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En état de récidive légale, il frappe son fils avec une barre de fer



Une peine de prison ferme a été requise à l'encontre du père de famille.
Une peine de prison ferme a été requise à l'encontre du père de famille.
PAPEETE, le 22 août 2017 - Ce matin, lors de l'audience correctionnelle, un homme comparaissait pour avoir frappé son fils, alors âgé de 14 ans, avec une barre de fer de 87 centimètres. La scène avait été interrompue par l'intervention d'un voisin.

L'individu de 46 ans qui a comparu, ce matin, devant le tribunal correctionnel, était accusé d'avoir, le 14 février dernier à Punaauia, battu son fils en se servant d'un niveau métallique de construction. Ce père de trois garçons était poursuivi pour violences volontaires avec les trois circonstances aggravantes d'avoir agi sur un mineur en sa qualité d'ascendant et ce, avec une arme. Le jeune garçon avait écopé d'une interruption temporaire de travail de cinq jours. Les gendarmes avaient relevé des traces de sang sur la terrasse de l'habitation familiale. L'adolescent, transféré à l'hôpital, souffrait de contusions sur le visage, le bras droit et le dos. Son père l'avait également frappé au visage à main nue. Ce matin, l'étude du casier judiciaire du prévenu, qui a un emploi stable et subvient aux besoins de toute sa famille, a fait état de plusieurs condamnations à des peines de prison pour des faits de vol aggravé, de rébellion, mais surtout de violences volontaires. En effet, en novembre 2014, il avait déjà été condamné pour avoir frappé son fils aîné. Ce dernier comparaissait donc pour la deuxième fois en tant que victime de violences commises par son père à son encontre.

SERVICES SOCIAUX

Lors de son audition, l'homme a reconnu les faits. Le jour de l'agression, il s'était d'ailleurs rendu à l'hôpital afin de présenter ses excuses à son fils. Hier, lors de l'audience, l'individu, qui souffre d'épilepsie, a expliqué son geste en invoquant la désobéissance de son fils, "J'ai pété les plombs car il avait quitté la maison. Je ne me souviens plus si j'avais pris mes médicaments ce matin-là." Au regard de l'enquête, il apparaît que la famille est suivie par les services sociaux depuis plusieurs années. L'adolescent, aîné de sa fratrie, n'avait pas le droit de sortir depuis qu'il avait eu un accident sur une route proche de son domicile. Outre cela, il devait s'acquitter de tâches ménagères et veiller sur ses deux plus jeunes frères. Le jour des faits, il aurait donc bravé ces interdits. Face à la colère de son père, ses excuses n'ont servi à rien. Entendu, le jeune homme, qui est scolarisé et qui est décrit comme un élève assidu, a expliqué: "mon père est violent lorsqu'il n'arrive pas à se contrôler, quand il n'a pas pris ses médicaments." Elle aussi entendue, la mère de l'adolescent a indiqué qu'elle n'avait jamais subi de violences de la part de son mari mais qu'il corrigeait parfois leurs deux plus jeunes enfants avec le balais niau. La femme a confirmé la pathologie dont souffrait son mari, "il n'a pas un tempérament violent mais sa maladie peut avoir des conséquences." La mère de famille a exprimé son souhait de le voir échapper à une peine de prison car "il ramène de l'argent à la maison, c'est lui qui s'occupe de tout."

Réelle gravité

Interrogé sur les faits par le Président du tribunal correctionnel, le prévenu, qui a grandi dans un foyer, a expliqué: "J'ai pété les plombs à cause de la désobéissance. Les enfants n'écoutent pas!" Ce à quoi le Président a rétorqué: "Le métier de parent est un métier compliqué. Si vous êtes malade, il faut vous faire soigner. Cependant, que les choses soient claires Monsieur: aujourd'hui, la victime, ce n'est pas vous, c'est votre fils". Questionné sur la nature de sa relation avec son aîné, le prévenu a indiqué qu'il ne "parle pas vraiment avec son fils. Je ne m'intéresse ni à sa vie personnelle, ni à son parcours scolaire." Lors de sa plaidoirie, l'avocate de la victime, Me Toudji a déclaré :" souvent, le point commun dans les affaires de violences intrafamiliales, c'est le prétexte éducatif. Mais, dans ce cas, sans l'intervention du voisin, l'on tremble à l'idée dont tout cela aurait pu se terminer. Et nous ne sommes pas à l'abri d'un nouveau "pétage de plombs". Retenons, à la décharge du prévenu, que cela n'est pas une violence quotidienne mais l'on peut, légitimement, s'inquiéter pour l'avenir de cette famille." Lors de ses réquisitions, le procureur de la République a évoqué des faits d'une "grande gravité dont le prévenu ne semble pas prendre conscience. Les photos sont édifiantes." La représentante du ministère public a requis, à l'encontre de l'accusé, une peine de 11 mois de prison ferme qui pourraient être aménageables. Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le père de famille à un an d'emprisonnement dont six mois avec sursis mise à l'épreuve et obligation de soins. Il devra également payer des dommages et intérêts pour les préjudices corporel et moral imposés à son fils.

Rédigé par Garance Colbert le Mardi 22 Août 2017 à 17:40 | Lu 3273 fois





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