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Edouard Fritch : « il faut trouver des solutions pour les chômeurs de longue durée »



La restitution des débats aura lieu mercredi après-midi à la présidence.
La restitution des débats aura lieu mercredi après-midi à la présidence.
PAPEETE, le 3 juin 2019. Les participants à la sixième conférence économique vont plancher ce matin pour trouver les mesures à mettre en œuvre pour créer encore davantage d’emploi et favoriser l’accès de tous les Polynésiens aux services bancaires. Leurs idées seront présentées mercredi après-midi.


La sixième conférence économique, organisée par la vice-présidence, s'est ouverte ce lundi après-midi. Trois ateliers ont été mis en place. Le premier concerne la fiscalité. Les participants feront le bilan des mesures des dernières années mises en place, avant de voir comment ces mesures peuvent être améliorées.

Le deuxième atelier traitera de l’emploi. Les participants devront répondre à la difficile question : « comment générer plus d'emplois en cette période de croissance économique ? » « L’objectif est d’atteindre 70 000 emplois comme avant la crise de 2008 », a rappelé Christophe Plée, président de la CPME. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire de la situation actuelle », a commenté quelques minutes plus tôt », le président du Pays, Edouard Fritch. « La dynamique de l’emploi permet d'absorber les nouveaux arrivant sur le marché de l’emploi mais il faut trouver des solutions pour les chômeurs de longue durée. Le redressement de l’économie est une réalité (…) mais les effets sur l’emploi sont encore trop timides. Il faut s'interroger sur les leviers qui pourraient créer encore plus d’emplois ».

Le dernier atelier abordera l’inclusion bancaire. Il s’agit d’améliorer l'accès aux services bancaires et à en faciliter l'usage pour les particuliers et les entreprises. La restitution des débats aura lieu mercredi après-midi.

Avant la présentation de ces ateliers, les directeur de l'Institut d'émission d'outre-mer, Claude Periou, et le nouveau directeur de l'ISPF, Nicolas Prud'homme, ont chacun fait un point sur la situation économique polynésienne et le besoin de prendre en compte le contexte économique international.

Claude Periou a mis en garde sur le « ralentissement général de la croissance » sans qu’il y ait « à ce stade la crainte d'une récession mondiale ». « Ce ralentissement de la croissance touche aussi les pays émergents et en développement », a-t-il expliqué. « Le commerce mondial se ralentit. Cela se traduit par un repli de 0,4% du commerce mondial en janvier pour la première fois depuis 2009 ».

Le directeur de l’IEOM a aussi indiqué que « le prix du pétrole a rebondit de 28% depuis le début de l'année. »
Autres sujets qui méritent l’attention : « la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis », « la montée préoccupante des endettements souverains et de privés ». Cette dette touche les pays émergents mais aussi occidentaux. La dette supportée par les firmes américaines a atteint des niveaux record. La dernière fois que ces augmentations étaient très fortes. Cela a coïncidé avec la crise de la bulle Internet, dite du « dot.com » en 2000-2002 puis la crise des subprimes survenue en 2007.

Le directeur de l’IEOM conclut : « l’environnement international est porteur malgré quelques inquiétudes ». Il existe selon lui « une fenêtre de tir qui reste ouverte pour poursuivre les réformes
Dans cet environnement porteur, il faut néanmoins se pencher sur la manière de mieux partager les fruits de cette prospérité notamment en favorisant les inclusions ».

Le vice-président fait le point sur les grands chantiers

Teva Rohfritsch a profité de l’ouverture de cette conférence économique pour faire le point sur les grands travaux.
Le centre de congrès : Selon Teva Rohfritsch, 20 candidats ont déposé avant le 15 mai un dossier pour la maîtrise d'œuvre du « Complexe salles de spectacles et centre de congrès du Village Tahitien". Le projet prévoit, pour un investissement de 8 milliards de Fcfp, des salles de congrès, des théâtres, un espace d’exposition… Trois architectes ont été admis au dialogue compétitif. Après la procédure de dialogue compétitif, le projet devrait être validé fin novembre.

Village tahitien :
« Les discussions avec Kaitiaki Tagaloa ont été prolongées jusqu'au 30 juin. Nous souhaitons aller au maximum des discussions avec eux. Mais nous resterons intransigeants avec les garanties financières que nous demanderons. Il n’est pas question de brader ce site. (…) Il y aura des projets hôteliers sur le site. On espère avec les Maori mais sinon ce sera avec d’autres investisseurs qui frappent déjà à nos portes ».

Complexe aquacole de Hao :
Les travaux pour la base vie devraient commencer en août 2019.Les bassins devraient commencer à être construits à partir de novembre pour se terminer en février 2021.

Les constructions de la base exploitation doivent commencer en janvier 2020 et se terminer en janvier 2022. Suite à une modification, l’instruction du permis de construire est en cours.


Projets à l’étude : « trois projets majeurs sont à l'étude pour un investissement de 12,155 milliards sur la période 2020-2023 », a indiqué Teva Rohfritsch. Il s’agit du centre culturel de Paofai, du centre culturel de To’ata, de la salle multifonction de Mamao, de l’aménagement de Vaitupa, de l’espace scénographique Gauguin dans le jardin botanique.

Taxe sur le sucre : "On ne veut pas que cette taxe supplémentaire vienne peser sur le panier de la ménagère"

Après l'annonce le 22 mai dernier du gouvernement d'alléger la taxe sur le sucre pour "ne pas affecter la compétitivité" des entreprises, Heiura-Les Verts a regretté vendredi que "le lobbying de sociétés de production de sodas (ait) de très beaux jours devant lui". Que leur répondez-vous ?
Heiura les Verts ne sait pas de quoi il parle. La taxe sur le sucre sera mise en place. Il n'y a aucun recul sur les sodas. Il faut qu'ils lisent la loi. Sur les jus de fruits, qu'ils soient locaux ou importés, on va simplement ne pas taxer le fructose, c'est à dire ce qui est issu du fruit directement et pas du sucre rajouté.
Un débat aura lieu à l’assemblée. On en parlera. On a toujours dit qu'on voulait une recette équivalente à 500-600 millions de Fcfp pour ce fonds spécial.

Pourquoi cette modification est intervenue ?
On avait besoin de chiffres pour obtenir les bonnes estimations. Ceux-ci ont été apportés après le vote de la loi. Nous avions laissé six mois pour éventuellement rectifier le tir avec les discussions qui se poursuivaient avec le monde des entreprises. On a eu six mois de travail avant la mise en application de la loi sur ce volet. On vient ajuster mais il n'y a pas de baisse de la fiscalité. On atténue la hausse pour les jus de fruits.
On ne veut pas que cette taxe supplémentaire vienne peser sur le panier de la ménagère.


Rédigé par Mélanie Thomas le Lundi 3 Juin 2019 à 17:07 | Lu 2070 fois





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