "la justice se veut éducative pour les mineurs. L’idée est que les gens connaissent tous les leviers mis à leur disposition, que se soit pour l’enfance en danger ou l’enfance délinquante… Répondre aux interrogations de la population sur l’efficacité d’une plainte ou sur les suites de cette action."

L'équipe qui était en mission à RIkitea.
L'équipe qui était en mission à RIkitea.
Deux soirées thématiques ont été organisées : l’une samedi, sur les droits et devoirs des jeunes et l’autre lundi, sur les addictions, avec des témoignages. Des occasions de toucher aussi les parents, les professionnels de santé ou encore la gendarmerie et le conseil municipal. Lundi, la PJJ est également intervenue dans les établissements scolaires pour rencontrer les élèves et le personnel. Entre chaque intervention du temps a aussi été consacré à l’accueil et l’orientation des familles en entretien individuel. Une dizaine de familles a ainsi pu bénéficier d'un entretien individuel.
 
Au terme de sa mission, la directrice a pu établir plusieurs constats parmi lesquels "le manque de maîtrise des outils et procédures proposées… À partir du moment où un jeune commet un acte de délinquance, c’est important pour lui qu’on lui signifie qu’il faut arrêter. Et le seul moyen, c’est de déposer plainte sinon la PJJ n’interviendra pas. La justice des mineurs a été pensée pour comprendre pourquoi le jeune a commis cet acte et comment faire pour changer cette situation."

Deux soirées ont été organisées : l'une sur les droits des jeunes, l'autre sur les addictions.
Deux soirées ont été organisées : l'une sur les droits des jeunes, l'autre sur les addictions.

Rédigé par Shana Boosie-Mu le Jeudi 11 Novembre 2021 à 17:25 | Lu 674 fois