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Epilepsie: des chercheurs identifient un gène "clé"



Epilepsie: des chercheurs identifient un gène "clé"
MARSEILLE, 27 juin 2011 (AFP) - Des chercheurs marseillais, associés à une équipe américaine, ont découvert un gène "clé" dans le mécanisme de transformation d'un cerveau sain en cerveau épileptique, a annoncé l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) dans un communiqué.

Cette découverte ouvre la voie à des traitements préventifs chez les personnes risquant de développer une épilepsie à la suite d'une affection du cerveau de type méningite ou traumatisme crânien.

"En empêchant l'activité de ce +gène interrupteur+ chez des rats, les bénéfices thérapeutiques sont immédiats", affirme le résumé de l'étude, publiée dans la revue "Annals of Neurology".

L'épilepsie est la maladie neurologique la plus fréquente après la migraine. Elle touche 1 à 2% de la population mondiale.

Les travaux de l'équipe du neurobiologiste Christophe Bernard, directeur de recherche Inserm à l'hôpital de la Timone, menés en collaboration avec un laboratoire de l'université de Californie, ont porté sur sa forme la plus fréquente chez l'adulte, l'épilepsie du lobe frontal (ELT), qui résiste à tout traitement pharmacologique dans 30% des cas.

L'ELT a souvent comme origine une agression du cerveau qui conduit à une réorganisation des réseaux de neurones qui le composent, responsable à son tour de l'apparition des crises et désordres associés à l'ELT: déficits de mémoire ou d'apprentissage, états dépressifs ou anxieux.

Ce mécanisme passe par la modification de l'expression de milliers de gènes qui déterminent l'organisation fonctionnelle des cellules du cerveau. Depuis des années, les chercheurs ont ainsi tenté d'agir sur ces gènes pour enrayer le développement de l'épilepsie.

L'apport de l'équipe de M. Bernard est d'avoir identifié un gène qui, une fois activé par l'agression initiale du cerveau, contrôle l'expression de 1.800 autres gènes. A l'aide de leurres chimiques, ils ont pu prévenir, sur des rats, l'action de ce gène sur les autres.

"Ces leurres chimiques, injectés chez les animaux, ont un effet thérapeutique important: ralentissement de la progression de l'épilepsie, diminution du nombre de crises et restauration d'une activité cérébrale (rythme thêta) qui joue un rôle central dans de nombreuses fonctions de mémorisation et d'apprentissage", souligne l'étude.

ppy/anb/jmg

Rédigé par () le Lundi 27 Juin 2011 à 05:29 | Lu 407 fois




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