Tahiti le 31 janvier 2025. La fin justifie-t-elle tous les moyens ? Pas plus que l’acquisition de l’arme de dissuasion nucléaire ne saurait justifier le souillage des eaux polynésiennes, la condamnation de deux atolls et la contamination de la population, la quête d’indépendance du Tavini huiraatira ne peut légitimer les courbettes faites à un régime dictatorial qui n’a que faire du combat politique local.
Faut-il être à ce point déconnecté de la réalité des enjeux géopolitiques mondiaux pour ne pas voir l’énorme trompe-l’œil du soutien aux colonies françaises par l’Azerbaïdjan ? Une pantalonnade qui gêne Moetai Brotherson, plus président des Polynésiens aujourd’hui que membre du Tavini. Une bouffonnerie politique que l’ancien député Tematai Le Gayic a fini par dénoncer cette semaine lors d’une tribune publiée sur les réseaux sociaux. Une chausse-trappe dans laquelle les souris bleues se sont projetées après avoir reniflé le doux fumet du fromage de l’indépendance et de l’exposition internationale.
Non, toutes les fins ne justifient pas tous les moyens. L’autodétermination de la Polynésie française est un sujet trop sérieux pour y adjoindre une alliance de circonstance, construite par une ONG fantoche, le Groupe Initiative Bakou, bras armé du dictateur Ilham Aliyev.
Posons ici les mots d’une brutale vérité qui dérange. Oscar Temaru, leader maxima de la mouvance indépendantiste au Fenua, peine à garder la gestion d’un parti qui se disloque. Ses brebis cherchent à lui offrir un ultime cadeau pour l’ensemble de son combat avant qu’il ne passe la main. Et ça part dans tous les sens.
Les uns cherchent à imposer par amendement à l’Assemblée nationale la reconnaissance d’une citoyenneté polynésienne limitant la composition du corps électoral, sans consultation de la population. Les autres empuantissent la parole de Dieu de discours d’une indépendance nullement évoquée dans les saintes écritures. D’autres encore prennent un abonnement pour des séjours à Bakou pour y discuter le bout de gras avec un régime totalitaire, homophobe et en froid diplomatique avec l’État, pour le plaisir de croire que cela apportera une pierre au jardin politique du combat pour l’autodétermination.
Cela n’est ni sérieux, ni utile et avilie une lutte légitime qui concerne, en premier lieu, la population polynésienne et le choix de son avenir. “La fin justifie les moyens et tous les moyens sont bons, c'est la réussite à tout prix, sans scrupule, voire aux dépens d'autrui”, écrit André Comte-Sponville. Y compris aux dépens de la population et de la crédibilité de son combat ?
Faut-il être à ce point déconnecté de la réalité des enjeux géopolitiques mondiaux pour ne pas voir l’énorme trompe-l’œil du soutien aux colonies françaises par l’Azerbaïdjan ? Une pantalonnade qui gêne Moetai Brotherson, plus président des Polynésiens aujourd’hui que membre du Tavini. Une bouffonnerie politique que l’ancien député Tematai Le Gayic a fini par dénoncer cette semaine lors d’une tribune publiée sur les réseaux sociaux. Une chausse-trappe dans laquelle les souris bleues se sont projetées après avoir reniflé le doux fumet du fromage de l’indépendance et de l’exposition internationale.
Non, toutes les fins ne justifient pas tous les moyens. L’autodétermination de la Polynésie française est un sujet trop sérieux pour y adjoindre une alliance de circonstance, construite par une ONG fantoche, le Groupe Initiative Bakou, bras armé du dictateur Ilham Aliyev.
Posons ici les mots d’une brutale vérité qui dérange. Oscar Temaru, leader maxima de la mouvance indépendantiste au Fenua, peine à garder la gestion d’un parti qui se disloque. Ses brebis cherchent à lui offrir un ultime cadeau pour l’ensemble de son combat avant qu’il ne passe la main. Et ça part dans tous les sens.
Les uns cherchent à imposer par amendement à l’Assemblée nationale la reconnaissance d’une citoyenneté polynésienne limitant la composition du corps électoral, sans consultation de la population. Les autres empuantissent la parole de Dieu de discours d’une indépendance nullement évoquée dans les saintes écritures. D’autres encore prennent un abonnement pour des séjours à Bakou pour y discuter le bout de gras avec un régime totalitaire, homophobe et en froid diplomatique avec l’État, pour le plaisir de croire que cela apportera une pierre au jardin politique du combat pour l’autodétermination.
Cela n’est ni sérieux, ni utile et avilie une lutte légitime qui concerne, en premier lieu, la population polynésienne et le choix de son avenir. “La fin justifie les moyens et tous les moyens sont bons, c'est la réussite à tout prix, sans scrupule, voire aux dépens d'autrui”, écrit André Comte-Sponville. Y compris aux dépens de la population et de la crédibilité de son combat ?