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Fidji: le nouveau chef des armées proclame la fin des coups d'Etat



SUVA, 6 mars 2014 (AFP) - Le nouveau commandant des forces armées de Fidji a indiqué jeudi vouloir mettre fin à la culture du coup d'Etat de cette nation-archipel du Pacifique sud, tout en défendant le rôle de l'armée dans l'éviction en 2006 du dernier gouvernement démocratiquement élu.

Le brigadier-général Mosese Tikoitoga remplace depuis mercredi Voreqe Bainimarama, l'homme fort de Fidji, qui a solennellement abandonné l'uniforme militaire pour préparer les élections de septembre.

L'armée respectera le résultat de ces élections, qui doivent permettre le retour à la démocratie sur cet archipel pauvre, quel qu'en soit le résultat, a assuré le nouveau commandant sur Radio New Zealand.

"L'armée ne veut pas d'autres coups" d'Etat, a-t-il dit.

Il a cependant justifié le renversement du gouvernement en 2006, effectué pour "de nobles raisons" selon lui. "Nous continuons de penser que nous avons rendu un grand service au pays".

Les Fidjis devaient éradiquer la corruption et mettre fin aux inégalités raciales entre les Fidjiens indigènes et les habitants d'origine indienne, descendants des travailleurs indiens envoyés sur ces îles par les Britanniques pour cultiver la canne à sucre, a-t-il affirmé.

Le commodore Bainimarama, qui s'était emparé du pouvoir après ce coup d'Etat, a remisé ses galons après la réforme constitutionnelle de 2013 interdisant aux militaires de solliciter les suffrages populaires.

L'Australie et la Nouvelle-Zélande avaient alors rompu les liens diplomatiques avec l'archipel. Elles ont salué la décision du commodore mercredi.

M. Bainimarama, 59 ans, occupe les fonctions de Premier ministre par intérim jusqu'au scrutin.

Fort des investissements d'infrastructures réalisés depuis 2006 (routes, écoles, ponts), Bainimarama serait en mesure de remporter le scrutin de septembre. Un sondage publié cette semaine dans le Fiji Sun, pro-gouvernemental, lui donne 79% d'opinions favorables.

Amnesty International a mis en doute la volonté de l'ancien militaire de tourner la page de la censure des médias, de l'arbitraire et de "la torture", alors qu'aucune enquête n'a jamais été ouverte sur les violations des droits de l'Homme commises par les forces gouvernementales depuis son arrivée au pouvoir.

Rédigé par () le Mercredi 5 Mars 2014 à 17:38 | Lu 187 fois




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