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Festival du tatouage : une cinquième édition placée sous le signe du feu



PAPEETE, le 30 mars 2016- Les jardins du Musée de Tahiti et des îles accueilleront le Festival culturel du tatouage organisé par Polynesia Tatau, du 31 mars au 3 avril. Placée sous le signe du feu, cette cinquième édition attend une soixantaine de tatoueurs, dont quinze artistes internationaux.


Prestations de tatouage, danses, cérémonies traditionnelles, concerts, échanges artistiques et plein d'autres animations vous attendent durant quatre jours au Musée de Tahiti et des îles. Du 31 mars au 3 avril, une quinzaine de tatoueurs internationaux seront au fenua afin de rencontrer la quarantaine d'artistes locaux et partager leur passion pour cet art ancestral. Plusieurs médias étrangers feront également le déplacement pour couvrir l'événement et la web télévision locale TBS5.tv assurera, elle, une diffusion en streaming et en replay.

"Cette année, on est enflammés !" s'enthousiasme Aroma Salmon, membre de Polynesia Tatau, dont l'association est présidée par Thierry Pirato (lire interview ci-contre). Et cela tombe bien, puisque cette cinquième édition, soutenue par le ministère de la Culture, a pour thème "Te Ahi – Le feu", ce qui est en corrélation avec un temps fort programmé pour l'occasion : une marche sur le feu (umuti) organisée le 31 mars par le maître de cérémonie habituel, Raymond Graffe. Roonui Anania ouvrira quant à lui les espaces de la Pointe des Pêcheurs par un 'orero.



Le trophée du 1er prix a été créé par Mate, un artiste tatoueur de Moorea, tandis que les  2e et 2e prix ont été conçus et élaborés par Manutea Chartiez.
Le trophée du 1er prix a été créé par Mate, un artiste tatoueur de Moorea, tandis que les 2e et 2e prix ont été conçus et élaborés par Manutea Chartiez.
UN DIPLOME POUR LE TATOUAGE

La journée du 31 mars, accessible au public, sera tout d'abord dédiée à une rencontre interprofessionnelle. Des tables rondes sont prévues pour discuter notamment de la place du tatouage au XXIe siècle et de son évolution. En outre, des débats s'ouvriront à l'issue des différentes conférences, à l'instar de celle prévue sur l'anthropologie du tatouage océanien selon Karl von den Steinen, auteur de "L'art du tatouage aux îles Marquises" rédigé au début du XXe siècle, à partir des dessins réalisés par les tatoueurs marquisiens eux-mêmes. Du 1er au 3 avril, un concours quotidien du plus beau tatouage sera ensuite mis en place. Quatre styles seront récompensés dans les catégories suivantes : "Black Kahi" (remplissage), polynésien sans ombrage, polynésien "custom" (créativité mixte) et international (libre).

"Quelques lauréats auront ensuite la chance de partir au Canada et travailler quelques semaines auprès de professionnels afin de voir ce qui se fait sur place", rapporte Raphaël Ketterer, responsable de la communication. En effet, un partenariat existe d'ores et déjà avec la ville de Calgary et l'objectif de Polynesia Tatau est d'inscrire Tahiti dans le circuit des conventions internationales. Par ailleurs, "le Centre des métiers d’art pourrait à terme intégrer dans son école une filière tatouage et réfléchit à la création d'un diplôme spécifique", explique Viri Taimana, le directeur de l'établissement.

Interview

'association Polynesia Tatau, dirigée par Thierry Pirato, organise cet événement culturel dans les magnifiques espaces du Musée de Tahiti et des îles.
'association Polynesia Tatau, dirigée par Thierry Pirato, organise cet événement culturel dans les magnifiques espaces du Musée de Tahiti et des îles.
Thierry Pirato, tatoueur professionnel et président de l'association Polynesia Tatau : "Chacun doit mettre sa pierre à l'édifice pour réaliser la construction d'un grand marae culturel"

Cela fait combien d'années que vous pratiquez le tatouage ?
Je suis tatoueur depuis une vingtaine d'années et j'exerce actuellement à Carrefour Punaauia. C'est au contact de copains que j'ai aimé cet art et j'ai ensuite appris quelques techniques avant de me former vraiment.

Depuis quand présidez-vous l'association ?
Cela fait cinq ans maintenant, et je dois avouer que c'est un travail de longue haleine. Je ne m'attendais pas à autant de démarches à effectuer, j'ai sacrifié un peu ma famille pour réunir la cinquantaine de professionnels et organiser l'événement. Cela devrait être mon dernier mandat, mais cela a été enrichissant sur le plan humain, grâce aux nombreuses rencontres avec les professionnels du métier.

Il semblerait qu'il y ait des tensions entre les tatoueurs…
C'est un sujet qui concerne les tatoueurs…

S'agit-il d'un problème entre les anciens et les nouveaux, les traditionnels et les contemporains, ou entre les professionnels et ceux qui n'ont pas pignon sur rue ?
C'est un peu tout cela à la fois, c'est compliqué, parfois il y a des choses qui passent et d'autres pas, c'est comme ça… Alors nous en discutons pour avancer, mais cela reste un sujet interne.


"Nous ne pouvons pas arrêter l'évolution"


Vous êtes un puriste ou plutôt favorable à l'évolution du tatouage polynésien ?
Selon moi, quand nous faisons quelque chose, il y a une continuité à respecter, y compris dans le tatouage. Nous pouvons la ralentir, mais nous ne pouvons pas arrêter l'évolution, il faut que nous avancions dans le même sens. Notre rôle est justement d'aider et de donner des conseils aux artistes. Il est vrai cependant que chacun a son interprétation. Pour ma part, je suis davantage dans le traditionnel, avec des ombrages.

L'acte du tatouage reste-t-il un symbole fort ?
Cela représente une symbolique essentielle de la culture polynésienne. C'est un acte important, mais cela reste une démarche personnelle. En effet, c'est bien le tatoué qui porte le tatouage, donc c'est à lui de déterminer l'origine de ce qu'il souhaite raconter et exprimer. De même, c'est une récompense pour celui qui tatoue.

Combien de tatoueurs internationaux seront présents cette année ?
Nous attendons une soixantaine de professionnels, dont une quinzaine d'invités étrangers, en provenance du Japon, du Chili, du Canada, de Los Angeles, des Philippines, etc.


"Il est intéressant de voir ce qui se fait ailleurs"


Organisez-vous des échanges entre pays ?
Oui, l'année dernière, plusieurs tatoueurs sont partis au Canada (à Calgary, du 16 au 18 octobre 2015, ndlr), et ils ont été très bien reçus. C'est l'objectif de notre association. Le niveau local est élevé, mais il est intéressant de voir ce qui se fait ailleurs. C'est un échange et un partage de nos cultures.

Que pensez-vous de l'idée de créer un diplôme spécifique ?
C'est une bonne chose, reste à convenir ensuite des formalités à accomplir, des discussions sont en cours entre Viri Taimana, le directeur du Centre des métiers d'art (CMA), et les professionnels. Il pourrait y avoir une partie de la formation qui serait assurée par le CMA, et une autre partie, gérée par les tatoueurs. Nous pourrions ainsi créer un label, et cette reconnaissance permettrait de reconnaître la profession et l'expérience des artistes.

À l'issue de cette édition, tu passeras donc le flambeau… Que retiendras-tu de cette expérience ?
C'est une aventure extraordinaire qui m'a agréablement surpris, il y a toujours à donner, à partager. Je tiens à remercier tous les acteurs de cet événement, les tatoueurs, et notamment Théano Jaillet, la directrice du Musée de Tahiti et des îles, qui accueille notre festival. Chacun d'entre nous doit mettre sa pierre à l'édifice pour réaliser la construction d'un grand marae culturel.






Le programme

Jeudi 31 mars – Cérémonie d'ouverture et journée de rencontre interprofessionnelle

9h30 : conférence de presse avec tous les médias internationaux et locaux, et présentation des artistes tatoueurs
11 heures : conférence et présentation du Centre des métiers d’art (CMA)
Midi : déjeuner avec les médias et les partenaires
13 heures : table ronde avec Viri Taimana, directeur du CMA, et Tokainiua Devatine, anthropologue et enseignant en histoire et civilisation polynésienne au CMA
14 heures : anthropologie du tatouage en Océanie et des îles Marquises selon Karl von den Steinen avec Michael Koch
15 heures : l'art du tatouage tebori japonais avec le maître Sousyu Hayashi
16 heures : cercle de rencontre interprofessionnelle
17h30 : début de la cérémonie d'ouverture, discours officiels
18h30 : cérémonie traditionnelle du umuti (marche sur le feu) avec Raymond Graffe et 'orero avec Roonui Anania
21 heures : cocktail et clôture de la journée interprofessionnelle


Vendredi 1er avril

9 heures : ouverture du village, démonstration des élèves du CMA et des artisans toute la journée
De 9h30 à 15 heures : groupe de musique
Midi : déjeuner
15 heures : groupe de musique
17 heures : danse avec Toa Vi’i Fenua
18 heures : concours "Best of day"


Samedi 2 avril

9 heures : ouverture du village, démonstration et animation de sculpture sur bois, confection de pareu toute la journée
9h30 : concert d'Acoustic Party
11 heures : conférence sur la symbolique marquisienne par Teiki Huukena
Midi : déjeuner
13h30 : concert de Jahmaroots
16 heures : concert de Toa Huhina
16h30 : concert de Tikahiri
18h00 : concours "Best of day"
19h30 : fermeture du Village


Dimanche 3 avril

9 heures : ouverture du village, démonstration des artisans
9h30 : concert de rock
11 heures : conférence sur la symbolique marquisienne par Teiki Huukena
11h30 : concert de Big Fat Mama
Midi : déjeuner
14 heures : début du concours du plus beau tatouage réalisé au shop
16 heures : concert d'Orohena Song
17 heures : danse avec Taki Toa
18 heures : concours "Best of day"
19 heures : fermeture du village

Grâce aux dessins qu'il a recueillis auprès des Marquisiens, l'explorateur allemand Karl von den Steinen est à l'origine du renouveau du tatouage polynésien.
Grâce aux dessins qu'il a recueillis auprès des Marquisiens, l'explorateur allemand Karl von den Steinen est à l'origine du renouveau du tatouage polynésien.

Rédigé par Dominique Schmitt le Mercredi 30 Mars 2016 à 12:01 | Lu 1431 fois






1.Posté par ldpdt le 31/03/2016 19:36 | Alerter
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Organisateurs z'auriez dû faire cela à Moruroa là au moins on utilisait pas la route des morts
Puis aussi pourquoi pas aux fins fonds de la presqu'île, c'est facile d'y aller et pour les touristes ; y a qu'a payer bus, taxis etc....
Vraiment vous ne devez pas savoir que Toata, Aorai Tinihau et autres encore existent ; c'était trop facile pour aller voire ces tatoueurs
Bravo les organisateurs !!!!!!
Au moins les grapheurs, eux ,avaient de bons organisateurs; j'ai été les voire, quoique un peu chère l'entrée mais bon , au moins c'était pas loin
Moi j'irai pas; trop loin , trop risqué sur la route .......et je suis sûr que je ne suis pas le seul.

2.Posté par ldpdt le 31/03/2016 19:41 | Alerter
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Organisateurs z'auriez dû faire cela à Moruroa là au moins on utilisait pas la route des morts Puis aussi pourquoi pas aux fins fonds de la presqu'île,c'est facile d'y aller et pour les touristes;y a qu'a payer bus,taxis etc.Vraiment vous ne devez pas savoir que Toata, Aorai Tinihau et autres encore existent;là c'était trop facile pour aller voire ces tatoueurs Bravo les organisateurs! Au moins les grapheurs, eux ,avaient de bons organisateurs; j'ai été les voire,quoique un peu chère l'entrée mais bon,au moins c'était pas loin Moi j'irai pas; trop loin,trop risqué sur la route .et je suis sûr que je ne suis pas le seul.

3.Posté par ldpdt le 31/03/2016 22:30 | Alerter
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Organisateurs z'auriez dû faire cela à Moruroa là au moins on utilisait pas la route des morts.Puis aussi pourquoi pas aux fins fonds de la presqu'île,c'est facile d'y aller et pour les touristes;y a qu'a payer bus, taxis etc.Vraiment vous ne devez pas savoir que Toata, Aorai Tinihau et autres encore existent;c'était trop facile pour aller voire ces tatoueursBravo les organisateurs!!Au moins les grapheurs,eux,avaient de bons organisateurs;j'ai été les voire,quoique un peu chère l'entrée mais bon,au moins c'était pas loin.Moi j'irai pas vous voire;trop loin,trop risqué sur la route .et je suis sûr que je ne suis pas le seul.

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