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French Bee : « Chaque compagnie a son unicité et son public »



En 2018, la croissance globale du trafic de l'aéroport de Tahiti-Faa'a s'établit à +7.9% avec 1,390 million de passagers traités à l'arrivée et au départ.
En 2018, la croissance globale du trafic de l'aéroport de Tahiti-Faa'a s'établit à +7.9% avec 1,390 million de passagers traités à l'arrivée et au départ.
PAPEETE, le 18 janvier 2019. Moins d’un an après son arrivée, French Bee s’est déjà hissé à la quatrième place des compagnies aériennes sur l’aéroport de Tahiti Faa’a. « En 2019, on travaille sur la consolidation sur la desserte de la Polynésie, des Etats-Unis et de La Réunion », souligne Sophie Hocquez, directrice commerciale de French Bee. « On continue à construire notre modèle et on voit bien qu’il suscite l’adhésion des clients. »


Quel bilan faites-vous des premiers mois d’exploitation sur la ligne Papeete-Paris ? Vos résultats sont-ils conformes à vos attentes ?
« Nous sommes très contents du bilan des premiers mois sur plusieurs points. Sur le plan commercial, c’est conforme à nos attentes. Les retours des clients sont aussi positifs. Début décembre, j’ai pu rencontrer à Tahiti des acteurs du tourisme, les représentants de l’aéroport et les autorités locales. Le retour sur le produit French Bee et les destinations San Francisco et Paris sont encourageants pour l’avenir. Cela nous encourage à travailler encore mieux pour l’année 2019. «

Depuis votre arrivée sur la ligne Paris-Papeete, le contexte du transport aérien a été modifié avec l’arrivée des nouveaux avions d’Air Tahiti Nui et l’arrivée de United Airlines sur le tronçon Papeete-San Francisco. La concurrence est-elle plus rude aujourd’hui pour vous ?
« On connait déjà la concurrence avec notre grande sœur Air Caraïbes sur les Antilles ou nous-même à La Réunion. Cela fait partie du marché. Bien sûr que cela change la donne mais on est sur un produit qui est différent de celui qui est proposé par les autres compagnies. Chaque compagnie a son unicité et son public. Chaque compagnie a une place et un produit à offrir à un public qui lui ressemble. »

Des passagers se sont plaints de devoir récupérer leur bagage à San Francisco lors du transit. Où en est ce problème ?
« Ce n’est pas un problème. C’est une réglementation américaine. Ce n’est pas une compagnie française qui a le pouvoir de changer la règlementation américaine sur San Francisco. C’est une réglementation locale qui dépend des autorités aéroportuaires. Sur l’aéroport de San Francisco, il n’existe pas de process de transit bagages à l’international.
On est obligé de se conformer à cette réglementation. Ils ne nous disent pas on ne vous donnera jamais la possibilité de faire autrement mais aujourd’hui c’est la réglementation en vigueur.
On travaille malgré tout sur ce point en montrant notre professionnalisme auprès des autorités aéroportuaires.
Le terminal de San Francisco est beaucoup plus petit que celui de Los Angeles. Le parcours est plus court et les files d’attente que ce soit aux frontières ou à la sûreté sont plus courtes.
On a un partenaire sur l’aéroport qui a recruté à notre demande des personnes parlant français pour guider les passagers francophones à travers l’aéroport avec une signalétique qu’on a construite en accord avec les autorités aéroportuaires.

"Nous sommes une entreprise de taille modeste, qui fait une croissance raisonnée. Nous allons avoir trois ans et trois avions. C’est une démarche pragmatique, entrepreneuriale qui ressemble à celle qu’a pu avoir Air Caraibes au fil du temps et qui a  fait ses preuves", souligne Sophie Hocquez, directrice commerciale de French Bee.
"Nous sommes une entreprise de taille modeste, qui fait une croissance raisonnée. Nous allons avoir trois ans et trois avions. C’est une démarche pragmatique, entrepreneuriale qui ressemble à celle qu’a pu avoir Air Caraibes au fil du temps et qui a fait ses preuves", souligne Sophie Hocquez, directrice commerciale de French Bee.
Les compagnies low cost Norwegian, Primera ou encore Wow Air ont disparu ou sont en difficulté financière. French Bee s'en sortira-t-elle mieux ?
Il y a une grosse différence. Norwegian a eu une croissance extrêmement forte. Ils ont commandé un nombre d’avions, ouvert un nombre de routes et de bases à une vitesse assez impressionnante. Norwegian est une compagnie long-courrier mais aussi moyen-courrier. C’est un peu compliqué d’avoir deux métiers, qui sont assez différents et d’avoir un développement aussi fort.
Nous sommes une entreprise de taille modeste, qui fait une croissance raisonnée. Nous allons avoir trois ans et trois avions. C’est une démarche pragmatique, entrepreneuriale qui ressemble à celle qu’a pu avoir Air Caraibes au fil du temps et qui a fait ses preuves.
En 2019, on travaille sur la consolidation sur la desserte de la Polynésie, des Etats-Unis et de La Réunion. C’est notre objectif.
On va intégrer un nouvel Airbus A 350, on sera la première compagnie à opérer qu’avec des A350.
On a de la chance avec cet Airbus. C’est un avion très économe, qui nous permet d’avoir un avantage en termes de coûts par rapport à ça. Un Airbus A 350 consomme 25% de carburants en moins par siège. On continue à construire notre modèle et on voit bien qu’il suscite l’adhésion des clients.

L’effet French Bee à l’aéroport

"Après un mois d'octobre à +15.1% et un novembre record à +20,3%, le résultat est sans appel avec un bond de +17% soit 25 798 passagers supplémentaires rien que sur ces trois dernier mois de l'année », a relevé Aéroport de Tahiti (ADT) dans son flash trimestriel mercredi. « Portée par cette fin d'année ultra dynamique, mais aussi par les excellents résultats du 3e trimestre, la croissance du trafic international s'établit à +10,4% sur l'ensemble de l'année 2018 ce qui représente 63 277 passagers supplémentaires sur l'ensemble de l'exercice. »
"Sur 'l’ensemble de l'année, les nouveaux entrants se taillent une part respectable du gâteau sans toutefois bouleverser l'ordre établi qui place Air Tahiti Nui, Air France et Air New Zealand en tête de la course. Démarré mi-mai 2018, French Bee intègre la quatrième position tandis que Hawaiian Airlines progresse à la faveur de sa deuxième fréquence provisoire mise en œuvre sur les derniers mois de l'année."
"Les chiffres démontrent que l'arrivée de French Bee a permis de stimuler le marché de manière significative et que le taux de cannibalisation sur les opérateurs historiques reste largement minoritaire », analyse ADT. « Le retrait de 1.1% d’Air Tahiti Nui ne représente qu'un peu plus de 4 000 passagers par rapport à 2017, contre 2800 pour Air France. Rien de comparable avec les quelques 66 000 passagers transportés par French Bee et United en 2018."



Rédigé par Mélanie Thomas le Dimanche 20 Janvier 2019 à 19:00 | Lu 3481 fois





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